La crédibilité d’OpenAI en jeu
La crédibilité d’OpenAI, ainsi que celle de son directeur général, Sam Altman, semble se fragiliser. Cette semaine, une série inattendue de départs notables parmi les cadres et les membres de l’équipe de sécurité a mis la société sous le feu des projecteurs. Selon un rapport de Vox, il a été révélé qu’OpenAI aurait exercé des pressions sur ses employés pour qu’ils acceptent des accords de non-divulgation et de non-dénigrement très contraignants, avec des menaces de récupérer la participation actionnariale des employés sortants.
Une pratique inhabituelle
Le fait de récupérer de la participation qui a déjà été acquise — c’est-à-dire la portion de propriété que possède un employé après plusieurs mois ou années de travail — constitue une pratique plutôt inhabituelle, surtout dans une région comme la Silicon Valley. Dans cet environnement, beaucoup de travailleurs technologiques préfèrent renoncer à un salaire élevé en échange de participations basées sur l’espoir d’une richesse future lorsque des entreprises comme OpenAI entrent en bourse. Pour une entreprise qui prétend être “ouverte”, jouer à de telles manigances contractuelles en échange d’un contrôle narratif sur d’anciens employés pourrait avoir des répercussions désastreuses.
Les excuses d’Altman
En réponse à l’article de Vox, Altman a tenté de s’excuser sur X (anciennement Twitter), admettant qu’il y avait bien une clause concernant une éventuelle annulation de l’équité dans les documents de sortie. Cependant, il a affirmé que, malgré la présence de cette clause, la société n’avait jamais effectivement essayé de récupérer quoi que ce soit. Davantage, il a prétendu n’avoir jamais eu connaissance de cette disposition.
Incohérences dans les déclarations
Pourtant, des révélations ont émergé, indiquant qu’Altman n’était pas si ignorant des clauses sur l’équité comme il l’a suggéré. Des documents examinés par Vox ont montré que plusieurs dirigeants de l’entreprise, dont Jason Kwon, le directeur de la stratégie, avaient signé des documents où cette clause était clairement mentionnée. Il appert qu’Altman a lui-même signé des documents de constitution de la société, qui contenaient des passages donnant à OpenAI un pouvoir quasi arbitraire pour récupérer l’équité des anciens employés.
Un traitement inacceptable
Les employés sortants auraient été traités de manière préoccupante. D’après le rapport, les détails concernant les provisions d’équité n’étaient pas inconnus des représentants d’OpenAI qui géraient les départs. Ces derniers auraient même levé le voile sur les possibles récupérations en ne laissant que sept jours pour prendre une décision complexe sur leur avenir.
Conséquences graves
L’affirmation selon laquelle menacer d’annuler des parts déjà acquises est une tactique “déplorable et inhabituelle” a été soulignée par un avocat spécialisé en droit du travail. Lorsqu’on a demandé à OpenAI d’expliquer comment ces dispositions avaient pu se retrouver dans des documents signés par Altman sans qu’il en ait eu connaissance, Kwon n’a pas vraiment répondu, se contentant de s’excuser pour le désagrément causé à d’excellents employés.
Un cadre usé
La situation est d’autant plus compliquée par les récents événements où Altman avait été temporairement évincé, presque comme lors d’un coup d’État d’entreprise. Ceux qui avaient voté pour son départ ont noté qu’il avait été “rarement franc” dans ses communications avec le conseil d’administration. De plus, Altman, avec OpenAI, se retrouve piégé dans une tempête juridique grandissante avec l’actrice Scarlett Johansson, qui l’accuse d’avoir utilisé sa voix pour l’assistant AI d’OpenAI, malgré son refus explicite.
Un environnement en désarroi
En ce moment, OpenAI fait face à un climat incertain avec le départ de son équipe de sécurité dédiée à la prévention des dangers que pourrait représenter une IA malveillante. L’état des choses s’annonce préoccupant.
La mission d’OpenAI
Sur son site, OpenAI affirme que sa mission est d’assurer que l’intelligence artificielle générale profite à l’humanité. Bien que l’entreprise promette d’atteindre cet objectif en construisant une IA sûre et bénéfique, on note l’absence de l’idée de transparence parmi les principes qu’elle prétend suivre.
FAQ
Pourquoi OpenAI utilise-t-elle des clauses de récupération d’équité ?
Ces clauses visent à protéger l’investissement de l’entreprise dans ses employés et à décourager les départs soudains.
Quelles sont les répercussions pour les anciens employés ?
Les anciens employés pourraient se voir empêcher de vendre leurs actions ou perdre des dispositions d’équité s’ils ne signent pas les documents requis.
Comment OpenAI compte-t-elle rétablir la confiance ?
OpenAI a déclaré qu’elle travaillait rapidement pour corriger ces erreurs et promet qu’ils feront des efforts accrus pour améliorer leur transparence.
Quelles obligations légales peuvent découler de ces pratiques ?
Les employés ou anciens employés pourraient envisager des actions en justice si ils estiment que leurs droits ont été violés par des clauses injustes ou mal comprises.
Quel impact cela pourrait-il avoir sur l’avenir d’OpenAI ?
La perte de confiance parmi les employés et le public pourrait nuire à la réputation d’OpenAI, ayant des conséquences sur son attractivité et son futur développement.
