Halloween n’appartient plus qu’aux humains. Partout dans le monde, des équipes de recherche et des entreprises ont profité de la nuit la plus fantomatique de l’année pour montrer que leurs robots savent aussi s’amuser — et parfois faire un peu peur. Défilé de déguisements, clins d’œil à la pop culture, chorégraphies téléopérées, effets rétro… Tour d’horizon d’une fête où la technologie a volé la vedette.
1. Agility Robotics – Digitron‑5000 en maraude de bonbons
Ce qu’on voit
Le bipède Digit, habituellement vu sur des lignes de manufacturing, abandonne l’usine pour arpenter le trottoir, se mêle aux enfants et saisit un seau de friandises. Clin d’œil malin: il est affublé… d’un costume de robot en carton. Un robot qui se déguise en robot, l’ironie fait mouche et déclenche les sourires.
Pourquoi c’est malin
- Humaniser une plateforme industrielle en misant sur l’autodérision.
- Exposer la marche fluide, la gestion d’obstacles urbains et la stabilité avec charge (le seau).
- Rappeler qu’un robot peut être perçu comme accessible et non intimidant.
2. KIMLAB – un toast mécanique façon comédie musicale
Ce qu’on voit
Le labo KIMLAB ouvre sur une maxime venue d’une saga galactique, avant que quatre robots — deux prototypes de la maison, un Unitree G1 et Spot de Boston Dynamics — lèvent leurs verres et miment un extrait d’une chanson de Hamilton. Tout est téléopéré, millimétré, synchronisé comme un ensemble.
Pourquoi c’est malin
- Démonstration de coordination multi-robots et de timing.
- Geste fin (trinquer, pointer, hocher) utile pour la communication non verbale.
- La réplique sur “être plus nombreux demain” prend une dimension prospective quand elle sort de “bouches” robotiques.
3. UCL Computer Science – la teuf secrète du labo
Ce qu’on voit
Dès que les humains quittent le plateau, les robots sortent… leurs perruques, chapeaux de sorcière et yeux globuleux. Humanoïdes, chiens quadrupèdes et bras articulés dansent sous des lumières rouges et bleues. Dès que le professeur rouvre la porte, tout se fige. Il s’éloigne, et l’émeute festive reprend. Un pur esprit “jouets qui prennent vie”.
Pourquoi c’est malin
- Mise en scène de déclencheurs (présence humaine, lumière) et de transitions sûres.
- Vitrine de diversité matérielle (jambes, roues, bras) réunie dans un même story-telling.
- Mélange d’étrangeté et de tendresse qui renforce l’acceptation sociale.
4. DRAGON Lab – monstres volants en formation
Ce qu’on voit
Le laboratoire de Tokyo déroule un mini-spectacle: DRAGON, serpent volant modulaire, se reconfigure en plein ciel en portant deux poupées-fantômes; Beetle bourdonne avec des citrouilles miniatures; Xuanwu, robot terrestre transportant un drone, avance en arrière-plan comme un colosse placide.
Pourquoi c’est malin
- Illustration de morphologie variable et de portage en vol.
- Association sol-air qui préfigure des missions hybrides.
- Un montage haletant, moitié démo technique, moitié tableau d’Halloween hypnotique.
5. Unitree G1 – XRoboHub – le frisson contrôlé
Ce qu’on voit
Au début, tout est calme: le Unitree G1 perruque hirsute, vêtement blanc. Puis il bascule d’un coup à quatre appuis et rampe au sol, écho assumé aux films d’horreur. La musique volontairement potache casse la tension et rappelle que l’on reste dans le jeu.
Pourquoi c’est malin
- Transition debout/au sol qui met en valeur la replanification d’appuis et la stabilité.
- Contraste entre mise en scène anxiogène et traitement humoristique.
- Un court format pensé pour les réseaux sociaux, qui marque les esprits.
6. HEBI Robotics – Igor, les bonbons et le savant fou
Ce qu’on voit
En noir et blanc, façon film d’antan, le Dr Tesch “réveille” Igor, un petit robot à deux roues auto-équilibré, basé sur la plateforme HEBI. Mission: trouver “la dernière pièce” de l’expérience. Igor scanne l’établi… et choisit une boîte de bonbons. Absurde, mais le maître applaudit.
Pourquoi c’est malin
- Hommage aux classiques du cinéma, narration simple et efficace.
- Recherche d’objets et manipulation légère valorisées par une mise en scène ludique.
- Vit la promesse d’une plateforme modulaire rapide à scénariser.
7. PHYBOT Robotics – C1, le clown futuriste
Ce qu’on voit
Le PHYBOT C1, humanoïde de 1,28 m et 25 degrés de liberté, arbore une tête-citrouille. Il chute, se relève, rechute, repart — un vrai slapstick d’Halloween. Décor chargé, lumières clignotantes, torse aux circuits apparents, silhouette noire rappelant certains géants de la robotique.
Pourquoi c’est malin
- Accent sur la récupération de chute et la robustesse des appuis.
- L’esthétique mêle futurisme et goguenardise, rendant l’échec attachant.
- Démonstration de contrôle du torse et des membres sous perturbations.
Ce que cette soirée dit des robots
Au-delà des clins d’œil, ces clips montrent que la robotique sait manier l’auto‑dérision, raconter des histoires et, surtout, mettre en scène des compétences réelles: locomotion stable, coordination, manipulation, perception d’événements et reconfigurations en vol. Halloween devient un terrain de jeu idéal pour tester l’expressivité des machines et leur place dans notre imaginaire.
FAQ
Pourquoi les laboratoires misent-ils sur Halloween pour communiquer ?
- C’est une occasion parfaite de montrer des capacités techniques dans un cadre accessible et émotionnel, ce qui améliore l’acceptabilité du public et attire des talents.
Ces robots chantaient et dansaient-ils de manière autonome ?
- La plupart des performances étaient téléopérées ou scriptées, afin d’assurer la synchronisation et la sécurité. L’autonomie intervient surtout dans la stabilisation et la gestion des mouvements.
Où peut-on visionner ces séquences ?
- Les laboratoires publient généralement sur YouTube et les réseaux sociaux (X, Instagram, LinkedIn). Cherchez le nom du labo/robot accompagné de “Halloween”.
Y a-t-il des enjeux de sécurité pendant ces démonstrations ?
- Oui. Même festives, elles respectent des règles: zones dégagées, opérateurs prêts à arrêter les systèmes, vitesses limitées, et scénarios répétées pour limiter les risques.
Que nous apprennent ces vidéos sur l’avenir de la robotique ?
- Qu’au-delà de l’efficacité, les robots devront maîtriser l’interaction, la mise en scène et la lisibilité de leurs intentions — des atouts centraux pour cohabiter avec les humains.
