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Le Royaume-Uni promet d’éliminer les tests sur animaux, mais les laboratoires enregistrent encore 2,5 millions d’usages procéduraux.

Le Royaume-Uni promet d'éliminer les tests sur animaux, mais les laboratoires enregistrent encore 2,5 millions d'usages procéduraux.

Le Royaume-Uni face à l’expérimentation animale

Le Royaume-Uni a exprimé son intention de réduire l’expérimentation sur les animaux, mais des données récentes montrent que cette transition se déroule plus lentement que prévu.

Les chiffres d’utilisation animale

En 2025, les laboratoires britanniques ont enregistré environ 2,5 millions de procédures impliquant des animaux, représentant une diminution de seulement 4 % par rapport à l’année précédente, comme l’indique un rapport de The Canary. Si l’on regarde de plus près les données du Home Office, l’usage des animaux dans la recherche au Royaume-Uni a légèrement reculé, mais ce déclin est resté modeste face à l’engagement du gouvernement d’encourager des méthodes sans animaux.

L’essentiel de la baisse semble provenir d’une réduction des tests sur les souris et les rats. Les tests réglementaires ont connu une diminution notable de 22 % par rapport à l’année précédente. Pourtant, les souris restent les animaux les plus souvent utilisés, avec 1 776 506 procédures, suivies par les rats avec 126 500.

Certaines espèces, cependant, ont vu leur utilisation augmenter. Le recours aux singes a crû de 15 % pour atteindre 2 236, les chiens de 9 % à 2 889, les chevaux de 5 % à 12 101, et les chats de 11 % à 91.

Pourquoi cette situation est-elle inquiétante ?

Ces chiffres indiquent que, même si des millions de procédures ont été réalisées sur des animaux, l’expérimentation animale ne s’arrête pas aux seules questions essentielles de sécurité. D’après les données, 54 % des expériences relèvent de ce que The Canary appelle la recherche “motivés par la curiosité.”

Les défenseurs des droits des animaux s’inquiètent de la lenteur de cette transition, soulignant que cela pourrait freiner l’adoption plus large de nouvelles méthodes qui seraient à la fois plus éthiques et, parfois, mieux adaptées pour représenter la biologie humaine. En parallèle, la Commission européenne a récemment proposé une feuille de route visant à abolir les tests sur animaux pour les contrôles de sécurité chimique. Aux États-Unis, des agences fédérales commencent également à évoluer vers des méthodes de recherche sans animaux.

Quelles actions sont entreprises ?

Les groupes de défense des droits des animaux appellent le gouvernement à transformer ses promesses en actions concrètes et mesurables. Un des objectifs principaux est de mettre fin aux tests pour lesquels des alternatives non animales ont déjà été validées.

L’organisation Cruelty Free International a compilé une liste, dénommée Replace Animal Tests (RAT), qui identifie les procédures encore menées au Royaume-Uni alors que des alternatives humaines existent déjà. Emma Grange, représentante de cette organisation, a attiré l’attention sur le fait qu’avec 2,54 millions d’utilisations d’animaux en 2025, la baisse de 4 % par rapport à 2024 est insuffisante et appelle le gouvernement à faire preuve d’un leadership audacieux et ambitieux dans sa stratégie.

Réflexions sur la recherche animale

Un rapport d’Understanding Animal Research révèle que dix organisations ont réalisé la moitié de toute la recherche animale au Royaume-Uni en 2025. Cela soulève des questions sur la répartition des tests et l’impact sur diverses espèces animales.

FAQ

Quels sont les principaux animaux utilisés dans les laboratoires britanniques ?

Les souris dominent l’expérimentation animale, suivies des rats, des singes, des chiens, des chevaux et des chats.

Quelles sont les alternatives à l’expérimentation animale ?

De nombreuses méthodes alternatives incluent les modèles in vitro, les simulations informatiques et les techniques de biologie moléculaire qui ne nécessitent pas d’animaux.

Comment le gouvernement britannique prévoit-il de réduire l’expérimentation animale ?

Le gouvernement a annoncé une stratégie pour promouvoir les méthodes de recherche sans animaux, mais les résultats concrets se font encore attendre.

Quels effets les nouveaux règlements européens peuvent-ils avoir sur l’expérimentation animale ?

Les nouvelles régulations visent à progressivement éliminer l’utilisation des animaux dans les tests de sécurité chimique, ce qui pourrait accélérer le développement d’alternatives.

Pourquoi est-il important d’interrompre l’expérimentation animale ?

Mettre fin à l’expérimentation animale est essentiel pour améliorer le bien-être animal et encourager des méthodes de recherche plus innovantes et éthiques.

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