Protection des Performers en Californie
La Californie vient d’adopter deux nouvelles lois visant à protéger les acteurs et les artistes contre l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA). Cet événement pourrait servir de précédent pour la législation technologique aux États-Unis.
Ces lois s’ajoutent aux mesures de protection pour l’IA mises en place par la SAG-AFTRA l’année passée. Cependant, elles vont plus loin en garantissant des protections à tous les Californiens, et pas seulement à ceux travaillant devant la caméra à Hollywood, comme le souligne IndieWire.
L’essence de ces nouvelles lois est qu’il est désormais illégal d’utiliser une représentation numérique générée par IA d’un acteur sans son consentement explicite. Si une société de production désire utiliser l’image ou la voix d’un artiste, son contrat doit clairement indiquer comment elle envisage d’utiliser cette copie numérique. De plus, les studios ne pourront pas reproduire l’image des acteurs décédés sans l’autorisation de leur succession.
Fran Drescher, la présidente de SAG-AFTRA, a exprimé sa satisfaction en déclarant que cette journée marque une avancée significative pour les membres du syndicat, soulignant l’importance de ces protections élargies par la législation californienne. Elle a ajouté que ce qui se passe en Californie pourrait influencer le reste du pays.
Un Équilibre Délicat
Pour Gavin Newsom, gouverneur de Californie, cette position est d’une grande importance, car il doit jongler avec les intérêts des industries clés de l’État : Hollywood et les grandes entreprises technologiques. En Californie, 35 des 50 meilleures startups d’IA sont basées, ce qui rend son approche d’autant plus cruciale pour le futur de la législation sur l’IA au niveau national.
Toutefois, il n’est pas toujours facile de trouver ce juste équilibre, les intérêts de l’industrie créative ne s’alignant pas toujours avec ceux des géants de la technologie. Les créateurs du secteur du divertissement se montrent souvent critiques envers l’IA, malgré le fait que les grands studios semblent l’adopter de plus en plus.
En plus des protections pour les artistes, Newsom a mis en place trois lois supplémentaires visant à lutter contre les deepfakes, interdisant leur création et leur distribution dans le but de tromper les électeurs lors des périodes électorales.
Vers une Législation Plus Contraignante ?
Cependant, un projet de loi, le SB 1047, qui pourrait avoir des conséquences considérables pour l’industrie de l’IA, est toujours en attente d’approbation. Ce texte obligerait les entreprises technologiques à être responsables des résultats générés par leurs modèles d’IA.
Jusqu’à présent, Newsom se montre prudent à ce sujet, craignant que cela n’entrave le développement de l’IA en Californie. Il a déclaré qu’il valorise la position dominante de l’État dans ce domaine et qu’il ne souhaite pas risquer cette avance. La signature de lois mal adaptées pourrait nuire à la compétitivité de l’État.
Il sera donc intéressant d’observer comment la Californie va faire respecter l’éventail de réglementations déjà en place, qui soulèvent également des questions.
FAQ
Quel impact auront ces lois sur l’industrie du divertissement ?
Ces lois garantissent que les artistes ont leur mot à dire sur comment leur image et leur voix sont utilisées, réduisant les abus potentiels de l’IA.
Les nouvelles réglementations de la Californie s’appliquent-elles à d’autres États ?
Pour l’instant, elles sont spécifiquement californiennes, mais peuvent inspirer d’autres législations à travers le pays.
Qu’est-ce qu’un deepfake, et pourquoi est-il problématique ?
Un deepfake est une technologie qui permet de créer des vidéos trompeuses en remplaçant l’image d’une personne par une autre. Cela peut causer des dommages significatifs en désinformant ou en manipulant l’opinion publique lors des élections.
Comment ces lois protègent-elles les artistes décédés ?
Les studios doivent obtenir l’autorisation des héritiers ou des successions pour utiliser l’image des artistes qui ne sont plus en vie.
Quelles sont les conséquences si une entreprise viole ces nouvelles lois ?
Les entreprises pourraient faire face à des poursuites judiciaires et à des sanctions financières pour non-respect des consentements nécessaires.
