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Après le refus de 54 villes américaines, le PDG de Flock défend sa vision : ‘Nous ne sommes pas Big Brother’

Après le refus de 54 villes américaines, le PDG de Flock défend sa vision : 'Nous ne sommes pas Big Brother'

Crédit photo : Getty Images

Face à une forte montée de critiques à travers les États-Unis, **au moins 54 villes** ont décidé d’abandonner ou de rejeter l’utilisation des **caméras de lecture de plaques d’immatriculation** fournies par la société Flock Safety.

Dans une **interview récente** accordée à Bloomberg, le PDG de Flock, **Garrett Langley**, a défendu son entreprise en affirmant que les opposants à la société la comprenaient mal.

Ce qu’il faut savoir

Le cœur du débat réside dans la question de savoir si un système de surveillance en forte expansion devrait avoir le droit d’enregistrer les déplacements des conducteurs, passagers et piétons qui n’ont jamais consenti à être observés.

Lors de son entretien, Langley a cherché à recentrer la discussion sur la mission de l’entreprise qui est de **”protéger les gens”**. Il a déclaré avec emphase : **”Nous ne sommes pas Big Brother.”**

Flock opère avec environ **120 000 caméras** réparties dans **49 États**, collaborant avec **6 000 agences de la loi** et environ **1 000 clients privés**, selon des sources de Futurism. De plus, Flock envisage d’introduire **des drones**, **des remorques**, des dispositifs de détection de coups de feu, ainsi qu’une proposition impliquant les dashcams des conducteurs de services de covoiturage, comme le rapporte **404 Media**.

Contexte supplémentaire

D’après Futurism, les **lecteurs de plaques** de Flock présentent plusieurs **problèmes technologiques majeurs** qui ont, d’après des allégations, entraîné des arrestations injustifiées ou des **arrêts de circulation incorrects**. Par exemple, à Roseville, Californie, les autorités ont constaté que les caméras avaient confondu une plaque d’immatriculation avec une autre dans **71 % des cas** entre 2023 et 2024.

De plus, il existe des rapports faisant état de l’utilisation de cette technologie de surveillance pour **harceler des femmes**.

Quoi qu’il en soit, ces préoccupations ont alarmé plusieurs **organisations de défense des droits civiques**, telles que l’**Institute for Justice** et l’**American Civil Liberties Union**.

Quelles mesures sont prises ?

Flock a déclaré qu’elle prend des mesures pour répondre aux critiques. Selon Bloomberg, Langley a indiqué que les clients des forces de l’ordre devront utiliser un **outil d’audit** pour identifier les comportements anormaux, et que la durée de conservation des données sera réduite de **30 jours à 7 jours**.

Cependant, les groupes de défense des libertés civiles demeurent sceptiques quant à la **suffisance** de ces changements.

L’American Civil Liberties Union a qualifié ces initiatives de **”pas dans la bonne direction”**, tout en affirmant que d’autres modifications ne représentent que des **mesures de sécurité** précédemment jugées insuffisantes, selon Futurism.

Les critiques soulignent que la question centrale reste inchangée : qui a le droit d’examiner les **déplacements des individus** en premier lieu.

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FAQ

Quels sont les avantages supposés des caméras de Flock Safety ?

Les caméras de Flock Safety sont censées améliorer la sécurité publique en aidant les forces de l’ordre à détecter et à résoudre des crimes plus rapidement.

Quelles sont les préoccupations spécifiques des groupes de défense des droits civiques ?

Ces groupes expriment des préoccupations concernant la surveillance invasive, le potentiel de profilage racial et les abus possibles de la technologie par les forces de l’ordre.

Flock Safety a-t-elle pris d’autres mesures pour améliorer sa technologie ?

Oui, Flock Safety a mentionné envisager des mises à jour pour améliorer la précision de ses caméras et renforcer les contrôles de sécurité en interne.

Comment les citoyens peuvent-ils exprimer leurs préoccupations ?

Les citoyens peuvent participer à des réunions publiques, contacter leurs élus locaux, ou rejoindre des organisations de défense des droits civiques pour faire entendre leur voix.

Quelle est l’opinion de l’opinion publique sur ces caméras ?

L’opinion publique est divisée, certaines personnes soutiennent l’idée d’une sécurité accrue, tandis que d’autres redoutent les atteintes à la vie privée et l’érosion des libertés civiles.

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