Intelligence Artificielle

Grimes Propose de Partager les Royalties avec Quiconque Utilise un Deepfake de sa Voix dans une Chanson.

Grimes Propose de Partager les Royalties avec Quiconque Utilise un Deepfake de sa Voix dans une Chanson.

L’avenir de la musique à l’ère de l’IA

Les artistes musicaux se trouvent à un carrefour. D’un côté, certains d’entre eux, ainsi que leurs labels, expriment des inquiétudes face à l’utilisation des modèles d’IA capables d’imiter leur voix. De l’autre, des créateurs comme Claire “Grimes” Boucher, une artiste avant-gardiste, voient là une occasion à saisir.

Une proposition audacieuse

Grimes a récemment annoncé sur Twitter qu’elle était prête à partager les droits d’auteur à hauteur de 50 % sur chaque morceau généré par IA qui emprunterait sa voix. Elle a indiqué que cette démarche est similaire à celle qu’elle adopterait avec n’importe quel artiste avec qui elle collaborerait. Dans ses mots, elle souhaite que sa voix soit utilisée sans contrainte et précise qu’elle n’a pas de maison de disques pour la restreindre.

Elle a même révélé être en train de développer un programme visant à simuler sa voix, tout en offrant la possibilité à d’autres de soumettre des échantillons pour entraîner leurs propres modèles. De cette manière, elle montre son ouverture à l’innovation.

A lire :  La Chine Inaugure le Premier Centre de Données Sous-Marin au Monde pour Stimuler la Croissance de l'IA.

La controverse autour des droits d’auteur

Cette annonce arrive à un moment où un titre viral, intitulé “Heart on My Sleeve”, a été retiré par Universal Music Group. Ce morceau contenait des voix clonées de Drake et d’Abel Makkonen “The Weeknd” Tesfaye, attirant des millions de vues sur TikTok.

Dans un communiqué, UMG a déclaré qu’ils n’hésiteraient pas à protéger les droits de leurs artistes, mettant ainsi en lumière une tension croissante entre l’industrie musicale et les développeurs d’outils capables de reproduire le son d’artistes populaires grâce à l’IA.

Un avenir incertain

Cependant, la question demeure de savoir si Grimes parviendra réellement à partager les droits d’auteur avec ceux qui utiliseront un clone de sa voix. Bien qu’elle ait évoqué cette possibilité, des réserves subsistent. Elle a même précisé qu’elle n’hésiterait pas à s’opposer à des morceaux qui pourraient utiliser sa voix pour des paroles nuisibles, comme des chansons promouvant des thèmes inacceptables.

Grimes a exprimé ses craintes quant à l’effet qu’elle pourrait avoir en demandant le retrait de tels contenus–elle craindrait de passer pour une hypocrite si elle devait intervenir dans ce domaine à l’avenir.

Enjeux médiatiques

Il est à noter que les déclarations de Grimes génèrent déjà une attention médiatique considérable. À ce stade, il est fort probable qu’elle ait à gérer des situations similaires très prochainement.

FAQ

Q: Qu’est-ce qui incite Grimes à soutenir l’utilisation d’IA dans la musique ?

R: Elle voit l’IA comme une opportunité créative et souhaite adapter son approche en partageant les droits d’auteur pour les œuvres générées par l’IA.

A lire :  Mozilla lance une fenêtre IA facultative dans Firefox malgré la grogne des utilisateurs

Q: Quelle est la réaction de l’industrie musicale face à ces développements ?

R: L’industrie, représentée par des labels comme UMG, reste méfiante, cherchant à protéger les droits des artistes et à prendre des mesures contre les abus.

Q: Grimes envisage-t-elle des limitations sur l’utilisation de sa voix ?

R: Oui, elle a déclaré qu’elle pourrait demander le retrait de créations qui contiendraient des paroles qu’elle considère comme toxiques ou inacceptables.

Q: Comment fonctionne le programme de simulation de voix que Grimes développe ?

R: Bien que Grimes n’ait pas fourni beaucoup de détails, elle a mentionné qu’il permettrait aux utilisateurs d’entraîner des modèles basés sur sa voix, tout en étant ouverte à l’idée d’échantillons partagés.

Q: Pourquoi “Heart on My Sleeve” a-t-il provoqué une controverse ?

R: Ce morceau, qui utilise des voix clonées de Drake et de The Weeknd, a été retiré par UMG, soulignant les tensions entre l’innovation technologique et la protection des droits des artistes.