Une caméra dirigée vers une piscine d’appartement à Jacksonville, en Floride, soulève de nouvelles inquiétudes sur l’expansion de la technologie de surveillance. Cela pose un véritable problème pour les locataires, car cela remet en question la vie privée à domicile et la possibilité que ces lieux deviennent une partie d’un réseau de caméras accessible aux forces de l’ordre.
Informations essentielles à retenir
Les installations de caméras Flock sont notables, car le bureau du shérif pourrait potentiellement y accéder au-delà des quelque 150 dispositifs Flock qu’il affirme avoir dans le comté de Duval. Selon un porte-parole du JSO, même si ces caméras appartiennent à des particuliers, l’agence a la capacité de les consulter, mais refuse de préciser lesquelles.
D’après ce que rapporte Jacksonville Today, la société Flock prétend que son système de partage de vidéos contribue à résoudre près de 10 % des crimes déclarés, et leur réseau s’étend désormais sur 120 000 dispositifs. Cependant, des critiques estiment que cette expansion se fait trop rapidement par rapport à la réglementation, citant des problèmes tels que des fuites de données, des abus de pouvoir et un manque de transparence, ce qui a amené certaines villes à reconsidérer leur utilisation.
Rory Safir, un avocat spécialisé en défense pénale à St. Petersburg, en Floride, souligne que les locataires manquent de protections. Il mentionne que bien qu’il existe des lois régissant Flock pour les routes publiques, aucune régulation n’existe pour les associations de propriétaires, les condominiums ou les appartements. Les locataires n’ont ainsi pas la possibilité de choisir de ne pas être filmés, une situation compliquée généralement.
Safir ajoute que ces caméras peuvent suivre les déplacements privés d’un individu, comme une consultation avec un avocat ou un rendez-vous chez un thérapeute.
Que peut-on faire ?
Il est rapporté que certaines forces de police utilisant Flock disposent de portails publics avec des journaux d’audit et des permissions d’accès, mais ce n’est pas le cas à Jacksonville pour l’instant. L’absence de transparence publique rend difficile pour les habitants de savoir qui peut visionner les enregistrements, à quel moment et pendant combien de temps ces informations sont conservées.
Afin de protéger les personnes vivant dans des logements locatifs, des règles locales plus spécifiques pourraient être mises en place. Des politiques obligeant à informer sur l’emplacement des caméras, à limiter le filming d’espaces communs sensibles, ainsi qu’à expliquer clairement si les propriétaires donnent un accès continu aux forces de l’ordre, permettraient aux locataires de participer activement à la surveillance de leur domicile.
FAQ
Quels types de données peuvent être collectées par ces caméras ?
Les caméras peuvent enregistrer des images, des vidéos ainsi que des informations de localisation sur les usagers des espaces qu’elles surveillent.
Qui a accès à ces enregistrements et comment sont-ils protégés ?
Les enregistrements peuvent être consultés par les forces de l’ordre et, selon certains cas, par des propriétaires de caméras, mais il n’existe pas toujours de règles claires sur l’accès et la protection des données.
Que peuvent faire les locataires pour se protéger ?
Les locataires peuvent demander des clarifications sur la présence de caméras et l’accès aux enregistrements auprès de leurs propriétaires, et plaider pour des lois locales qui protègent leur vie privée.
Existe-t-il des lois en place régissant la surveillance dans les appartements ?
Actuellement, il n’y a pas de loi spécifique concernant la surveillance par caméras dans les complexes d’appartements, ce qui soulève des préoccupations sur la vie privée des résidents.
Comment les résidents peuvent-ils être informés des caméras dans leur investissement locatif ?
Les résidents doivent vérifier leur bail et poser des questions directement à leur propriétaire pour obtenir des informations sur la présence de caméras et les politiques de surveillance.
