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IA et rayons X 3D : une solution contre le braconnage après la saisie record à l’aéroport d’Argentine

IA et rayons X 3D : une solution contre le braconnage après la saisie record à l'aéroport d'Argentine

Une saisie d’animaux marins à l’aéroport près de Buenos Aires a remis en lumière un commerce criminel largement ignoré : le trafic d’animaux marins.

Une nouvelle approche pour les douanes

Des chercheurs annoncent que les agents des douanes pourraient bientôt bénéficier d’une nouvelle méthode pour détecter ces envois illégaux. En combinant un logiciel d’intelligence artificielle (IA) avec des scanners à rayons X en 3D, ils pourraient mieux identifier les cargaisons suspectes avant qu’elles ne passent la douane.

Un incident marquant

Cet incident a eu lieu fin avril, lorsqu’une intervention des autorités argentines a révélé une expédition illégale à l’aéroport, contenant des poissons morts et mourants, des octopodes et des crabes. Selon Mongabay, un nombre suffisant d’animaux a survécu à cette opération, incitant un centre de secours national à installer dix bacs d’urgence. Par ailleurs, l’Associated Press a rapporté que cet aéroport avait déjà enregistré deux autres saisies d’animaux marins l’année précédente.

Des chercheurs affirment avoir développé le premier système d’IA spécifiquement conçu pour détecter des animaux marins morts trafic à partir d’images à rayons X en 3D. Ce projet mené par Vanessa Pirotta, biologue marine à Macquarie University en Australie, a été alimenté par près de 6 000 sacs simulés, incluant des nageoires de requin, des hippocampes et des concombres de mer.

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Le système a montré des performances remarquables pour les espèces présentant des formes facilement identifiables. Les résultats ont révélé que le logiciel détectait les nageoires de requin et les hippocampes avec une précision de 95 à 96 %, tandis que les concombres de mer étaient identifiés dans 86 % des cas. Pirotta a souligné que, bien que ce système soit une avancée, il doit être perçu comme un outil complémentaire aux méthodes traditionnelles d’inspection.

Les enjeux du trafic d’animaux marins

Le trafic d’animaux marins est en pleine expansion, alimenté par la demande constante de produits alimentaires de luxe, d’espèces ornementales et de médecines traditionnelles. Une grande partie de ces envois transite par les bagages d’avion ou le courrier aérien, échappant à la vigilance des autorités.

Les conséquences vont bien au-delà du simple déplacement illégal d’animaux. Ce trafic contribue à la perte de biodiversité, à la propagation de maladies infectieuses, à l’introduction d’espèces invasives, ainsi qu’à des activités criminelles organisées et à l’exploitation des travailleurs.

Au cours de l’Opération Thunder, une campagne mondiale lancée par Interpol et l’Organisation Mondiale des Douanes, plus de 91 000 animaux marins trafiqués ont été saisis en 2025, un chiffre presque deux fois supérieur à celui des reptiles, oiseaux et primates réunis.

Cependant, cette technologie présente encore de nombreuses limites. Le système a été testé uniquement sur des spécimens morts, principalement séchés, et dépend de scanners à rayons X en temps réel, qui ne sont pas disponibles partout. De plus, les concombres de mer posent un défi en raison de la variabilité de leurs formes.

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Réactions et perspective d’avenir

Les découvertes apportent un certain optimisme parmi les chercheurs et les experts en contrôle, bien qu’ils soient prudents quant aux limites de cette technologie. Un porte-parole de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime a rappelé que la détection n’est que la première étape d’une chaîne plus complexe, restant dépendante de l’intervention humaine pour traduire les saisies en poursuites judiciaires.

Sarah Foster, chercheuse en pêche à l’Université de Colombie-Britannique, a souligné un obstacle culturel majeur : faire comprendre au public que le poisson doit être considéré comme de la faune, au même titre que l’ivoire d’éléphant ou la corne de rhinocéros.

FAQ

Quels types d’animaux sont souvent concernés par le trafic maritime ?

Le trafic maritime s’intéresse principalement aux poissons, aux céphalopodes (comme les pieuvres), aux crustacés (tels que les crabes), ainsi qu’à des espèces plus rares comme les hippocampes et les requins.

Quelles sont les conséquences écologiques du trafic d’animaux marins ?

Ce trafic contribue à la dégradation des écosystèmes marins, à la perte de biodiversité et à l’expansion de maladies infectieuses, menaçant ainsi l’équilibre des habitats.

Comment l’IA est-elle utilisée dans la détection du trafic ?

L’IA est utilisée pour analyser des images en 3D et identifier des formes spécifiques d’animaux marins, permettant ainsi de mieux repérer les cargaisons illégales avant qu’elles ne soient expédiées.

Quelles mesures peuvent être prises pour lutter contre le trafic d’animaux marins ?

Il est essentiel d’implémenter des contrôles douaniers renforcés, d’éduquer le public sur les conséquences du commerce illégal et de promouvoir des pratiques de pêche durables.

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Existe-t-il des initiatives internationales pour lutter contre ce trafic ?

Oui, des opérations comme Opération Thunder, qui implique la coopération d’organisations comme Interpol et l’Organisation Mondiale des Douanes, sont mises en place pour renforcer les efforts mondiaux dans la lutte contre le trafic de faune marine.