L’**intelligence artificielle** suscite encore un **mécontentement profond** au sein de la population américaine. Une enquête récente a même révélé qu’elle est moins populaire que l’ICE, une performance déjà remarquable, surtout au vu des grandes manifestations qui surgissent chaque fois que cette agence intervient dans une ville américaine.
Pour remédier à cela, plusieurs **groupes politiques** espèrent inverser cette tendance. En perspective des élections de mi-mandat de 2026, le Financial Times indique que des PACs nouvellement constitués, soutenus par de grandes entreprises technologiques, dépensent **des sommes considérables** pour influencer l’opinion sur la régulation de l’IA.
Parmi eux, certains adoptent une approche globale, comme **Leading the Future**, un super PAC soutenu par des donateurs de Trump et des figures influentes de l’IA comme Greg Brockman, co-fondateur d’OpenAI, et Joe Lonsdale de Palantir. Lancé en août 2025, ce groupe a levé plus de **125 millions de dollars** pour soutenir des candidats favorables à l’IA, s’opposant aux régulations au niveau des États, d’après le FT.
D’autres, comme le PAC **Public First Action**, se présentent comme des plateformes pour que des entreprises individuelles d’IA promeuvent leurs agendas. Exclusivement soutenu par Anthropic, ce groupe vise à lever 75 millions de dollars pour soutenir des candidats qui souhaitent préserver le droit des États à réguler l’IA. **Meta**, dirigée par Mark Zuckerberg, possède également son propre PAC, le American Technology Excellence Project, qui souhaite investir 65 millions de dollars dans des candidats au niveau des États prêts à « défendre la position de l’Amérique en matière de technologie, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays » — en d’autres termes, **s’opposer à la régulation de l’IA**.
Le **débat** sur le droit des États à réguler l’IA est fondamental dans ces luttes au sein des PAC en 2026. Bien que les Républicains se soient historiquement positionnés comme le parti de la petite gouvernance — ce qui est souvent considéré comme une **position sélective** — Donald Trump plaide maintenant pour une **expansion significative** du pouvoir fédéral. Son dernier projet de régulation de l’IA vise à centraliser l’autorité réglementaire aux niveaux exécutifs, annihilant ainsi toute capacité de contrôle des **50 États**.
Pour soutenir cette initiative, **Innovation Council Action**, un super PAC aux idées bien arrêtées, soutenu par David Sacks, conseiller de Trump et ancien de **PayPal**, et dirigé par Taylor Budowich, un ancien assistant à la communication de Trump, prévoit de dépenser au moins **100 millions de dollars** pour soutenir des candidats non seulement favorables à l’IA, mais engagés à appliquer **exclusivement** l’agenda de consolidation de Trump.
Cette organisation représente un défi majeur pour des groupes comme **Leading the Future**, que Trump et son cabinet jugent avoir un **manque de loyauté**.
« Le président Trump a clairement affirmé que l’Amérique doit **gagner la course à l’IA** contre la Chine, c’est indiscutable, » a déclaré Budowich à Fox. « Il a établi le cadre, il conduit cette bataille, et cette organisation a pour but de s’assurer qu’il ne mène pas ce combat tout seul. La troupe arrive en renfort pour soutenir les décideurs qui se tiennent aux côtés du président et pour rendre compte à ceux qui ne le font pas. »
Informations supplémentaires sur l’IA et la politique : Des initiés craignent que le gouvernement ne nationalise l’industrie de l’IA.
FAQ
Pourquoi l’intelligence artificielle est-elle si mal perçue aux États-Unis ?
L’IA est souvent associée à des préoccupations concernant la vie privée, l’automatisation des emplois et la surveillance, ce qui alimente la méfiance du public.
Quel est le rôle des PACs dans la régulation de l’IA ?
Les PACs mobilisent des fonds pour soutenir des candidats qui partagent leur vision sur la régulation de l’IA, influençant ainsi les décisions politiques.
Quelles entreprises soutiennent ces PACs ?
Des entreprises comme OpenAI, Anthropic, et Meta investissent dans des PACs pour promouvoir leurs intérêts et éviter des régulations qui pourraient freiner leur développement.
Quels enjeux restent en jeu lors des élections de 2026 ?
Les élections porteront sur la centralisation ou la décentralisation du pouvoir réglementaire concernant l’IA et la manière dont ces décisions affecteront l’industrie technologique.
Qui sont les personnalités clés dans ce débat sur l’IA ?
Les figures influentes incluent Donald Trump, des magnats de la technologie, et des dirigeants de PACs qui ont des intérêts financiers dans le futur de l’IA.
