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Une ville du Rhode Island supprime à l’unanimité les caméras de lecture de plaques d’immatriculation Flock après un conflit sur la vie privée.

Une ville du Rhode Island supprime à l’unanimité les caméras de lecture de plaques d’immatriculation Flock après un conflit sur la vie privée.

Le débat sur la surveillance à South Kingstown

La ville de South Kingstown, située dans l’État du Rhode Island, a récemment pris la décision de mettre fin à son contrat avec Flock Safety, le fournisseur de caméras de lecture de plaques d’immatriculation. Ce choix, unanime parmi les responsables locaux le 27 juillet, découle de préoccupations quant aux enjeux de respect de la vie privée, que les bénéfices attendus en matière de sécurité publique n’ont pas réussi à compenser.

Cette décision fait suite à un long débat public sur les questions de surveillance, d’accès aux données, et sur le degré de contrôle que les communautés doivent accepter pour améliorer la sécurité des citoyens.

Les événements marquants

Trevor Chandler, le directeur des affaires publiques de Flock Safety, et le chef de la police de South Kingstown, Matthew Moynihan, ont participé à une session de travail publique avant la décision finale du conseil municipal. Ce dernier a été informé que huit caméras avaient été approuvées et que sept étaient déjà en service. Le responsable municipal, James Manning, a précisé que le processus contractuel avait débuté le 23 juin 2025, que la commande avait été passée le 8 juillet, et que le contrat avait été signé les 16 et 17 juillet. Manning a également détaillé que la période d’essai d’un an ne commençait qu’après l’installation et la validation de la première caméra, le 19 février.

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Moynihan a mis en avant que ces systèmes pouvaient s’avérer utiles en cas d’urgences ou d’enquêtes, affirmant que « cela fonctionne réellement ». De son côté, Chandler a défendu la technologie en précisant qu’il n’y avait pas de reconnaissance faciale sur ces caméras. Néanmoins, ceci n’a pas su convaincre les membres du conseil, qui estimaient que les bénéfices en matière de sécurité ne compensaient pas les compromis sur la vie privée.

Les préoccupations soulevées

Le sujet de la surveillance a suscité des inquiétudes allant au-delà de l’utilisation des caméras elles-mêmes. Le président du conseil, Rory McEntee, ainsi que la conseillère Patricia Alley, ont soulevé que les systèmes de lecture de plaques peuvent révéler des habitudes personnelles, telles que les lieux de travail, de prière ou d’hospitalisation des individus.

Le vice-président du conseil, Michael Marran, a souligné que les responsables ne remettaient pas en cause l’éthique des forces de police locales, mais s’interrogeaient plutôt sur qui d’autre pourrait avoir accès à ces données et comment cela pourrait changer à l’avenir. Chandler a tenté de rassurer en indiquant que la configuration mise en place à South Kingstown était relativement restrictive, les données n’étant conservées que pendant 30 jours et le partage étant limité à six autres agences de l’État. Il a aussi précisé que Flock ne travaillait pas avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) des États-Unis.

Cependant, plusieurs membres du conseil ont exprimé leurs craintes quant aux évolutions possibles futures en fonction des priorités politiques ou des demandes d’agences gouvernementales externes.

Les prochaines étapes

Avec la décision de retirer les caméras, South Kingstown s’inscrit dans un contexte plus vaste de controverse concernant l’utilisation des lecteurs automatiques de plaques dans tout le Rhode Island. Tandis que la ville de Little Compton a déjà rejeté une installation de Flock, Tiverton a, quant à elle, décidé d’élargir son programme malgré les critiques des habitants.

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La réunion a abordé des questions essentielles liées à la surveillance : le nombre de caméras actives, le moment où un contrat commence réellement, la durée de conservation des données, ainsi que les questions d’accès et d’audit sur les recherches effectuées.

La manière dont les politiques de surveillance sont élaborées au sein des conseils municipaux peut influencer particulièrement les législations étatiques et les décisions judiciaires. Marran a insisté sur l’importance pour South Kingstown et d’autres villes de faire savoir que « le simple fait que la technologie existe ne signifie pas qu’il faille l’utiliser », soulignant que cela pourrait être erroné.

Alley a également affirmé qu’elle préférait protéger 100 personnes que de résoudre un seul crime à ce stade.

FAQ

Pourquoi South Kingstown a-t-elle annulé le contrat avec Flock Safety ?

La ville a annulé le contrat en raison de préoccupations concernant la vie privée et de la conviction que les bénéfices en matière de sécurité ne compensaient pas ces préoccupations.

Quelles alternatives ont été envisagées pour renforcer la sécurité publique ?

Les responsables locaux doivent maintenant envisager d’autres solutions de sécurité qui respectent les droits des citoyens, comme des patrouilles policières accrues ou des systèmes d’alerte de voisinage.

Comment les décisions sur la surveillance sont-elles habituellement prises ?

Les décisions sur la surveillance sont souvent débattues dans les conseils municipaux, influençant ainsi potentiellement les politiques à des niveaux gouvernementaux supérieurs.

Que pensent les habitants des autres villes du Rhode Island ?

Les réactions varient d’une ville à l’autre ; certaines, comme Little Compton, ont choisi de ne pas installer ces technologies, tandis que d’autres continuent d’avancer malgré les critiques.

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Quels impacts peut avoir cette décision sur d’autres villes ?

La décision de South Kingstown pourrait influencer d’autres municipalités à reconsidérer leurs propres politiques de surveillance et d’adopter une approche plus prudente vis-à-vis des technologies intrusives.