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Le conseil du Kentucky approuve un moratoire de six mois sur les centres de données après plusieurs mois de retards.

Le conseil du Kentucky approuve un moratoire de six mois sur les centres de données après plusieurs mois de retards.

Progrès vers un moratoire sur les centres de données à Louisville

Louisville, dans l’État du Kentucky, s’approche d’un moratoire temporaire sur le développement de nouveaux centres de données, après plusieurs mois d’attente au bureau de la mairie. Ce moratoire de six mois, s’il obtient l’aval du Metro Council, permettra à la ville de prendre le temps de retravailler les réglementations liées à un secteur réputé pour ses grands bâtiments, sa consommation intensive d’énergie et d’eau, et ses conséquences durables sur les quartiers environnants.

Contexte du moratoire

Le 4 août, le Comité de Planification et de Zonage du Metro Council a voté à une majorité de 7-1 en faveur d’un projet de moratoire sur les centres de données, qui sera soumis au conseil de 26 membres pour une décision finale. Ce projet, s’il est mis en œuvre, empêcherait les urbanistes de donner leur accord pour des constructions de nouveaux centres de données pendant six mois, ou jusqu’à ce que le Metro Council adopte des règles plus complètes.

Ce vote est resté bloqué en comité pendant près d’un an, suscitant la frustration des habitants. Ce moratoire a été proposé après l’approbation d’un centre de données hyperscale de 1,6 million de pieds carrés en septembre 2025, et ce, malgré une opposition manifeste et peu d’opinions publiques recueillies.

La conseillère démocrate de la 15ème circonscription, Jennifer Chappell, à l’origine de cette proposition, a exprimé son mécontentement face à l’idée de garder cette proposition sans avancer dans le but de mettre en garde les promoteurs. Elle a déclaré que cette approche était superflue car elle ne créait pas de véritable barrière pour de nouveaux projets. De son côté, le membre du conseil de la 9ème circonscription, Andrew Owen, président du comité, a indiqué qu’il souhaitait s’assurer de la possibilité de passage du moratoire dans la chambre complète avant de le présenter.

Importance de cette démarche

Les centres de données hyperscale occupent une grande superficie et modifient les schémas de développement industriel, concluants pour les communautés à long terme. Leur fonctionnement nécessite également d’énormes quantités d’électricité et d’eau, ce qui peut entraîner une augmentation des factures de services publics pour les résidents vivant à proximité.

En plus d’apporter des modifications à la législation sur les centres de données, Louisville planifie également une réécriture plus large de ses règlements existants. Selon les propositions de l’administration du maire Craig Greenberg, les projets de centres de données dépassant 500 000 pieds carrés seraient interdits, et d’autres projets seraient orientés vers des zones industrielles spéciales dans le comté de Jefferson. Les fonctionnaires de la ville organisent actuellement des audiences publiques, la dernière étant prévue pour le 10 août.

FAQ

Quel est le but du moratoire sur les centres de données ?

Le moratoire permet à la ville de revoir et de mettre à jour ses réglementations sur le développement des centres de données, afin de limiter leur impact sur l’environnement et les infrastructures.

Quelles sont les préoccupations des résidents ?

Les résidents s’inquiètent de la consommation d’énergie et d’eau des centres de données, ainsi que de l’impact négatif sur le voisinage, y compris la hausse des coûts de services publics.

Quand aura lieu la prochaine audience publique ?

La dernière audience publique est programmée pour le 10 août.

Comment les nouvelles règles affecteront-elles les projets futurs ?

Les nouvelles règles visent à interdire la création de grands centres de données et à diriger les projets restants vers des zones spécifiques, réduisant ainsi leur emprise sur les quartiers résidentiels.

Que se passe-t-il si le moratoire est approuvé ?

Si le moratoire est approuvé, il empêchera toute nouvelle approbation de développement pour une période de six mois, permettant à la ville de formuler des politiques plus adaptées.

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