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Réduction de la glace marine durant les vagues de chaleur : une étude révèle une absorption accrue de CO2 par les mers polaires

Réduction de la glace marine durant les vagues de chaleur : une étude révèle une absorption accrue de CO2 par les mers polaires

Crédits photo : Hanna Joerss/Helmholtz-Zentrum Hereon

Comprendre l’impact des vagues de chaleur marines

Les vagues de chaleur marines sont souvent perçues comme un signe que les mécanismes de défense naturels de notre planète s’affaiblissent. Cependant, une nouvelle étude mondiale menée par une équipe internationale du Helmholtz-Zentrum Hereon révèle une perspective surprenante : dans certaines des eaux côtières les plus froides de la Terre, ces périodes de chaleur extrême peuvent en réalité encourager l’océan à absorber plus de dioxyde de carbone (CO2), au lieu de le diminuer.

Points clés à retenir

Selon un article de Phys.org, la recherche a montré que les vagues de chaleur marines peuvent augmenter l’absorption de CO2 dans les mers côtières d’environ 11%. Cette étude a été publiée dans la revue Nature Communications.

Les chercheurs définissent une vague de chaleur marine comme une situation où la température de l’eau de mer reste au-dessus du seuil thermique local du 90e percentile, basé sur une moyenne de 30 ans, pendant au moins cinq jours consécutifs. Ces épisodes peuvent durer des semaines, voire des mois.

Cette découverte contredit les attentes habituelles, car on pense généralement que l’eau chaude dissout moins les gaz. Historiquement, des études en haute mer ont montré que l’absorption naturelle du carbone était souvent réduite durant les vagues de chaleur.

Cependant, l’analyse du Helmholtz-Zentrum Hereon a révélé que les eaux côtières peu profondes dans les régions plus froides se comportent différemment. Dans les mers de plateau polaires et subpolaires, telles que celles de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord-Ouest, les vagues de chaleur peuvent réduire la couverture de glace, exposant ainsi davantage d’eau à l’atmosphère et favorisant les échanges de gaz.

Contexte supplémentaire

C’est particulièrement intéressant à noter, car les mers de plateaux ne constituent qu’environ 7% de la superficie océanique totale. Les chercheurs ont observé que, dans les zones polaires, les vagues de chaleur marines peuvent augmenter la surface d’eau libre jusqu’à 30%.

Cette augmentation de la surface d’eau modifie également les conditions dans les eaux de surface. Moins de glace de mer signifie que plus de lumière atteint ces eaux supérieures, stimulant la croissance du phytoplancton. Ces organismes microscopiques, qui se trouvent à la base de la chaîne alimentaire marine, absorbent le carbone de l’eau de surface grâce à la photosynthèse, ce qui peut aider l’océan à capturer davantage de CO2 de l’atmosphère.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe a utilisé des modèles océaniques avancés pour analyser des bases de données mondiales sur l’échange de CO2 dans les mers côtières et de plateaux entre 1985 et 2020, puis a comparé ces résultats avec des données en haute mer.

« Nous ne savons pas encore si cet effet d’absorption accrue de CO₂ dans les mers de plateaux continuera à l’avenir où les vagues de chaleur marines pourraient devenir plus fréquentes, plus longues et plus intenses », a déclaré le Dr. Wenyan Zhang, co-auteur de l’étude, selon Phys.org.

Les résultats de cette étude pourraient aider à mieux évaluer et modéliser les scénarios climatiques futurs, mais des recherches supplémentaires seront nécessaires pour approfondir le sujet.

Où trouver plus d’informations ?

Les réponses de l’océan face au réchauffement et à la pollution sont complexes. Plusieurs rapports explorent divers aspects de ce phénomène, notamment les menaces sur le stockage du carbone marin, le stress thermique sur les coraux, et la pollution qui pourrait passer de l’eau de mer à l’atmosphère.

  • Les scientifiques alertent que les microplastiques perturbent la capacité de l’océan à stocker le carbone.
  • Dans les écosystèmes de récifs, les températures élevées pourraient dépasser la capacité d’adaptation des coraux, entraînant des pertes significatives.
  • Les embruns marins peuvent transférer la pollution par les PFAS de l’eau de mer vers l’atmosphère.

Ces récents travaux, en parallèle avec cette étude, mettent en lumière comment les changements dans les conditions océaniques peuvent avoir des répercussions sur les écosystèmes marins et sur le climat en général. Ainsi, la découverte concernant l’absorption de CO2 des côtes lors des vagues de chaleur prend une importance plus grande—et plus nuancée—qu’elle ne pourrait le sembler au départ.

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FAQ

Quelle est la portée de cette étude ?

Cette étude a examiné l’impact des vagues de chaleur marines sur l’absorption de CO2 dans des mers côtières spécifiques, mettant en évidence des résultats qui pourraient renforcer notre compréhension de l’interaction entre le réchauffement climatique et les écosystèmes marins.

Les vagues de chaleur marines sont-elles fréquentes ?

La fréquence et l’intensité des vagues de chaleur marines sont en augmentation en raison du réchauffement climatique, ce qui pourrait influencer les dynamiques océaniques à l’avenir.

Quel est le rôle du phytoplancton dans le cycle du carbone ?

Le phytoplancton joue un rôle crucial dans le cycle du carbone en absorbant le CO2 par photosynthèse, ce qui aide à réguler les niveaux de ce gaz dans l’atmosphère.

La pollution affecte-t-elle les océans ?

Oui, des contaminants comme les microplastiques et les PFAS ont un impact négatif sur la santé des océans et leur capacité à stocker des éléments comme le carbone.

Quelles sont les conséquences des changements dans les écosystèmes marins ?

Les modifications des écosystèmes marins peuvent provoquer des déséquilibres dans la chaîne alimentaire, affectant la biodiversité et la santé globale de l’environnement marin.

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