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Les poumons des enfants se sont améliorés après l’introduction de la zone à ultra-basse émission à Londres

Les poumons des enfants se sont améliorés après l'introduction de la zone à ultra-basse émission à Londres

Les enfants de Londres voient leur santé pulmonaire s’améliorer après la mise en place de la zone ultra-basse émission (Ulez) dans la ville. Cette politique, qui limite l’accès aux véhicules les plus polluants, a permis de démontrer que l’air plus pur peut engendrer des bénéfices significatifs pour la santé en relativement peu de temps.

Amélioration de la santé pulmonaire chez les enfants

Un article de The Guardian a révélé qu’une étude a observé une augmentation de la capacité pulmonaire chez les écoliers londoniens après l’instauration de l’Ulez en 2019. Ce travail de recherche montre que des politiques visant à réduire la pollution de l’air peuvent contribuer à compenser les dommages dont ont souffert le développement pulmonaire des enfants.

De 2018 à 2022, les chercheurs ont suivi la croissance, la santé et la fonction pulmonaire d’un groupe d’enfants londoniens, en les visitant chaque année. Cette étude avait débuté avant l’instauration de l’Ulez et incluait 1 664 enfants âgés de 6 à 9 ans à Londres, ainsi que 1 750 enfants à Luton, une ville similaire en termes de pollution mais sans zone d’air pur.

Au début de l’étude, les enfants de Londres avaient des poumons significativement plus petits que ceux de Luton. Cependant, après la mise en place de l’Ulez, les mesures pulmonaires du groupe londonien ont progressivement égalisé celles des enfants de Luton. En cinq ans, l’exposition à l’dioxyde d’azote a chuté chez les enfants de Londres, à un rythme et à un degré deux fois supérieurs par rapport à ceux de Luton.

Contexte de la recherche

According to The Guardian, les recherches ont mis en lumière que les enfants résidant dans les quartiers de Londres les plus pollués peuvent avoir une capacité pulmonaire jusqu’à 10 % inférieure à celle de leurs pairs d’autres régions. Cette perte de fonction pulmonaire est liée à des risques plus élevés de développer des maladies telles que l’asthme, des problèmes respiratoires chroniques et même des maladies cardiaques.

Les résultats de cette étude, publiés dans le Lancet Public Health, alimentent le débat sur la nécessité des zones à faibles émissions malgré les critiques concernant leur coût et les réactions politiques qu’elles suscitent. Certaines personnes ont dénoncé l’Ulez comme une charge injuste pour les automobilistes, tandis que ses partisans insistent sur l’importance de réduire les émissions nocives pour la santé des enfants.

Chris Griffiths, professeur à l’Université d’Oxford et co-auteur principal de l’étude, a souligné que “la pollution routière a des effets néfastes sur la santé et le développement des enfants”, ajoutant que cette recherche fournit des preuves convaincantes sur la manière de prévenir de tels dommages.

Stephen Burgess, professeur de biostatistique à l’Université de Cambridge, a émis des réserves quant à l’interprétation des résultats, suggérant que d’autres facteurs, comme les variations de la pollution durant la pandémie de COVID-19, pourraient également avoir joué un rôle.

Mesures en cours

La mise en place de la zone à faibles émissions visait d’abord à protéger la santé publique, et les résultats semblent indiquer que cette approche porte ses fruits. En restreignant l’accès aux véhicules les plus polluants, la politique s’attaque à l’une des principales sources d’exposition au dioxyde d’azote dans les quartiers urbains denses.

Les enfants, qui respirent plus rapidement que les adultes et sont particulièrement vulnérables aux effets de la pollution durant les phases cruciales de développement, bénéficient directement de ces mesures. Karin Smyth, ministre de la santé, a qualifié cette étude de “rappel puissant sur l’impact de la qualité de l’air sur la santé pulmonaire des enfants”.

Selon le maire de Londres, Sadiq Khan, il est évident que la ville progresse dans la lutte contre l’air toxique, et ce sont les enfants londoniens qui en profitent le plus.

FAQ

Quelle est la zone ultra-basse émission (Ulez) ?

L’Ulez est une zone à Londres où l’accès est restreint aux véhicules les plus polluants afin de réduire la pollution de l’air et protéger la santé publique.

Quels sont les impacts de la pollution de l’air sur la santé des enfants ?

La pollution de l’air peut entraîner des problèmes respiratoires, des maladies chroniques, et affecter le développement pulmonaire des enfants, augmentant les risques à long terme.

Comment se mesure l’amélioration de la fonction pulmonaire ?

Les chercheurs effectuent des évaluations de la capacité pulmonaire des enfants, en mesurant divers paramètres respiratoires pour évaluer les effets des politiques de réduction de la pollution.

Quelles autres méthodes existent pour améliorer la qualité de l’air ?

Outre les zones à faibles émissions, d’autres méthodes incluent l’augmentation des transports en commun, la promotion de l’utilisation de véhicules électriques et la création d’espaces verts.

Est-ce que d’autres villes prennent des mesures similaires ?

Oui, plusieurs villes à travers le monde mettent en place des zones à faibles émissions et d’autres programmes visant à améliorer la qualité de l’air afin de protéger la santé de leurs citoyens.

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