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Des chercheurs réalisent une découverte révolutionnaire avec des bactéries dévoreuses de batteries : ‘Nous n’attendions pas un tel succès.’

Des chercheurs réalisent une découverte révolutionnaire avec des bactéries dévoreuses de batteries : 'Nous n'attendions pas un tel succès.'

Une avancée prometteuse pour la gestion des déchets électroniques

Des chercheurs du Boston College mettent au point une solution innovante pour le traitement des déchets électroniques en se tournant vers une bactérie singulière, Acidithiobacillus ferrooxidans, surnommée Atf. Cette bactérie a la capacité de dégrader les batteries usagées tout en se nourrissant de matériaux ferreux présents dans celles-ci.

L’importance de cette découverte

Selon une annonce de l’université, Atf se régale essentiellement de batteries épuisées, mélangées à des éléments riches en fer. Le Professeur Dunwei Wang souligne que cette approche pourrait révolutionner la manière dont nous recyclons les batteries, en utilisant des substances déjà présentes dans celles-ci comme source de nourriture pour la bactérie.

La consommation croissante de batteries est un enjeu majeur avec l’augmentation prévue de 20 millions de véhicules électriques vendus cette année, d’après l’Agence internationale de l’énergie. Toutefois, une problématique persiste ; lorsqu’elles sont mal éliminées, les batteries peuvent fuir des substances toxiques. Actuellement, seulement 5 % des batteries au lithium-ion dans le monde sont recyclées.

L’enjeu du recyclage

La valeur du marché du recyclage des batteries pourrait atteindre 54,3 milliards de dollars d’ici 2030, selon des analystes de Markets and Markets. Dans ce contexte, des entreprises comme Mercedes-Benz investissent dans des installations pour traiter adéquatement les batteries usagées.

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La recherche menée par l’équipe de Boston révèle que cette bactérie peut consommer des matériaux de boîtier en acier inoxydable tout en extrayant les matériaux de cathode des batteries. Cependant, les détails concernant les types de chimies de batteries que la bactérie peut dégrader efficacement restent encore à déterminer.

Les surprises du processus

Un des aspects les plus inattendus de cette étude est que l’acier inoxydable s’est avéré plus efficace que le fer pur pour l’alimentation de la bactérie. Cela a surprise les chercheurs, car l’acier inoxydable, étant un mélange complexe, n’était pas censé offrir de telles performances. Wang déclare que cette découverte est significative, car l’acier inoxydable est couramment utilisé dans les batteries standard.

Les cathodes, qui constituent un des deux électrodes présentes dans une batterie, sont fréquemment conçues à partir de métaux coûteux et difficiles à obtenir, tels que le nickel et le manganèse. Des chercheurs à travers le monde travaillent activement à développer des matériaux alternatifs plus abordables et efficaces pour remplacer ces métaux rares.

Enjeux de durabilité

La transition vers des technologies plus propres nécessitera des millions de tonnes de minéraux, selon des rapports de Sustainability by Numbers. Le recyclage des composants pourrait contribuer à réduire l’impact de l’exploitation minière. Actuellement, l’extraction des combustibles non renouvelables continue d’avoir un impact environnemental considérable, provoquant une pollution atmosphérique liée aux combustibles fossiles qui accentue les aléas climatiques.

Passer à l’électrique

Opter pour un véhicule électrique (VE) est une excellente manière de diminuer la pollution de l’air due aux gaz d’échappement dans les zones urbaines. Les propriétaires de VE peuvent réaliser jusqu’à 1 500 dollars d’économies par an sur les frais de carburant et d’entretien. De plus, de nombreux États offrent des avantages liés à l’achat et à la recharge de ces véhicules.

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Les chercheurs de Boston envisagent maintenant d’aller plus loin en utilisant les matériaux recyclés pour créer une batterie, dans le but de démontrer que ces pièces traitées par bactéries peuvent offrir des performances comparables à celles des batteries fabriquées avec de nouveaux matériaux.

FAQ

Qu’est-ce qu’Acidithiobacillus ferrooxidans ?

Acidithiobacillus ferrooxidans est une bactérie capable de dégrader des métaux et des matériaux, notamment ceux contenus dans les batteries.

Comment fonctionnent les procédés de recyclage des batteries ?

Les procédés de recyclage des batteries impliquent souvent le démontage des cellules, puis l’extraction des matériaux précieux pour les réutiliser, réduisant ainsi le besoin d’extraction de nouvelles ressources.

Pourquoi recyclons-nous les batteries ?

Le recyclage des batteries aide à prévenir la pollution, réduit la dépendance aux ressources naturelles limitées et permet de récupérer des matériaux coûteux.

Quelle est la contribution des véhicules électriques à la réduction des émissions de CO2 ?

Les véhicules électriques ne produisent pas d’émissions à l’échappement et, lorsqu’ils sont chargés avec de l’énergie renouvelable, ils offrent une solution encore plus durable pour réduire les émissions de CO2.

Quels types de matériaux sont souvent recyclés dans les batteries ?

Les matériaux fréquemment recyclés comprennent le lithium, le nickel, le cobalt et le manganèse, qui sont essentiels pour la fabrication de nouvelles batteries.