Découvertes prometteuses
Personne n’apprécie particulièrement les piqûres, surtout quand plusieurs sont nécessaires. Actuellement, il n’existe pas d’alternative pour éviter les rappels pour des problèmes tels que les allergies, le diabète ou certains types de cancer, qui nécessitent plusieurs injections. Néanmoins, une avancée pourrait changer la donne grâce à une technologie innovante développée par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), permettant d’administrer plusieurs doses par une seule injection.
Les chercheurs ont mis au point une méthode de fabrication en 3D, inspirée des techniques de fabrication de puces électroniques, qui crée des particules de médicaments à l’intérieur de petits récipients. Ces particules sont constituées d’un polymère biocompatible, approuvé par la FDA, nommé PLGA, dont la dégradation à des taux différents permet de libérer les doses à des moments précis.
Innovation dans la conception
Ana Jaklenec, co-auteure d’une étude récemment publiée dans la revue Science, décrit le processus : « Chaque couche est d’abord fabriquée séparément avant d’être assemblée. L’un des aspects novateurs réside vraiment dans l’alignement et le scellement des couches. Grâce à cela, nous avons développé une méthode capable de créer des structures que les méthodes d’impression 3D actuelles ne peuvent pas réaliser. » Ce procédé est appelé SEAL, ce qui signifie StampEd Assembly of polymer Layers.
Efficacité et pertinence
La manière dont ces particules sont conçues et comment elles délivrent les médicaments représente une avancée majeure. Dans des tests réalisés sur des souris, ces particules ont réussi à délivrer des médicaments à des intervalles précis de 9, 20 et 41 jours après l’injection. Jaklenec note que « la rapidité à laquelle le médicament est libéré et l’absence de fuite des particules jusqu’à ce moment sont particulièrement remarquables. »
Cette méthode pourrait s’avérer extrêmement bénéfique pour les pays en développement, où l’accès aux vaccins est limité. « Une des principales contraintes est l’accès aux vaccins et la nécessité de retourner plusieurs fois pour obtenir l’immunité, » a-t-elle ajouté. « Souvent, un enfant ou un bébé ne voit un professionnel de la santé qu’une seule fois, autour du moment de sa naissance. »
Cependant, un défi persiste. Les chercheurs doivent encore trouver un moyen de stabiliser ces vaccins dans le corps, même à des températures élevées, car ils sont habituellement conservés au réfrigérateur. Malgré tout, des progrès notables ont été réalisés, montrant ainsi un moyen innovant d’administrer des vaccins.
Robert Langer, du MIT, a exprimé son enthousiasme dans un communiqué : « Nous sommes ravis de ce travail car, pour la première fois, nous pouvons créer une bibliothèque de petites particules de vaccin, chacune programmée pour libérer son contenu à un moment précis, permettant ainsi de recevoir une injection contenant plusieurs boosters intégrés. »
FAQ
Quels types de vaccins peuvent bénéficier de cette technologie ?
Cette technologie pourrait être appliquée à divers vaccins, notamment ceux contre les maladies infectieuses et certains traitements chroniques.
Dans quels contextes cette méthode pourrait-elle être particulièrement utile ?
Elle pourrait s’avérer essentielle dans les régions à accès limité aux soins de santé, en facilitant l’immunisation et le traitement des patients.
Quels sont les défis restants avant la commercialisation ?
Les principaux défis incluent la stabilisation des vaccins à température ambiante et l’optimisation des modalités de libération des doses.
Quand cette technologie pourrait-elle être disponible pour le grand public ?
Bien que les recherches avancent rapidement, des études et des essais supplémentaires sont nécessaires avant une mise sur le marché, ce qui pourrait prendre plusieurs années.
Comment cette méthode améliore-t-elle l’expérience des patients ?
En réduisant le nombre d’injections nécessaires, cette méthode pourrait diminuer l’inconfort, simplifiant ainsi le processus de vaccination et de traitement pour les patients.
