Santé

Une étude révèle le lien entre la télévision et le développement de la démence

Une étude révèle le lien entre la télévision et le développement de la démence
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        <em>Image : Getty Images/Futurism</em>
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Conséquences cognitives des activités de loisirs

Différents impacts des loisirs sur la santé cognitive

Il semblerait que toutes les activités de loisir ne portent pas le même impact en matière de santé cognitive. De récentes recherches, publiées cette semaine dans le Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), ont mis en évidence que le visionnage de la télévision pourrait avoir des conséquences bien plus néfastes sur la cognition à long terme par rapport à d’autres loisirs courants. En effet, une forte corrélation a été observée entre le temps passé devant la télévision et le risque de démence.

Une étude révélatrice

Le chercheur Gene Alexander, collaborateur de l’université de l’Arizona, a déclaré : « Nos résultats indiquent que les effets sur le cerveau liés à la sédentarité durant nos loisirs sont distincts de notre niveau d’activité physique. Être mentalement actif, par exemple en utilisant un ordinateur, pourrait aider à réduire le risque de démence associé à des comportements sédentaires plus passifs, comme regarder la télévision ».

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Pour cette étude, les chercheurs ont utilisé des données du UK Biobank, qui fournit des informations biomédicales anonymes. Ils ont examiné plus de 145 000 participants âgés de 60 ans et plus, tous sans diagnostic de démence au début de l’étude en 2006. Au bout d’environ 12 ans, plus de 3 500 participants avaient reçu un diagnostic de démence.

Une corrélation inquiétante

L’étude a révélé que le fait de regarder la télévision semble étroitement lié à des diagnostics de démence ultérieurs. Ce n’est pas uniquement le fait de rester assis qui est problématique ; il a également été constaté que des activités sédentaires plus engageantes sur le plan cognitif, comme l’utilisation d’un ordinateur, n’ont pas le même impact négatif que le visionnage de la télévision.

David Raichlen, auteur principal de l’étude et professeur à l’université de Californie du Sud, a précisé : « Ce n’est pas seulement le temps passé assis qui compte, mais le type d’activité sédentaire pratiquée pendant les loisirs. Regarder la télévision implique une faible activité musculaire et une utilisation d’énergie bien moindre que celle nécessaire pour utiliser un ordinateur ou lire. La stimulation intellectuelle accrue lors de l’utilisation d’un ordinateur peut atténuer les effets néfastes de la sédentarité. »

Un appel à l’action

Bien que l’activité physique soit toujours bénéfique pour prévenir le déclin cognitif, il est essentiel de tenir compte de ce que nous faisons lorsque nous sommes inactifs. Exercer son cerveau activement semble contribuer à sa santé, par rapport à une consommation passive de contenus vidéo. Cette implication pourrait guider les individus sur la façon de gérer leur temps à mesure qu’ils vieillissent.

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Raichlen insiste sur le fait que, malgré les avantages de l’activité physique, celle-ci ne compense pas complètement le risque de démence associé à de longues périodes assises. Ce qu’il advient pendant ces moments de sédentarité est crucial. Ce constat est important pour développer des interventions de santé publique ciblées, visant à réduire le risque de maladies neurodégénératives liées à des comportements sédentaires par des changements de comportement positifs.

Habitudes peu saines

L’étude met également en lumière la nécessité d’examiner nos habitudes de vie. Vous pouvez lire d’autres études sur les impacts des comportements sédentaires, comme l’article : Les scientifiques ont nourri des rats avec des sodas sucrés pendant deux mois, et ils ont montré une baisse de leurs capacités cognitives.

FAQ

Quels types d’activités sont considérées comme plus bénéfiques pour la santé cognitive ?

Les activités qui requièrent un engagement mental, comme lire, jouer à des jeux de société ou utiliser un ordinateur, sont généralement plus bénéfiques que le simple fait de regarder la télévision.

Comment puis-je diminuer le risque de démence ?

Pour réduire le risque de démence, il est conseillé de rester physiquement actif, de stimuler son cerveau par des activités intellectuelles et de limiter le temps passé devant la télévision.

Y a-t-il une durée recommandée pour le temps d’écran ?

Bien qu’il n’y ait pas de durée précise, il est conseillé de limiter le temps d’écran passif à quelques heures par jour et de privilégier les activités qui engagent le cerveau.

Quelles sont les autres causes potentielles de la démence ?

Outre la sédentarité, d’autres facteurs de risque incluent l’âge, les antécédents familiaux, les maladies cardiovasculaires et le diabète.

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Est-ce que tous les types de télévision ont le même impact sur la cognition ?

Tous les contenus télévisuels ne se valent pas. Les programmes engageants qui provoquent réflexion et débat peuvent avoir un impact différent de ceux qui sont simplement destinés au divertissement passif.