Santé

Une Nouvelle Méthode d’IRM pour Améliorer la Prédiction du Risque d’AVC

Une Nouvelle Méthode d’IRM pour Améliorer la Prédiction du Risque d’AVC

Une nouvelle méthode

Des chercheurs ont mis au point une nouvelle technique d’IRM qui permet de prédire le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) de manière non invasive. Cette méthode examine la composition des plaques situées dans les artères carotides, élément clé pour évaluer leur potentiel à provoquer un AVC. L’analyse s’intéresse tout particulièrement à la nature des plaques, car celles principalement composées de cholestérol présentent un risque accru de déclencher un AVC.

Le cerveau dépend des artères carotides pour recevoir le sang et l’oxygène nécessaires à son bon fonctionnement. Des plaques graisseuses qui se rompent peuvent obstruer ces artères, interrompant ainsi l’alimentation sanguine du cerveau et le privant d’oxygène. Cette condition est souvent à l’origine d’AVC, qui peuvent entraîner de graves handicaps ou être mortels.

Selon certaines études, la maladie athérosclérotique carotidienne serait responsable de 10 à 20 % des AVC. Dans les pays développés, l’AVC est la deuxième cause de mortalité. Aux États-Unis, il représente environ un décès sur seize. En plus de causer des décès, les AVC sont également la principale cause de handicap acquis chez les adultes, avec plus de la moitié des personnes touchées devenant partiellement dépendantes, 40 % nécessitant des soins particuliers, et 9 % requérant des soins complets.

Image Crédits : Chai et al.

Le Dr Luca Biasiolli, co-auteur de l’étude, a déclaré à The Guardian : « Lorsque quelqu’un arrive à l’hôpital après un AVC mineur, il est crucial que les médecins sachent si le patient risque de subir un autre AVC, potentiellement mortel. La possibilité d’évaluer la quantité de cholestérol dans les plaques carotidiennes est très prometteuse, car cette nouvelle technique d’IRM pourrait aider les médecins à identifier les patients présentant un risque plus élevé d’AVC et à prendre des décisions plus éclairées concernant leur traitement. »

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Un nouvel espoir

Traditionnellement, l’évaluation du risque d’AVC se fait par imagerie, mais d’une manière différente. La taille des plaques dans l’artère est mesurée, et il est supposé que leur taille est directement liée au risque. Les plaques plus grandes sont considérées comme plus dangereuses et sont souvent retirées. Cependant, cela peut mener à négliger des plaques plus petites qui, bien que moins visibles, peuvent avoir une composition lipidique élevée et donc être tout aussi risquées.

Pour pallier cette lacune, l’étude a développé un test fournissant aux médecins des résultats quantitatifs susceptibles de les aider à déterminer plus précisément si une plaque constitue un danger.

Au cours de l’étude, les chercheurs ont utilisé cette nouvelle technique d’IRM sur 26 patients déjà programmés pour une opération. Ils ont d’abord mesuré le taux de cholestérol dans les plaques carotidiennes, puis, après l’ablation chirurgicale des plaques, ils ont pu valider la précision de leur méthode en analysant la composition des plaques retirées. Le même groupe de chercheurs a élargi ces résultats à une seconde étude portant sur 50 patients.

Le professeur Sir Nilesh Samani, directeur médical de la British Heart Foundation, qui a contribué au financement de l’étude, a exprimé à The Guardian : « Cette recherche passionnante ouvre la voie à la possibilité d’identifier, dans le futur, plus précisément les personnes présentant des plaques carotidiennes susceptibles de se rompre et d’engendrer un AVC. Ces patients pourraient alors bénéficier de traitements précoces, comme une intervention chirurgicale pour retirer la plaque, tandis que d’autres pourraient éviter toute opération. Cependant, davantage de recherches sont nécessaires avant que cette avancée puisse être intégrée dans la pratique clinique. Néanmoins, si cela fonctionne, cette technique a le potentiel de sauver des vies. »

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FAQ

Quels sont les symptômes d’un AVC ?

Les symptômes d’un AVC peuvent inclure une faiblesse soudaine, des difficultés d’élocution, des engourdissements du visage ou des membres, et des troubles de la vision.

Quels sont les principaux facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral ?

Les principaux facteurs de risque incluent l’hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l’obésité, et des antécédents familiaux d’AVC.

Comment prévenir un AVC ?

Pour prévenir un AVC, il est recommandé d’adopter un mode de vie sain : manger équilibré, faire de l’exercice régulièrement, éviter le tabac, et contrôler sa pression artérielle.

Quel est le traitement d’un AVC ?

Le traitement d’un AVC dépend de sa nature (ischémique ou hémorragique) et peut inclure des médicaments anticoagulants, дес interventions chirurgicales ou des thérapies de réhabilitation.

Quelle est l’importance du temps dans le traitement d’un AVC ?

Le temps est crucial en cas d’AVC. Plus le traitement est administré rapidement, meilleures sont les chances de réduire les lésions cérébrales et d’améliorer les résultats.