Technologie

Des médecins du Michigan réalisent la première implantation cérébrale sans fil chez une femme ayant des difficultés de communication.

Des médecins du Michigan réalisent la première implantation cérébrale sans fil chez une femme ayant des difficultés de communication.

Crédit photo : Université de la santé du Michigan

Un nouveau projet intrigant a vu le jour à l’Université du Michigan, marquant une avancée majeure dans le domaine des implants cérébraux pour les personnes ayant perdu la capacité de parler. Ce projet pourrait ouvrir des portes pour celles et ceux qui souffrent de maladies affectant leur parole.

Que s’est-il passé ?

Lors d’un essai clinique, une équipe de l’U-M Health a effectué une implantation du dispositif Connexus de Paradromics au sein d’un participant atteint d’une maladie des neurones moteurs ayant rendu la parole difficile. L’information a été rapportée par Today’s Medical Developments.

Ce dispositif fait partie d’une étude nationale, baptisée Connect-One Early Feasibility Study, qui a pour but d’évaluer la sécurité et de vérifier si la technologie peut permettre de communiquer via texte synthétisé et parole, tout en offrant également aux utilisateurs la possibilité de contrôler un ordinateur.

Le Dr. Matthew Willsey, neurochirurgien et ingénieur biomédical, a conduit la procédure en collaboration avec le Dr. Aditya S. Pandey, chef du département de neurochirurgie de l’établissement. Le dispositif est l’un des rares interfaces cerveau-ordinateur entièrement implantées en cours d’essai aux États-Unis.

Connexus exploite 421 microélectrodes pour détecter les signaux émis par des neurones individuels. Ces signaux sont ensuite transmis à un petit émetteur à l’intérieur de la poitrine du patient, qui transmet les informations à un récepteur externe.

En novembre 2025, la FDA a accordé à l’étude une exemption d’appareil d’investigation. L’U-M Health fait partie des trois sites participant à l’étude et recrutant des volontaires.

Pourquoi est-ce important ?

Pour de nombreuses personnes vivant avec des maladies telles que la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou la sclérose latérale primitive, la perte de la parole peut avoir un impact profond sur leur indépendance, leurs relations et leurs besoins quotidiens.

Les interfaces cerveau-ordinateur sont en développement pour combler ce fossé, traduisant l’activité cérébrale en actions telles que la dactylographie, le contrôle du curseur ou la parole synthétique. Ces études de faisabilité précoce sont cruciales pour répondre à des questions pratiques concernant la sécurité, le suivi et l’importance des bénéfices dans la vie quotidienne.

Le participant à cette étude sera suivi pendant six ans et continuera à bénéficier de soins spécialisés à la clinique Stanford Morris ALS de l’U-M Health. Ce projet s’inscrit dans la continuité des recherches antérieures menées à Michigan Medicine, où en juin 2025, Willsey et le Dr. Oren Sagher, spécialiste en neurochirurgie fonctionnelle, avaient temporairement implanté le même dispositif lors d’une étude sur l’épilepsie, confirmant ainsi sa sécurité et son efficacité pour enregistrer des signaux neuronaux.

Que pensent les acteurs du projet ?

Le Dr. Willsey a décrit cette étape comme potentiellement révolutionnaire, exprimant son enthousiasme face au potentiel de ce dispositif sans fil pour récupérer la capacité de communication des personnes qui ont perdu la parole à cause de problèmes neurologiques.

Le Dr. Matt Angle, PDG et fondateur de Paradromics, a déclaré que “l’intégration de notre premier participant à l’Université du Michigan représente un moment charnière pour notre entreprise et le domaine de la neurotechnologie”.

Le Dr. Stephen Goutman, directeur de la clinique, a également souligné l’importance cruciale de préserver la communication pour tous ceux vivant avec des maladies des neurones moteurs afin de maintenir des liens familiaux et un niveau de vie indépendant.

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FAQ

Quel est le fonctionnement de Connexus ?

Connexus utilise un réseau de microélectrodes pour enregistrer les signaux neuronaux et les transformer en messages ou commandes numériques.

Combien de patients participeront à l’étude ?

L’étude prévoit la participation de plusieurs volontaires, dont le suivi s’étendra sur une période de six ans pour évaluer l’efficacité et la sécurité du dispositif.

Quelles sont les implications pour d’autres maladies ?

Ce type de technologie pourrait également bénéficier à d’autres affections neurologiques, permettant à un plus large éventail de patients de retrouver certaines capacités de communication.

Quels sont les risques associés à cette procédure ?

Comme pour toute intervention chirurgicale, des risques existent, notamment les infections et les réactions au dispositif. L’étude mettra un accent particulier sur la surveillance des effets secondaires et de la sécurité du patient.

Comment les résultats seront-ils mesurés ?

Les résultats seront évalués en fonction de la capacité des participants à communiquer et de leur qualité de vie, ainsi que par la surveillance des signaux neuronaux captés par l’implant.

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