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Un requin blanc effectue une halte rare aux Bahamas après un périple de 6 000 miles : ‘Un peu inhabituel’

Un requin blanc effectue une halte rare aux Bahamas après un périple de 6 000 miles : 'Un peu inhabituel'

Un parcours inattendu pour Goodall, le requin

Les requins blancs sont réputés pour leurs migrations saisonnières qui peuvent couvrir des milliers de kilomètres. Cependant, l’histoire de Goodall, un requin femelle équipé d’un marqueur, remet en question nos attentes avec un itinéraire surprenant. Plutôt que de suivre le chemin saisonnier habituel en direction du nord, elle se trouve désormais dans les Bahamas.

Un voyage fascinant

Depuis l’automne dernier, Goodall a parcouru environ 9 600 kilomètres. Actuellement, elle évolue dans le Canal de Northwest Providence, au large de l’île de Grand Bahama. Cela rappelle aux chercheurs que, même avec des études approfondies, les migrations peuvent réserver des surprises.

Taguée en septembre 2025 au large de la Nouvelle-Écosse par une équipe de la Station Marine de Tancook Islands en collaboration avec OCEARCH, une organisation à but non lucratif qui suit les requins, les baleines et d’autres animaux marins, Goodall a depuis été surveillée lors de ses déplacements de Canada à la côte du Golfe de Floride, avant de revenir par l’Atlantique pour arriver finalement aux Bahamas. À l’époque de son marquage, elle mesurait un peu plus de 4 mètres et pesait près de 630 kg.

Un comportement inattendu

La localisation actuelle de Goodall est surprenante car, généralement, les requins blancs migrent vers des eaux plus fraîches durant l’été. John Tyminski, scientifique chez OCEARCH, a noté que le parcours de Goodall est « un peu inhabituel ». Il a fait remarquer qu’un autre requin blanc marqué par OCEARCH, Breton, avait effectué une détournement similaire vers les Bahamas en 2022.

Facteurs influents

Tyminski évoque que l’itinéraire de Goodall pourrait être lié à des conditions environnementales, à la disponibilité de proies, ou à une combinaison des deux. Les canaux marins profonds, comme le Canal de Northwest Providence, peuvent servir de corridors migratoires pour les grands animaux marins. Pour un prédateur opportuniste comme le requin blanc, un changement de sources alimentaires peut entraîner des modifications de ses plans de voyage.

La présence d’un requin dans une zone inattendue peut signaler des dérèglements dans les conditions océaniques, impactant la faune et les populations humaines. Les chercheurs s’accordent à dire que le mouvement de Goodall n’est pas attribuable à une seule cause, mais les facteurs qu’ils ont évoqués pourraient être influencés par l’activité humaine.

Intervention humaine

Des océans plus chauds, des courants en mutation, ainsi qu’une pression accrue sur les populations de poissons peuvent modifier les rassemblements de proies, et, par conséquent, remodeler les chemins des grands prédateurs.

Goodall fait partie des plus de 400 animaux marins visibles sur l’application gratuite de suivi des requins de l’organisation. Ce suivi permet aux scientifiques de détecter plus tôt des tendances inhabituelles, de comparer les trajets d’une année à l’autre et d’étudier comment les transformations environnementales peuvent influencer le comportement animal.

En outre, cette approche fournit aux gestionnaires de la faune et au public des informations plus pertinentes sans la nécessité d’un contact direct constant avec les animaux eux-mêmes.

Une importance essentielle

Goodall, baptisée en hommage à Dr. Jane Goodall, souligne aussi l’importance de la surveillance à long terme dans les recherches océaniques. Comme l’a souligné Tyminski : « Les migrations des requins blancs ne sont pas toujours linéaires ni prévisibles. »

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FAQ

H4 : Pourquoi Goodall a-t-elle choisi ce parcours ?

Goodall a pu choisir cette trajectoire en raison de changements dans la disponibilité de nourriture, indiquant qu’elle s’adapte peut-être aux conditions environnementales changeantes ou à la présence de proies.

H4 : Quelles autres espèces sont suivies par OCEARCH ?

OCEARCH suit une variété d’animaux marins, y compris les requins, baleines, et tortues de mer, contribuant ainsi à la conservation marine et à la compréhension des écosystèmes océaniques.

H4 : Quels impacts humains affectent les migrations des requins ?

Les activités humaines telles que la surpêche, le changement climatique, et la pollution peuvent perturber les écosystèmes marins, influençant ainsi les routes migratoires et la disponibilité des proies.

H4 : Comment participe-t-on à la recherche marine ?

Les citoyens peuvent contribuer en suivant les animaux marins via des applications comme le Global Shark Tracker et en soutenant des initiatives de conservation qui visent à protéger les habitats marins.

H4 : Quelles informations recueille-t-on grâce au suivi des requins ?

Le suivi des requins fournit des données sur leurs déplacements, leurs préférences alimentaires, et les impacts environnementaux, permettant ainsi de mieux comprendre leur comportement et de mieux planifier les efforts de conservation.

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