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Des centaines de bases américaines retardent silencieusement le dépollution des PFAS depuis des années, des échéances disparaissent.

Des centaines de bases américaines retardent silencieusement le dépollution des PFAS depuis des années, des échéances disparaissent.

Prolongement des délais de nettoyage des PFAS sur les bases militaires

Pour de nombreuses familles vivant à proximité des bases militaires, l’attente pour un accès à de l’eau potable propre s’intensifie, se prolongeant sur des décennies. Des reportages récents de USA Today révèlent que plusieurs bases militaires aux États-Unis ont considérablement modifié leurs calendriers pour le nettoyage des PFAS, des substances chimiques que l’on trouve dans les aires de combat et de sécurité.

L’analyse indique que plus du trois quarts des plus de 700 installations militaires passées en revue ont enregistré des retards dans leurs calendriers de nettoyage concernant les PFAS, certains d’entre eux allant même jusqu’à annuler toute date limite.

Qu’est-ce qui se passe ?

Selon les informations fournies par USA Today, la majorité de ces modifications de calendrier se sont produites en 2025, avec certains délais reportés de dix ans ou davantage. Sur ces bases, les PFAS ont longtemps été utilisés dans les mousses de lutte contre les incendies, ce qui explique leur présence. Connues sous le nom de « produits chimiques éternels », ces substances sont extrêmement persistantes dans l’environnement, demeurant dans le sol et les eaux souterraines pendant de nombreuses années. Leur lien avec certaines maladies graves, y compris des cancers, suscite une inquiétude croissante.

Un exemple frappant est celui de Brandi Hyatt, une résidente de Washington vivant près du Yakima Training Center de l’Armée américaine. Lorsque des PFAS ont été détectés dans son puits, sa famille a été contrainte de dépendre de l’eau en bouteille et d’emmener ses enfants se laver ailleurs. “On ne nous communique rien”, a-t-elle déclaré, exprimant son frustration.

Des tests d’eau effectués à proximité de 73 bases ont révélé des niveaux de PFAS supérieurs aux normes de sécurité définies par l’EPA. Seules deux bases parmi elles ont réussi à éviter les retards liés au nettoyage.

Pourquoi cela suscite-t-il des préoccupations ?

Ces délais importants sont souvent liés à la phase d’enquête, un processus essentiel pour déterminer l’étendue de la contamination et les actions nécessaires. Si cette étape s’éternise, le nettoyage effectif des sites se voit inévitablement retardé, laissant des riverains dans une incertitude prolongée concernant l’aqua de leur robinet.

Les résidents rapportent que ces changements de calendrier, en plus de leur imprévisibilité, sont aggravés par le manque d’informations claires et accessibles au public. En réponse à cette situation, la sénatrice Patty Murray a exprimé son mécontentement dans une lettre adressée au Département de la Défense, dénonçant le fait que les autorités préfèrent retirer discrètement les anciens calendriers plutôt que de communiquer ouvertement avec la communauté.

Les habitants des alentours se retrouvent donc à vivre avec des angoisses liées à leur santé, des pressions financières et une perte de confiance quant à leur accès à l’eau potable, sans possibilité d’agir sur la contamination qui les entoure.

Quelles actions sont entreprises ?

Les responsables militaires affirment que les nouveaux délais ne signifient pas un abandon des efforts de nettoyage des PFAS. Un porte-parole de l’Armée, le Lt. Col. Orlandon Howard, a indiqué dans un courriel que ces changements sont le reflet d’un travail technique en cours et non d’une diminution de l’engagement vis-à-vis de la qualité environnementale.

L’Armée a également commencé à installer des systèmes de filtration dans les foyers proches de Yakima et fournit de l’eau en bouteille dans certaines situations. Lors d’une réunion, le gestionnaire du programme de restauration environnementale, William Myer, a confirmé que des mesures sont prises pour mettre en place un système de traitement des eaux souterraines. Malgré cela, les régulateurs étatiques et les militants locaux estiment que la réponse doit être plus rapide et transparente.

Greg Caron, en charge du nettoyage des déchets dangereux dans la région, a exprimé ses préoccupations : “Toute échéance de dix ans est préoccupante.”

Au terme de cette épreuve, Brandi Hyatt a décidé de créer un groupe de soutien nommé Pursue PFAS Free. “Chacun a droit à la sécurité chez lui”, a-t-elle insisté, appelant à une plus grande participation des citoyens dans le processus de décision.


FAQ

Qu’est-ce que les PFAS et pourquoi sont-ils dangereux ?

Les PFAS, souvent appelés “produits chimiques éternels”, sont des substances chimiques qui persistent dans l’environnement et dans le corps humain. Ils sont associés à divers problèmes de santé, y compris certains cancers.

Comment se déplace la contamination par les PFAS ?

La contamination par les PFAS peut se propager par l’eau souterraine, l’air et les produits alimentaires, ce qui complique davantage le processus de nettoyage.

Que doivent faire les résidents affectés par la contamination ?

Les résidents devraient utiliser des filtres d’eau certifiés pour réduire l’exposition aux PFAS et se renseigner sur les ressources disponibles via les agences de santé locales.

Existe-t-il des mesures législatives en cours concernant les PFAS ?

Oui, plusieurs législateurs travaillent à l’élaboration de lois pour mieux réguler les PFAS et renforcer la protection de la santé publique.

Comment les communautés peuvent-elles s’impliquer dans la lutte contre la pollution par les PFAS ?

Les communautés peuvent s’engager en assistant aux réunions publiques, en formant des groupes de sensibilisation et en pressant les représentants locaux à agir pour des solutions rapides et transparentes.

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