Un revers pour OpenAI dans son projet de film d’animation
OpenAI venait d’être au cœur de l’actualité en s’engageant dans un projet ambitieux de film d’animation, mais tout a pris une tournure inattendue. Initialement, le film intitulé “Critterz”, conçu pour démontrer la rapidité avec laquelle l’IA peut contribuer au processus de production cinématographique, devait faire ses débuts au Festival de Cannes. Cependant, ce lancement a été annulé suite à la fermeture de Sora, l’outil vidéo d’OpenAI, rendant ainsi le projet impraticable, comme le rapporte Bloomberg.
Quel est l’état des lieux ?
Le projet “Critterz” était une ambition bien plus grande que le court-métrage éponyme qui l’a précédé, réalisé avec le modèle d’image DALL-E d’OpenAI. Les créateurs souhaitaient cette fois réaliser un long-métrage d’animation dans un délai resserré, et avec une petite équipe, ce qui serait impensable pour une production de studio classique.
Ce plan a été mis en pause en mars lorsque Sora a été désactivé. Cette décision est survenue moins de trois mois après qu’OpenAI ait signé un accord de licence avec Disney, accord qui a également été annulé en raison du coût élevé de la technologie qui aurait coûté des millions à OpenAI quotidiennement.
Les co-producteurs, Chad Nelson, un stratège créatif chez OpenAI, et James Richardson, sont désormais à la recherche d’une autre entreprise d’IA pour terminer le film. Selon des informations fournies à Bloomberg, ils espèrent le sortir au premier trimestre de l’année prochaine. Cependant, OpenAI a minimisé son rôle dans le projet, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un financeur ni d’un producteur, mais d’un film indépendant.
Pourquoi est-ce important ?
Cet incident souligne la dépendance des créateurs vis-à-vis des systèmes d’IA contrôlés par des entreprises privées. Un changement de stratégie, un retrait de modèle ou le coût trop élevé d’un outil peut rapidement compromettre des projets qui en dépendent.
Richardson a précisé à Bloomberg qu’un projet de cette envergure aurait traditionnellement nécessité plusieurs années et le travail de nombreuses personnes. En revanche, “Critterz” est réalisé en neuf mois avec une équipe de quinze personnes. Cela met en avant l’efficacité apparente des nouvelles technologies, mais reste vain si le film ne se concrétise pas ou s’il ne répond pas aux attentes.
Le champ d’application de l’IA ne se limite pas à la production cinématographique. La formation et le fonctionnement de modèles puissants exigent d’importants centres de données, qui consomment beaucoup d’électricité et d’eau. Dans le même temps, l’IA peut aider à anticiper la demande énergétique, optimiser l’efficacité des réseaux et favoriser des systèmes de production d’énergie plus propres.
Que se passe-t-il maintenant ?
Malgré tout, l’équipe de “Critterz” continue de faire le tour des distributeurs à Cannes. Des studios et des plateformes de streaming ont manifesté un “grand enthousiasme” pour le projet, selon Nelson et Richardson. Le défi actuel est de trouver un outil ou un partenaire capable de remplacer Sora dans la réalisation du film.
FAQ
Qu’est-ce que Sora ?
Sora était un outil vidéo développé par OpenAI destiné à faciliter la création de contenus vidéo en utilisant l’intelligence artificielle.
Pourquoi OpenAI a-t-il annulé son projet de film ?
La fermeture de Sora, l’outil essentiel pour le film “Critterz”, a contraint OpenAI à interrompre le projet, d’où l’annulation de sa première au Festival de Cannes.
Quel impact a l’IA sur la production cinématographique ?
L’IA permet de réduire les délais de production et le nombre de personnes nécessaires pour créer un film, mais elle pose également des défis liés à la dépendance technologique.
Quels sont les défis actuels pour l’équipe de “Critterz” ?
L’équipe cherche activement un remplaçant pour Sora afin de terminer le film et escompte une sortie dans les mois à venir.
Quels autres impacts l’IA a-t-elle sur la société ?
Outre le cinéma, l’IA influence divers secteurs en améliorant l’efficacité énergétique et en apportant des solutions à des problèmes complexes, mais elle engendre également des préoccupations en matière de sécurité et d’éthique.
