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Les habitants du Connecticut lancent une campagne contre un incinérateur de déchets de 81 acres.

Les habitants du Connecticut lancent une campagne contre un incinérateur de déchets de 81 acres.

Un projet contesté à Plainfield, Connecticut

À Plainfield, dans le Connecticut, un projet de construction d’un incinérateur de déchets utilisant la “gasification” sur une superficie de 81 acres suscite une forte opposition. Cette initiative, qui se situe près du centre-ville, a divisée les habitants, selon le Hartford Courant.

Une communauté déjà fragilisée

Les habitants, qui estiment que leur communauté a déjà supporté une grande quantité de développements industriels tels que des entrepôts et des centres de distribution, voient dans ce projet une nouvelle menace. Les inquiétudes principales tournent autour d’une circulation accrue de camions, de la pollution, et des nuisances pour la vie quotidienne.

Lancement d’une campagne d’opposition

En juillet, les résidents ont mis en place un site web intitulé plainfieldtrashplant.org pour mobiliser leur résistance contre l’installation proposée par Smart Technologies. Ce lancement a eu lieu après un référendum où 1,148 voix ont voté contre ce projet, tandis que seulement 125 étaient en faveur.

Smart Technologies, qui est une collaboration entre O&G Industries et Advanced Waste Technologies International, prétend que cette installation pourrait aider l’État à gérer une plus grande partie de ses déchets tout en produisant de l’énergie en convertissant ces déchets en gaz. D’après leur description, “la gasification diffère de l’incinération classique : elle produit un gaz de synthèse à partir de déchets préparés, et la plateforme envisagée brûlerait ce gaz pour produire de l’électricité.”

Si le Connecticut Siting Council et le Department of Energy and Environmental Protection donnent leur feu vert, cet incinérateur serait érigé près des Routes 12 et 14 et pourrait traiter près de 470,000 tonnes de déchets par an.

Les préoccupations des habitants

Les adversaires du projet arguent que les bénéfices annoncés ne compensent pas les dangers liés à cette construction. Le site web affirme que “un incinérateur qui traite plus de 1,800 tonnes de déchets par jour dépend presque entièrement de camions lourds, et ces derniers sont le principal problème de qualité de vie signalé par les résidents.”

Les estimations, partagées par les comités municipaux, avancent qu’il faudrait plus de 100 camions à ordures supplémentaires par jour, bien qu’aucune étude de trafic d’État n’ait été réalisée jusqu’alors.

Mon problème, pourquoi cela importe-t-il ?

Plainfield a longtemps accueilli un centre de distribution Lowe’s, et le développement récent accentue la pression sur cette petite communauté. Comme le note le Hartford Courant, Amazon a ouvert un centre de distribution de 202,000 pieds carrés sur un site anciennement occupé par une piste de course de lévriers.

De plus, Uline prévoit d’ouvrir un entrepôt de 1,2 million de pieds carrés, tandis que Costco cherche des permis pour un centre de traitement des commandes. Les critiques soulignent que le projet pourrait engendrer des odeurs désagréables, du bruit industriel, une pollution de l’air et de l’eau.

Face à cela, le Connecticut traverse une crise importante en matière de gestion des déchets. Smart Technologies fait état de l’obligation de l’État d’exporter une part conséquente de ses déchets, en raison de l’âge de ses installations existantes, et du fait que ses décharges en activité ne prennent plus de déchets solides municipaux.

Comme ils l’expliquent : “Bien que toujours autorisées, les 16 décharges actives de l’État ne reçoivent plus de déchets solides municipaux pour l’élimination. Par conséquent, le Connecticut est contraint d’exporter une grande partie de ses déchets.”

Que se passe-t-il maintenant ?

Les opposants au projet cherchent à agir avant que les autorisations officielles ne soient délivrées. Le site web donne des conseils sur le processus d’examen par l’État et insiste sur le fait que la commune n’a pas le dernier mot.

Il préconise des actions concrètes : contacter l’État directement, soumettre des commentaires écrits à CT DEEP durant la période de 30 jours dédiée, et aider à constituer une pétition de 25 signatures pour demander une audience. Une fois le dossier auprès du Siting Council déposé, il est également possible de demander le statut de partie.

Dans la ville, des panneaux en faveur de la contestation ont fait leur apparition dans les jardins, et une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 700 signatures. Le maire, Kevin Cunningham, incite les habitants à se renseigner sur le projet avant que les examens officiels ne commencent. Les opposants demeurent focalisés sur les conséquences immédiates, insistant sur le fait que “les camions lourds représentent le principal souci en matière de qualité de vie”.

FAQ

Quels types de déchets seront traités par l’incinérateur ?

L’incinérateur est conçu pour gérer principalement des déchets solides municipaux, en les convertissant en gaz avant de les brûler pour produire de l’énergie.

Quels impacts écologiques pourraient découler de l’incinérateur ?

Les opposants craignent des odeurs, des nuisances sonores, et un risque de pollution de l’air et des eaux souterraines.

Quel est le calendrier des prochaines étapes pour le projet ?

Une fois la demande officielle soumise au Siting Council, une période d’examen et de commentaires sera ouverte, permettant aux habitants de s’exprimer.

Quel budget est alloué à la construction de l’incinérateur ?

Les détails sur le coût total de construction ne sont pas encore disponibles, mais des estimations pourraient être révélées lors de futurs rapports de l’entreprise.

Les résidents peuvent-ils influencer la décision finale ?

Oui, les résidents peuvent soumettre des commentaires, participer à des pétitions, et s’organiser pour faire entendre leurs préoccupations lors des audiences publiques.

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