OpenAI et Sora 2 : un générateur de vidéos controversé
OpenAI a lancé Sora 2, un générateur de vidéos utilisant l’intelligence artificielle qui suscite déjà des controverses. Plutôt que de promouvoir la création artistique, cette nouvelle application semble s’approprier un mauvais goût en mettant en avant des vidéos que l’on pourrait qualifier de choquantes. Les utilisateurs peuvent partager des clips générés par IA sur un fil d’actualité inspiré par TikTok. Cependant, les résultats sont tout sauf satisfaisants, s’illustrant notamment par des reconstitutions maladroites de célébrités décédées.
Un contenu inapproprié
Nous avons récemment découvert des clips montrant des versions fictives de Michael Jackson en train de rapper, Tupac Shakur se prélassant en Corée du Nord, ou encore John F. Kennedy discutant d’offres de Black Friday. Ces vidéos, bien que divertissantes pour certains, soulèvent des questions éthiques profondes, en particulier lorsqu’elles mettent en scène des figures historiques décédées.
Parmi les contenus les plus troublants, on trouve de nombreuses vidéos mettant en scène Stephen Hawking, le célèbre physicien qui souffrait de la maladie de Charcot (ALS). Depuis des années en fauteuil roulant, cette représentation disgracieuse de Hawking est d’une violence inacceptable. Dans un clip, il est même introduit sur un ring de WWE par un chariot élévateur, où il est immédiatement agressé par des lutteurs musclés.
Un manque de régulation éthique
L’utilisation d’une IA pour représenter des violences sur une personne décédée comme Hawking, qui avait régulièrement appelé à la prudence en matière de technologie, semble d’autant plus ironique. OpenAI, bien que déclarant interdire les représentations de figures publiques encore vivantes, ne parvient pas à limiter la diffusion de vidéos de célébrités mortes. Ses directives mentionnent un contrôle sur les figures historiques, mais il est dérangeant de voir à quel point le contenu dégradant est devenu courant sur les réseaux sociaux.
Des mesures insuffisantes
Dans une annonce, OpenAI a exprimé son intention d’accorder un meilleur contrôle aux détenteurs de droits d’auteur concernant l’utilisation de leurs œuvres. Cependant, il est difficile d’imaginer à quel point la situation peut prendre une tournure inquiétante, car les vidéos de célébrités décédées continuent de proliférer. L’entreprise semble en effet permettre la création de vidéos avec des personnages historiques, mais cela soulève des doutes quant au respect de la dignité de ces individus.
Une situation en évolution
OpenAI a été contacté pour des commentaires sur ce sujet sensible, mais il est à prévoir que les familles des personnalités décédées puissent très bientôt demander des comptes. En théorie, cette technologie devrait permettre aux personnes vivantes de gérer l’utilisation de leur image, mais les preuves montrent que les protections mises en place ne suffisent pas à empêcher les reproductions non consenties.
FAQ
H4: Qu’est-ce que Sora 2 ?
Sora 2 est un générateur de vidéo d’OpenAI qui utilise l’intelligence artificielle pour créer des clips vidéo basés sur des entrées textuelles.
H4: Pourquoi Sora 2 suscite-t-il autant de controverse ?
La controverse provient de la création de vidéos mettant en scène des célébrités décédées dans des situations inappropriées et souvent violentes, soulevant des questions éthiques sur le manque de respect envers les personnes représentées.
H4: OpenAI prend-il des mesures pour réguler le contenu de Sora 2 ?
OpenAI a annoncé des directives pour limiter les représentations de figures publiques, mais les vidéos de célébrités mortes continuent d’être générées et partagées largement.
H4: Existe-t-il des protections pour les personnes vivantes ?
OpenAI propose des “cameos” pour que les utilisateurs puissent contrôler l’utilisation de leur image dans les vidéos générées, mais des problèmes de consentement ont déjà été observés.
H4: Quel impact cela pourrait-il avoir sur la création artistique ?
L’autorisation de telles représentations peut nuire à la créativité, car cela normalise la création de contenus sans respecter le droit et la dignité des personnalités, vivantes ou décédées.
