Intelligence Artificielle

Des Étudiants Universitaires Recourent à des Agents IA pour Suivre des Cours En Ligne à Leur Place en Accédaient Directement aux Plateformes de Gestion de Cours.

Des Étudiants Universitaires Recourent à des Agents IA pour Suivre des Cours En Ligne à Leur Place en Accédaient Directement aux Plateformes de Gestion de Cours.

L’essor des modèles d’IA et le plagiat universitaire

Avec l’évolution des systèmes d’IA, une nouvelle tendance se dessine : certains étudiants n’hésitent plus à utiliser des agents intelligents pour suivre des cours en ligne à leur place. En orchestrant ces logiciels en arrière-plan, ils se concentrent sur d’autres activités, comme naviguer sur les réseaux sociaux ou jouer à des jeux vidéo.

Une réalité alarmante

Le New York Times a mis en lumière ce phénomène dans un article récent, soulignant l’ampleur des tricheries assistées par l’IA. Ce changement pose également des questions sur la valeur d’un apprentissage virtuel par rapport à une éducation traditionnelle en présentiel. Les professeurs ne peuvent pas toujours s’appuyer sur des examens encadrés ou des présentations orales dans un cadre en ligne.

Des abus facilités

Derrière un écran, les étudiants peuvent demander à un agent IA de se connecter à des plateformes éducatives telles que Canvas ou Blackboard pour compléter des quiz, visionner des cours, rédiger des travaux, voire participer à des discussions en se faisant passer pour eux. Ce dernier type d’exercice demande des interactions avec des camarades de classe et parfois avec le professeur sur des lectures assignées.

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Une indifférence des entreprises d’IA

Les entreprises spécialisées en intelligence artificielle semblent peu préoccupées par ces abus. Le NYT a révélé que les trois chatbots les plus utilisés par les étudiants — ChatGPT, Gemini, et Grammarly — n’hésitaient pas à rédiger des travaux entiers sans poser de questions. De plus, ces outils ne s’identifient pas lorsqu’ils interagissent sur des plateformes comme Canvas et ignorent les demandes des éducateurs de se signaler.

Des excuses discutables

Les justifications avancées peuvent paraître fallacieuses. Par exemple, Perplexity, la société derrière un navigateur IA, a déclaré au NYT que demander aux agents de s’identifier « compromettrait la vie privée et la sécurité des étudiants ».

Les professeurs dans l’impasse

Les enseignants se trouvent désarmés face à cette situation. Souvent, leurs institutions ont des partenariats avec des entreprises d’IA, ce qui envoie un message confus aux élèves : l’IA est-elle encouragée ou interdite ? Certains enseignants ferment les yeux sur son utilisation, tandis que d’autres punissent sévèrement ces pratiques. Chacun doit faire face à cette réalité comme il peut.

Karen Costa, qui enseigne depuis deux décennies, a exprimé sa perplexité en se demandant : « Est-ce que je ne parle qu’avec des bots ici ? » Pendant ce temps, Carol Sewell de l’Université d’État de Californie, qui a récemment signé un contrat important avec OpenAI, a regretté le manque de directives pour décourager l’usage de l’IA.

Une résistance face à l’IA

Malgré les risques que présentent ces technologies, comme la dégradation de la pensée critique et la perte de mémoire, de nombreuses universités hésitent à interdire entièrement l’IA. Cela dit, certaines tentent d’innover pour contrer ces abus.

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Par exemple, la faculté de droit de l’Université de Chicago a récemment décidé d’interdire l’utilisation de téléphones, tablettes et ordinateurs portables en cours pour les étudiants de première année, dans le cadre de sa nouvelle « stratégie sur l’IA ». De même, Princeton University a mis fin à plus d’un siècle de traditions laissées à la discrétion des étudiants, suite à un scandale de triche à l’IA.

FAQ

Quelles sont les conséquences de l’utilisation des IA dans l’éducation ?

L’usage des IA peut nuire à la pensée critique des étudiants et à leur capacité à retenir des informations.

Comment les universités réagissent-elles face à cette tendance ?

Certaines universités adoptent des politiques plus strictes, comme l’interdiction d’appareils électroniques, pour préserver l’intégrité académique.

Les logiciels d’IA peuvent-ils réellement imiter les étudiants ?

Oui, de nombreux outils IA sont programmés pour réaliser des tâches académiques particulières, comme répondre à des questions, rédiger des essais, et même participer à des discussions en ligne.

Qu’est-ce que cela signifie pour l’avenir de l’éducation ?

Une régulation plus stricte et une redéfinition des méthodes d’enseignement seront probablement nécessaires pour contrer ces nouvelles formes d’apprentissage assisté par l’IA.

Comment les étudiants peuvent-ils faire face à ces changements ?

Les étudiants doivent réfléchir à la façon dont l’IA pourrait influencer leur apprentissage et envisager de développer des compétences critiques, plutôt que de dépendre uniquement de la technologie.