Technologie

Un parasite rare responsable d’abcès hépatiques en Italie pourrait se transmettre par voie sexuelle

Un parasite rare responsable d'abcès hépatiques en Italie pourrait se transmettre par voie sexuelle

Un homme en Italie découvre des abcès hépatiques liés à une infection parasitaire

Un camionneur de 41 ans, originaire du nord de l’Italie, a été diagnostiqué avec deux abcès hépatiques importants causés par une infection parasitaire. Ce type d’infection est généralement associé à de mauvaises conditions sanitaires, notamment dans les régions tropicales. Les médecins émettent des soupçons quant à une transmission potentielle par voie sexuelle.

Détails de l’affaire

Selon un rapport de Newsweek, cet homme a été dirigé vers une unité d’hépatologie après que des examens d’imagerie aient révélé la présence de deux lésions dans le lobe droit de son foie, mesurant respectivement 3,1 et 2,4 pouces. Lorsqu’un des abcès a été drainé, les médecins ont récupéré un matériau nécrotique, de couleur brune et épaisse. Les analyses de laboratoire n’ont cependant pas détecté de bactéries, de champignons, de tuberculose ou de paludisme.

Les symptômes qu’il présentait (poux de corps, diarrhée sévère accompagnée de crampes abdominales, fièvres récurrentes, et perte de poids de 26 livres) ont amené les médecins à envisager une explication pour les abcès hépatiques. Des tests ont également révélé une infection par Borrelia, que les médecins soupçonnaient d’être liée à l’infestation par les poux.

Une enquête plus approfondie sur l’historique sexuel du patient a révélé qu’il avait eu un rapport sexuel avec un homme peu avant le début de ses symptômes de diarrhée. Cela a conduit les médecins à tester la présence de Entamoeba histolytica, le parasite responsable de l’amibiase.

Les résultats de deux échantillons sanguins ont montré une forte positivité des anticorps contre ce parasite, confirmant ainsi qu’il souffrait d’amibiase invasive avec des abcès hépatiques.

Dr. Ayesha Bryant, conseillère clinique chez Alpas Wellness dans le Maryland, a souligné que l’importance de ce cas ne réside pas seulement dans la présence d’un parasite étranger en Italie, mais également dans la manière surprenante dont il a contaminé cet homme.

Contexte additionnel

Ce cas a été consigné dans “Infectious Disease Reports” en 2026. Les auteurs du rapport ont indiqué que le patient s’est amélioré après avoir suivi deux traitements avec du métronidazole, suivis de paromomycine. Des examens d’imagerie post-traitement ont révélé que les lésions hépatiques avaient presque totalement disparu.

En général, l’Entamoeba histolytica est transmis par contamination fécale-orale, souvent à travers des aliments ou de l’eau contaminés, bien qu’une exposition fécale-orale lors de rapports sexuels puisse également être à l’origine de l’infection. Dans des cas plus rares, l’infection peut se propager au-delà des intestins et provoquer des abcès hépatiques.

Bryant a précisé qu’il ne fallait pas conclure de ce cas isolé qu’une menace de santé publique nouvelle et vaste allait surgir en Italie ou en Europe. Néanmoins, cet incident démontre comment des infections peuvent survenir en dehors des zones habituelles grâce aux voyages, aux migrations et aux réseaux sexuels.

Que peut-on faire ?

Les auteurs de l’étude recommandent aux cliniciens de garder à l’esprit les infections intestinales sexuellement transmissibles lorsqu’ils sont confrontés à des symptômes gastro-intestinaux inexpliqués. Une anamnèse approfondie concernant les voyages, les expositions et l’activité sexuelle pourrait contribuer à identifier plus rapidement des infections inhabituelles avant qu’elles ne s’aggravent.

Les informations telles que les habitudes de voyage, les conditions de vie, les infestations et les contacts sexuels peuvent être cruciales pour établir le bon diagnostic. En prenant ces mesures, les médecins peuvent mieux appréhender des schémas d’infection atypiques et améliorer le dépistage d’affections qui pourraient ne pas correspondre à leurs attentes habituelles.

Bryant a mentionné qu’un médecin qui évalue un patient souffrant de diarrhée persistante involontaire — surtout en cas de fièvre, de perte de poids ou d’anomalies hépatiques — doit s’assurer de recueillir un historique complet de voyages et de contacts sexuels, en incluant les infections intestinales sexuellement transmissibles dans la liste des diagnostics possibles.

FAQ

Quelle est la fréquence des infections par Entamoeba histolytica ?

Les infections par Entamoeba histolytica restent relativement rares dans les pays développés, mais elles peuvent survenir chez les personnes qui voyagent dans des régions à faible hygiène.

Quels sont les symptômes de l’amibiase ?

L’amibiase peut provoquer des symptômes tels que diarrhée, douleurs abdominales, fièvre, fatigue excessive et perte de poids.

Comment se protège-t-on contre ce type d’infection ?

Il est recommandé d’éviter de consommer des aliments ou de l’eau potentiellement contaminés, et d’avoir des rapports sexuels protégés pour limiter les risques d’infections parasitaires et bactériennes.

Peut-on contracter Entamoeba histolytica sans contact sexuel ?

Oui, cette infection est principalement transmise par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des matières fécales, mais le contact sexuel peut également être une voie de transmission.

Quel traitement est généralement prescrit pour l’amibiase ?

Le traitement standard inclut souvent des médicaments tels que le métronidazole ou le tinidazole, suivi par un traitement de soutien pour éliminer le parasite.

Quitter la version mobile