Étude sur les ours noirs dans le Connecticut : une approche surprenante
Récemment, le Connecticut a lancé sa première étude scientifique sur la population d’ours noirs en plus de dix ans, utilisant des méthodes peu conventionnelles. Cette enquête repose sur des matériaux tels que du fil barbelé, de la graisse de beignets usagée et des tampons imbibés d’extrait de framboise. Les résultats peuvent influencer la manière dont les autorités traitent les rencontres croissantes avec ces animaux.
Détails de l’étude
Pour déterminer le nombre d’ours noirs vivant dans l’ouest du Connecticut, le Département de l’énergie et de la protection de l’environnement de l’État collabore avec le laboratoire de écologie des carnivores et des populations de la Mississippi State University. Plutôt que de tenter de repérer ou de suivre les ours directement, l’équipe a choisi une approche différente. Elle utilise des corrals à fil barbelé attirés par des odeurs pour collecter des échantillons de poils à analyser.
Pour Dana Morin, la chercheuse principale, cette méthode s’apparente plus à des analyses forensiques qu’à du suivi d’animaux. Elle explique que c’est similaire à l’identification d’un individu par son salive ou d’autres fluides corporels.
Au début d’août 2026, environ 850 échantillons de poils avaient été récoltés à partir de 340 sites de collecte, s’étalant de la frontière avec New York jusqu’à la rivière Connecticut. Chaque échantillon est vérifié chaque semaine avant d’être envoyé à Mississippi pour des tests génétiques, avec des résultats attendus au printemps 2027. Des estimations indiquent qu’il y aurait entre 1 000 et 1 200 ours dans tout l’État, avec un précédent rapport de 2016 qui évaluait la population à environ 400 à 450 ours dans l’ouest du Connecticut.
Contexte des rencontres avec les ours
Les rencontres avec les ours sont devenues courantes dans le Connecticut, poussant le Département de l’énergie et de la protection de l’environnement à gérer cette situation. Chaque année, des milliers de signalements sont faits, souvent liés à des ours qui fouillent dans des poubelles ou s’attaquent à des mangeoires pour oiseaux. Depuis six ans, plus de 250 incidents d’intrusion dans des maisons ont été enregistrés, avec plus de 50 cas déjà rapportés en 2026.
Une partie des conflits avec la faune est due au fait que les humains laissent facilement accès à la nourriture, ce qui incite les ours à revenir dans les quartiers plutôt que de rester dans leur habitat naturel. Pour éviter d’encourager ces comportements, les chercheurs emploient un appât odorant qui n’est pas alimentaire.
Le chef de projet, Connor Kurz, souligne que les ours curieux pourraient explorer la zone, mais ne reviendraient pas car il n’y a pas de calories accessibles à récupérer.
Des données plus précises pourraient également contribuer à un débat politique délicat concernant la gestion des ours dans l’État. Alors que certains élus plaident pour la mise en place d’une chasse réglementée aux ours, d’autres s’opposent à cette idée, arguant que la chasse ne ciblerait pas nécessairement les ours posant problème près des habitations.
Quelles mesures sont mises en place ?
Le Connecticut investit dans la collecte de données améliorées à travers cette enquête, dont le coût se situe entre 400 000 et 500 000 dollars, financé par des subventions fédérales en gestion de la faune. Grâce aux échantillons de ADN collectés, l’équipe de Morin utilisera une méthode appelée capture-recapture spatiale afin d’estimer non seulement les ours détectés, mais aussi ceux qui ont probablement été manqués.
Connaître les zones de forte densité d’ours permettra aux responsables de mieux cibler leurs efforts d’éducation, de réponse et de planification en matière de gestion des ours. Les experts recommandent également des mesures de précaution pour éviter des conflits, comme verrouiller les portes, utiliser des conteneurs à déchets résistants aux ours, retirer les mangeoires et limiter les autres sources de nourriture susceptibles d’attirer les animaux.
FAQ
Quel est l’objectif principal de l’étude sur les ours noirs ?
L’objectif principal est d’évaluer la population d’ours noirs dans le Connecticut afin d’améliorer la gestion des interactions entre les ours et les humains.
Quels types de matériaux sont utilisés pour attirer les ours dans l’étude ?
Des matériaux tels que le fil barbelé, la graisse de beignets usagée et des tampons imbibés d’extrait de framboise sont utilisés pour collecter des échantillons de poils.
Quand sont attendus les résultats de l’étude ?
Les résultats de l’analyse des échantillons de poils sont attendus au printemps 2027.
Quelles sont les recommandations pour éviter les rencontres avec les ours ?
Les recommandations incluent de verrouiller les portes, d’utiliser des conteneurs à déchets résistants aux ours, et de retirer les mangeoires pour oiseaux.
Quelle est la fourchette estimée de la population d’ours dans le Connecticut ?
La population d’ours dans le Connecticut est estimée entre 1 000 et 1 200 individus.
