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Un professeur déclare : ‘Je suis payé de la même manière, que je vous réussisse ou que je vous échoue’ en menaçant d’échouer des étudiants grâce à ChatGPT.

Un professeur déclare : 'Je suis payé de la même manière, que je vous réussisse ou que je vous échoue' en menaçant d'échouer des étudiants grâce à ChatGPT.

La montée de l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur

La présence croissante de l’intelligence artificielle générative sur les campus universitaires a des répercussions significatives sur la façon dont les enseignants abordent leur discipline. Un professeur de théâtre, Neal Hebert de l’Université Grambling State, a mis en garde ses étudiants : avoir recours à ChatGPT pour leurs travaux peut entraîner des conséquences bien plus graves qu’une simple note insuffisante.

Les conséquences de l’utilisation de l’IA

D’après des informations de Futurism, Hebert a déclaré que le travail rédigé par une IA peut aboutir à un échec non seulement pour le devoir en question, mais également affecter la situation académique de l’étudiant dans son ensemble. Dans ses déclarations, il affirme avoir dû adopter une approche beaucoup plus stricte face à la montée de la tricherie assistée par IA.

Il explique à ses classes que l’utilisation de ChatGPT est formellement interdite. Il peut facilement détecter son utilisation et, le cas échéant, attribuer un zéro pour la tâche, avec des implications potentielles pour l’ensemble du cours si une procédure d’appel formelle est engagée.

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Un discours clair sur l’indépendance artistique

Avec ses étudiants en théâtre, Hebert va même plus loin en soulignant l’importance de l’intégrité personnelle. Il déclare : “Je suis rémunéré de la même façon que je vous réussisse ou que je vous échoue.” Cela met en avant que tricher revêt un caractère non seulement académique mais aussi éthique, illustrant un manque de volonté d’explorer leur propre créativité.

Cependant, tous les enseignants ne réagissent pas de la même manière. Daniel Silver, professeur de sociologie à l’Université de Toronto Scarborough, souligne que l’IA a modifié sa façon d’enseigner et le pousse à réfléchir davantage sur les objectifs en salle de classe.

L’impact de cette évolution

Les enseignants sont préoccupés par le fait que l’utilisation excessive de l’IA pourrait compromettre les compétences essentielles que les étudiants sont censés développer pendant leur parcours universitaire, telles que la lecture, le raisonnement et la résolution de problèmes. Si les diplômés ne sont pas suffisamment préparés pour le monde du travail à cause de cette dépendance à l’IA, le coût élevé des études pourrait sembler d’autant plus injustifiable.

Hebert a donné l’exemple d’un devoir basé sur la pièce Fences de August Wilson. Il a remarqué que de nombreux devoirs produits par ses étudiants commençaient à se ressembler, adoptons ce qu’il qualifie de “style inimitable de ChatGPT”, dénotant une uniformité peu prometteuse dans une discipline où l’interprétation et la créativité sont primordiales.

Silver partage également que l’impact émotionnel de cette évolution sur les enseignants est réel. Même en tentant de s’adapter, il ressent une certaine forme de tourment émotionnel.

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Les solutions envisagées

Plutôt que d’interdire complètement l’usage de l’IA, certains professeurs ont commencé à repenser leurs tâches. Silver a, par exemple, mis au point des travaux où les étudiants explorent l’IA de manière réfléchie, en expérimentant avec des agents d’IA inspirés de penseurs célèbres.

Lorsqu’il s’aperçoit qu’un étudiant utilise la technologie de manière inappropriée, il le convoque directement, lui attribue un zéro pour le devoir et lui donne l’opportunité de recommencer. Dans certains cas, cette approche a conduit à une amélioration des résultats.

Pour contrer l’utilité des raccourcis offerts par les chatbots, Hebert a commencé à désigner des pièces de théâtre suffisamment obscures pour rendre leur analyse difficile pour les systèmes d’IA. Il évoque un certain ras-le-bol face à son rôle, passant d’un soutien à un « policier » de la tricherie.

L’avenir de l’enseignement avec l’IA

Silver conclut sur une note d’optimisme, affirmant que tant les enseignants que les étudiants apprennent à vivre avec ces nouvelles réalités et que cela pourra, à terme, enrichir l’expérience académique.

FAQ

Pourquoi certains enseignants choisissent-ils d’autoriser l’IA dans certains travaux ?

Certains enseignants estiment qu’intégrer l’IA de manière réfléchie peut encourager l’expérimentation et enrichir le processus d’apprentissage.

Quelles compétences les étudiants devraient-ils privilégier pour éviter la dépendance à l’IA ?

Les étudiants doivent se concentrer sur des compétences comme la pensée critique, la créativité et la capacité de collaboration pour renforcer leur indépendance intellectuelle.

Quels types de travaux sont désormais plus susceptibles d’être assignés pour éviter la tricherie par IA ?

Les enseignants commencent à proposer des textes ou des pièces moins connues, rendant l’utilisation de l’IA moins efficace pour produire un travail crédible.

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Comment les écoles réagissent-elles dans leur ensemble face à ce défi ?

Les établissements adaptent leurs politiques et leurs méthodes pédagogiques pour inclure des discussions ouvertes sur l’usage de l’IA et son impact sur l’éducation.

Quels peuvent être les risques émotionnels pour les enseignants face à l’utilisation accrue de l’IA ?

Les enseignants peuvent éprouver de la frustration, de la tristesse ou un sentiment d’impuissance face à la dévaluation potentielle de leur travail et à la tricherie des étudiants.