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Les archéologues se plongent à nouveau dans l’exploration de la source de la Seine, un site qui pourrait bien modifier notre compréhension de l’un des lieux religieux antiques les plus significatifs de France. Située en Bourgogne, cette source a été le point focal d’un sanctuaire gallo-romain, autrefois vénéré par ceux qui venaient prier la déesse Sequana pour obtenir des guérisons.
Quel est le contexte ?
Pour la première fois depuis plus de soixante ans, le sanctuaire de la source de la Seine fait l’objet d’une enquête approfondie par l’Institut national de recherches archéologiques préventives. Ce projet, qui s’étendra de 2026 à 2029, se concentre sur cette source qui a toujours été reconnue comme le début de la Seine.
À l’époque romaine, des pèlerins affluaient vers ce sanctuaire, offrant des offrandes en signe de gratitude après avoir reçu des guérisons ou d’autres bienfaits. Comme l’explique le site Heritage Daily, la déesse Sequana, associée aux eaux curatives, était célébrée ici.
Des fouilles passées ont permis de découvrir plus de 1 000 objets votifs en bronze, en bois et en pierre, y compris des figurines humaines et animales, ainsi que des offrandes en forme de parties du corps ou d’organes internes. Toutefois, les chercheurs estiment que le site n’a jamais été exploré de manière aussi exhaustive qu’il le mériterait.
Leurs observations soulignent que ce sanctuaire a une importance nationale. Malheureusement, la plupart des connaissances que nous en avons reposent sur des recherches réalisées presque un siècle auparavant.
Pourquoi est-ce important ?
Les artefacts retrouvés sur le site sont devenus une référence essentielle pour étudier la vie religieuse durant l’époque gallo-romaine en France. La nouvelle recherche pourrait clarifier de nombreuses questions sur le fonctionnement et l’évolution de ce sanctuaire au fil des siècles.
Malheureusement, l’érosion, le gel et le passage du temps ont sérieusement endommagé le site. Les vestiges observés au début du 20ème siècle sont maintenant en décomposition visible. Par exemple, un conduit de la source, mesurant autrefois près de 15 mètres, a quasiment disparu, tandis qu’un bassin majeur associé à cette source est désormais décrit comme un simple « amas de pierres non cimentées ».
Quelles actions sont entreprises ?
Pour redécouvrir ce sanctuaire via des méthodes modernes, les chercheurs associant les travaux d’archives à des sondages géophysiques et des fouilles contemporaines. Ils explorent la possibilité de structures enfouies et analysent les évolutions de l’environnement autour des sources sacrées.
Jusqu’à présent, les fouilles ont révélé des murs antiques, des escaliers, des seuils et des conduites d’eau laissés par des fouilles menées entre les années 1920 et 1950. Ces structures sont actuellement cartographiées numériquement, offrant aux archéologues un enregistrement beaucoup plus précis que celui réalisé par les générations antérieures.
Ce projet pourrait également influencer les futurs plans de conservation pour un site qui combine aujourd’hui des vestiges archéologiques avec un parc du 19ème siècle, créé après que le Baron Haussmann ait fait acquérir les terrains par la ville de Paris en 1864.
