## Affaire Judiciaire
C’est une première au Royaume-Uni : la police devra justifier l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale devant un tribunal.
Ed Bridges, un salarié britannique, accuse la police du Sud du pays d’avoir scanné son visage à au moins deux reprises sans son consentement. Selon lui, ces scans ont porté atteinte à ses droits fondamentaux, un point qu’il mettra en avant lors d’une audience judiciaire de trois jours qui a débuté ce mardi à Cardiff. Si le tribunal lui donne raison, cette décision pourrait transformer l’utilisation future de cette technologie par les forces de l’ordre.
Bridges a découvert que la police scannait son visage pendant qu’il faisait des courses à Cardiff en décembre 2017.
« Je suis sorti du bureau pour faire un peu de shopping de Noël, et sur la principale rue piétonne de Cardiff, il y avait un fourgon de police, » a-t-il déclaré à la BBC. « Quand j’ai été assez près pour lire ‘reconnaissance faciale automatique’ sur le fourgon, mes données avaient déjà été capturées. »
Il a ajouté : « Cela m’a semblé être une véritable violation de ma vie privée. »
La seconde fois qu’il a été scanné, c’était lors d’une manifestation pacifique contre le commerce d’armes.
## Établir un Précédent
Avec l’aide de l’organisation de défense des droits de l’homme Liberty, Bridges a lancé une campagne de financement participatif pour soutenir son action en justice contre les forces de police britanniques.
« La technologie de reconnaissance faciale s’empare de nos données biométriques sans notre consentement, ridiculisant ainsi notre droit à la vie privée, » a déclaré Megan Goulding, avocate de Liberty, dans un communiqué de presse. « C’est une pratique discriminatoire qui nous mène vers une surveillance systématique, transformant fondamentalement notre rapport aux pouvoirs étatiques et modifiant nos espaces publics. Cela fondamentalement ce relie à un état policier, ce qui n’a pas sa place dans nos rues. »
Il s’agit de la première affaire au Royaume-Uni concernant l’utilisation de la reconnaissance faciale par les forces de l’ordre. Si le tribunal statufie en faveur de Bridges et de Liberty, cela pourrait établir un précédent qui influencerait l’avenir de cette technologie polémique, non seulement dans le pays, mais potentiellement ailleurs aussi.
LIRE PLUS : Début du procès sur la surveillance par reconnaissance faciale des policiers [BBC News]
Pour en savoir plus sur la reconnaissance faciale : Les policiers ont déclaré que vous pouviez éviter la reconnaissance faciale publique. Ils ont menti.
### FAQ
#### Qu’est-ce que la reconnaissance faciale ?
La reconnaissance faciale est une technologie qui identifie les individus en analysant leurs traits du visage à partir d’images ou de vidéos.
#### Pourquoi cette affaire est-elle importante pour les droits de l’homme ?
Cette affaire pourrait établir des limites sur l’utilisation de la reconnaissance faciale par la police, préservant ainsi le droit à la vie privée des citoyens.
#### Quels sont les risques associés à la reconnaissance faciale ?
Les risques incluent la surveillance invasive, les erreurs d’identification et une discrimination potentielle envers certains groupes.
#### Que pourrait signifier un jugement en faveur de Bridges ?
Un jugement favorable pourrait restreindre l’utilisation de la reconnaissance faciale par la police au Royaume-Uni et établir des normes pour son utilisation future.
#### Existe-t-il des alternatives à la reconnaissance faciale pour la sécurité publique ?
Oui, d’autres méthodes comme la surveillance basée sur l’humain ou des technologies moins intrusives peuvent être envisagées pour assurer la sécurité sans violer la vie privée.
