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Troubles hépatiques en hausse: des experts révèlent un lien inquiétant, premières preuves scientifiques à l’appui

Troubles hépatiques en hausse: des experts révèlent un lien inquiétant, premières preuves scientifiques à l’appui

Les microplastiques, omniprésents et persistants

Les plastiques se dégradent très lentement — parfois pendant des centaines d’années. Au fil du temps, ils libèrent des microplastiques qui s’infiltrent partout: eau, aliments, air. De plus en plus d’équipes scientifiques alertent: ces particules minuscules ne se contentent pas de polluer notre environnement, elles pourraient aussi provoquer des atteintes internes à l’organisme.

Ce que révèle une étude récente

Une recherche parue dans la revue PLOS One a exposé des souris à des microplastiques de polystyrène pendant neuf semaines. Les résultats sont préoccupants:

  • des microplastiques ont été retrouvés directement dans le tissu hépatique;
  • le métabolisme du foie s’est dégradé, avec des perturbations dans la gestion des graisses, du glucose et des acides aminés;
  • des changements ont aussi été observés dans le microbiote intestinal, lié au bon fonctionnement du foie.

Particularité notable: chez un modèle murin spécifique (souris Lep KO), les auteurs décrivent pour la première fois une perturbation du microbiote après exposition aux microplastiques. Les chercheurs appellent toutefois à poursuivre les travaux pour expliquer les mécanismes impliqués et mieux comprendre ce que cela implique pour l’humain.

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Pourquoi c’est important pour la santé

Le foie est un organe-clé: il filtre les toxines, régule les lipides, stabilise la glycémie et participe à l’équilibre général du métabolisme. Des dysfonctionnements à ce niveau peuvent augmenter le risque de maladies chroniques. D’autres travaux expérimentaux pointent dans le même sens: des microplastiques de polystyrène ont été associés à des atteintes rénales chez la souris, et des analyses menées par des chercheurs de Cornell ont mis en évidence des microplastiques dans des aliments courants, soulevant des inquiétudes sur les risques à long terme.

Comme l’exposition quotidienne aux microplastiques est désormais quasi inévitable, réduire la dose globale et limiter les contacts directs devient une stratégie prudente.

Réduire l’exposition au quotidien

Objectif: diminuer le plastique en contact avec la nourriture et l’eau, et réduire les sources évitables.

  • Privilégier des contenants en verre, inox ou céramique pour le stockage et le chauffage des aliments.
  • Réutiliser les boîtes en plastique que vous possédez déjà plutôt que d’en acheter de nouvelles, et éviter de les chauffer (micro-ondes, four, plats très chauds).
  • Préférer des ustensiles et gourdes sans plastique; éviter les couverts jetables.
  • Limiter les emballages en choisissant des aliments peu transformés, en vrac, et en augmentant la part de produits végétaux, souvent moins emballés.
  • À la maison, réduire la poussière (qui peut contenir des microfibres plastiques) en aérant, en aspirant régulièrement (idéalement avec filtre HEPA) et en lavant les textiles synthétiques dans des sacs filtrants ou avec des filtres spécifiques.
  • Si possible, utiliser une carafe ou un filtre d’eau efficaces contre les particules fines, et privilégier l’eau du robinet filtrée plutôt que l’eau embouteillée.
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Ces gestes ne suppriment pas le problème global, mais ils contribuent à diminuer la charge d’exposition au fil du temps, tout en réduisant les déchets plastiques.

Agir à l’échelle des familles et des communautés

L’information et la prévention sont essentielles. En partageant les risques liés à la pollution plastique, les familles, écoles et collectivités peuvent:

  • encourager des achats groupés en vrac et des systèmes de consigne;
  • soutenir des initiatives locales pour réduire les emballages;
  • demander des normes plus strictes sur les matériaux au contact des aliments et sur les rejets industriels.

Points clés à retenir

  • Les microplastiques persistent longtemps et se retrouvent dans nos milieux de vie.
  • Une étude lie leur exposition à des perturbations du foie et du microbiote chez la souris.
  • Les chercheurs recommandent davantage d’études avant d’extrapoler précisément à l’humain.
  • Diminuer le plastique alimentaire et adopter des alternatives durables aide à réduire l’exposition.

FAQ

Les microplastiques passent-ils dans l’eau du robinet et des bouteilles ?

Oui, des traces ont été détectées dans différentes sources d’eau. Un bon système de filtration domestique (par exemple certaines osmose inverses ou filtres certifiés pour les particules fines) peut réduire la charge, mais l’efficacité dépend du type de filtre.

Chauffer un récipient en plastique augmente-t-il le risque ?

La chaleur et les aliments gras ou acides favorisent la migration de particules et d’additifs. Il vaut mieux éviter le micro-ondes et le four avec du plastique, et transférer les plats chauds vers du verre ou de l’inox.

Les plastiques “biodégradables” sont-ils plus sûrs ?

“Biodégradable” ne signifie pas forcément inoffensif ni rapidement dégradable dans l’environnement. Certains matériaux peuvent tout de même libérer des microfragments. Privilégiez la réduction à la source et les réutilisables.

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Quels aliments contribuent le plus à l’exposition ?

Cela varie selon l’emballage, la chaîne de transformation et l’environnement. Les produits très emballés, certains fruits de mer filtrants et les aliments ultra-transformés peuvent contribuer davantage. Choisir du vrac, cuisiner maison et limiter les plastiques au contact aide à réduire l’exposition.

Comment limiter l’exposition des enfants ?

  • Utiliser des biberons et vaisselle sans plastique lorsque possible.
  • Éviter de chauffer des aliments dans du plastique.
  • Maintenir un intérieur peu poussiéreux et bien aéré.
  • Favoriser des jouets et textiles non synthétiques ou de qualité, moins susceptibles de s’effriter.