Technologie

Expansion des caméras de lecture de plaques dans le Massachusetts : les législateurs examinent les restrictions d’accès pour la police

Installation croissante des lecteurs de plaques d’immatriculation en Massachusetts

Des villes de l’ouest du Massachusetts adoptent de plus en plus des lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation installés sur des poteaux et des lampadaires pour enregistrer les véhicules qui passent. Ces caméras, dotées de technologie intelligente, sont présentées par les forces de l’ordre comme un moyen de rapider les enquêtes. Cependant, des critiques s’inquiètent de leur impact sur la vie privée, soulignant que cela transforme la pratique de la conduite quotidienne en quelque chose de facilement surveillable.

Informations essentielles à connaître

Selon une enquête menée par The Shoestring, la technologie des lecteurs de plaques est en activité dans au moins 13 municipalités de cette région du Massachusetts depuis 2026. Entre janvier et début juin de cette même année, des agences extérieures ont réalisé plus de 3,5 millions de recherches utilisant les caméras de la ville de Holyoke. Un exemple notable est celui d’un policier du Texas qui, rien qu’au mois d’avril 2026, a consulté plus de 4 800 dispositifs Flock, mentionnant des raisons liées à des questions d’immigration.

Les départements de police peuvent accéder aux caméras d’autres agences à moins qu’une politique ne limite ce partage d’informations. Cela inquiète les défenseurs de la vie privée, surtout dans les communautés qui tentent de réduire leur collaboration avec les agences fédérales d’immigration. L’Union américaine des libertés civiles (ACLU) a qualifié cette collecte de données d’une infrastructure de surveillance de masse dangereuse à l’échelle nationale.

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À Easthampton, une analyse des paramétrages d’accès a révélé que certains termes compromettants, comme “ICE pick up” et “violation d’immigration”, étaient utilisés dans les recherches des archives de 2025. Le chef de la police d’Easthampton a annoncé qu’après son arrivée en mai 2025, il avait désactivé le partage d’informations avec d’autres états. Dans les dossiers de 2026 examinés par The Shoestring, seules des agences massachusettsiennes figuraient dans les journaux de recherche extérieurs d’Easthampton.

Contexte supplémentaire sur les préoccupations

Les inquiétudes entourant ces lecteurs de plaques ne se limitent pas à l’immigration. Une enquête du Washington Post a dévoilé que 50 policiers à travers le pays avaient été accusés de les utiliser de manière abusive, y compris pour harceler des femmes. Suite à ces révélations, Flock a promis d’exiger des numéros de dossier criminel pour les recherches et de réduire ses paramètres de stockage des données par défaut. Pourtant, l’organisation Electronic Frontier Foundation a critiqué ces changements, les qualifiant de solutions superficielles qui ne règlent pas les dangers fondamentaux de cette technologie. Il est possible qu’un véhicule soit surveillé même si son propriétaire n’est soupçonné d’aucun délit, suscitant des préoccupations concernant le suivi de localisation sans mandat et les ruptures de sécurité potentielles.

Mesures prises par certaines municipalités

Face à ces inquiétudes, certaines communautés choisissent de faire marche arrière. Par exemple, Easthampton a résilié son contrat avec Flock après que le conseil municipal a réduit les budgets alloués au logiciel. Le 16 juillet 2026, Chad Marlow de l’ACLU a déclaré que près de 60 municipalités à l’échelle nationale avaient annulé ou choisi de ne pas renouveler leurs contrats avec Flock. Au niveau de l’État, des législateurs du Massachusetts envisagent également d’imposer des restrictions sur l’utilisation des lecteurs de plaques, la conservation des données et l’accès sans mandat aux informations collectées par d’autres agences.

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Des élus comme Lindsay Sabadosa et Steven Owens ont introduit un projet de loi visant à définir des limites pour l’usage de ces technologies par les policiers. Ce projet a été envoyé au Comité des voies et des moyens de la Chambre en mars 2026.

Localement, des critiques soulignent que la transparence publique est tout aussi cruciale que les régulations étatiques. Par exemple, Boston impose des rapports annuels sur la surveillance, tandis qu’à Northampton, l’usage des technologies de surveillance dans l’espace public a été restreint en 2017. À Agawam, un conseiller municipal a demandé davantage d’éclaircissements sur le financement et l’approbation des dispositifs Flock. Un autre conseiller d’Easthampton a reconnu que la question fondamentale reste de savoir qui détient le pouvoir de décider de l’utilisation de ces systèmes. Il est crucial d’engager une discussion approfondie sur les implications de ces technologies pour la société et les garde-fous qui doivent être mis en place.

FAQ

Quelle est la portée des lecteurs de plaques d’immatriculation ?

Les lecteurs de plaques d’immatriculation sont utilisés pour suivre les mouvements des véhicules et peuvent, dans certains cas, être connectés à d’autres bases de données pour des vérifications d’identité.

Comment les municipalités encadrent-elles l’utilisation de ces technologies ?

Certaines municipalités, comme Easthampton et Boston, adoptent des politiques de transparence, en exigeant par exemple des rapports annuels sur l’utilisation de la surveillance.

Que dit l’ACLU sur l’utilisation des lecteurs de plaques ?

L’ACLU appelle à une surveillance stricte des pratiques d’utilisation des technologies de surveillance, afin de protéger la vie privée des citoyens tout en maintenant l’efficacité des enquêtes policières.

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Quels sont les dangers potentiels associés aux lecteurs de plaques ?

Les dangers incluent le suivi sans mandat, l’utilisation abusive des données pour des enquêtes non liées à des activités criminelles, et les risques de sécurité liés au stockage des données.

Quelles mesures sont prises par les législateurs du Massachusetts ?

Des projets de loi sont en cours pour établir des limites sur l’utilisation des lecteurs de plaques par les forces de l’ordre et pour réglementer la conservation des données collectées.