Une Quête Inédite : Doom et la Biologie
Depuis près de vingt ans, programmateurs amateurs et scientifiques professionnels se lancent dans une quête sans fin : faire fonctionner le célèbre jeu Doom sur toutes sortes de dispositifs. Récemment, une candidate au doctorat au MIT a franchi un cap en réussissant à faire tourner le jeu, d’une manière inédite, sur des cellules de E. coli.
Un Réalisateur Pionnier
Dans une vidéo très captivante, à l’issue de ses recherches, Lauren “Ren” Ramlan, étudiante en biotechnologie, a avoué qu’obtenir ces cellules pour jouer réellement à Doom serait un exploit titanesque, difficile à envisager. Cependant, elle précise que dans la culture du DROE (Doom Runs On Everything), il est tout à fait acceptable de voir le jeu, avec ses cultes graphiques en 8 bits, sur un nouvel écran — et ses arrays de cellules bactériennes sont sans doute les plus innovants de tous.
Une Expérience Surprenante
Vidéo à l’appui, l’idée de faire afficher Doom sur des cellules vivantes, traitées avec une protéine fluorescente pour illustrer les images du jeu, a émergé grâce à l’inspiration tirée des réussites d’autres chercheurs qui ont réussi à faire jouer des cellules cérébrales à Pong. Ces efforts ont abouti à faire réagir chaque cellule comme un pixel individuel, illuminant ainsi les images emblématiques de Doom.
Début d’une Aventure
Bien que le code source de Doom ait été publié dès 1997, c’est seulement vers 2006 que la culture DROE a vraiment pris son envol, à la suite d’un post viral sur YouTube, où un utilisateur faisait tourner le jeu sur une Nintendo DS. Cela a ouvert la voie à des réussites encore plus audacieuses, comme faire fonctionner le jeu sur des moniteurs oscilloscopes.
Un Temps Éternel pour Jouer
Dans son projet, Ramlan a associé un système génétique personnalisé avec un code Python sur mesure et a laissé le processus suivre son cours. Cependant, il faut noter qu’en raison de la complexité, cela a pris environ 70 minutes pour que les cellules s’illuminent, tandis qu’un retour à une image vide prenait près de huit heures. Si l’on voulait terminer une partie entière de Doom à ce rythme, cela prendrait environ 600 ans.
Conclusion : Des Résultats Prometteurs
Malgré ces limitations, Ramlan déclare, dans sa vidéo, que cette découverte est incroyable car elle montre que l’humanité est à quelques générations près de l’apogée de l’ingénierie. Il est difficile de contredire cette affirmation scientifique, même s’il existe probablement des manières plus efficaces de jouer à Doom que de passer par le microbiome.
FAQ
Qu’est-ce que le DROE ?
DROE signifie “Doom Runs On Everything“. C’est une communauté de passionnés qui essaient de faire fonctionner le jeu sur un large éventail de dispositifs.
Qui est Lauren Ramlan ?
Lauren “Ren” Ramlan est une étudiante au MIT qui a fait des découvertes innovantes en biotechnologie, notamment en intégrant le jeu Doom à des cellules bactériennes.
Comment le jeu a-t-il été adapté sur des cellules ?
Ramlan a utilisé une protéine fluorescente pour activer les cellules de E. coli à s’illuminer selon le schéma des images de Doom.
Pourquoi le jeu est-il si populaire parmi les programmeurs ?
La communauté valorise le défi de faire fonctionner Doom sur des appareils inédits, ce qui témoigne de la flexibilité et de l’ingéniosité des programmeurs.
Est-ce que d’autres jeux ont été adaptés de manière similaire ?
Oui, des jeux classiques comme Pong ont été adaptés pour interagir avec des cellules cérébrales, ouvrant la voie à des projets similaires dans le domaine des sciences.
