Une récente incendie dans un entrepôt à Los Angeles soulève des préoccupations quant à la sécurité des panneaux solaires installés sur les toits. Cet incident, qui a duré plusieurs jours, fait réfléchir beaucoup de personnes alors que l’adoption de l’énergie solaire ne cesse de croître. Un ingénieur du secteur appelle à des modifications urgentes des conceptions pour éviter l’accumulation de chaleur et prévenir de futurs incendies.
Que s’est-il passé ?
D’après pv magazine USA, un incendie survenu le 17 juin dans un entrepôt de stockage à Boyle Heights a provoqué d’épaisses volutes de fumée. Ce feu était apparemment plus difficile à maîtriser à cause du système de panneaux solaires installé sur le toit de l’immeuble. Lawrence Shaw, ingénieur en chef pour des systèmes d’énergie solaire et propriétaire de Higher Powered LLC, une entreprise basée en Arizona, a exprimé de vives inquiétudes. Selon lui, cet incident pourrait être un préambule à des problèmes plus importants si des mesures thermiques appropriées ne sont pas mises en place pour les installations solaires.
Shaw a affirmé que l’incendie de Boyle Heights attire l’attention de tous, en raison des dégâts matériels et de la fumée toxique qu’il a générée. En utilisant des données de l’Administration américaine des incendies, il et un collègue ont élaboré un modèle qui prédit que la Californie pourrait connaître 122 incendies liés aux panneaux photovoltaïques d’ici 2030, avec encore plus d’incidents dans le Sud-Ouest des États-Unis.
L’inquiétude principale de Shaw réside dans la chaleur qui peut s’accumuler. Quand les panneaux sont trop proches du toit, cela peut intensifier cette chaleur, particulièrement dans des États chauds comme l’Arizona et la Californie, où les températures estivales peuvent atteindre des niveaux extrêmes.
Pourquoi est-ce important ?
Les solutions solaires se posent comme l’un des moyens les plus efficaces pour diminuer les factures d’électricité et réduire la pollution provenant des sources d’énergie non renouvelables. Cependant, si les pratiques de sécurité ne s’adaptent pas à la croissance rapide du secteur, les incendies canoniques pourraient éroder la confiance du public dans cette technologie, pourtant avantageuse sur le plan financier et environnemental.
Pour Shaw, la technologie elle-même n’est pas nécessairement dangereuse. À mesure que davantage de systèmes sont installés, la probabilité d’accidents diminue, semblable à d’autres technologies où des défaillances peuvent survenir sans compromettre l’ensemble du système. Toutefois, les incendies sur les toits peuvent entraîner des conséquences lourdes, avec des dégâts matériels, des préoccupations liées à la qualité de l’air et des situations plus périlleuses pour les équipes d’intervention.
Shaw considère qu’il existe des risques inhérents liés à la physique des panneaux solaires. Il fait également remarquer que les régulations actuelles n’ont pas complètement pris en compte ces enjeux. Il critique le National Electrical Code, qui, selon lui, ne s’attaque pas au problème, appelant ainsi l’industrie à une attention accrue sur la ventilation et la dissipation de chaleur.
Quelles mesures sont prises ?
Pour réduire les risques d’incendie, Shaw préconise de fixer les panneaux solaires en laissant un plus grand espace entre eux et le toit, permettant ainsi à l’air de circuler et de dissiper la chaleur. Il recommande que cet espace soit supérieur à six pouces. Bien que ceci puisse entrer en conflit avec les préférences esthétiques, notamment là où des installations plus discrètes sont souhaitées, il insiste sur le fait que la sécurité doit primer.
Shaw plaide également pour une meilleure gestion des incidents d’incendies liés au solaire, en distinguant si le feu a pris son origine dans un panneau, un onduleur ou un dispositif de stockage. Un reporting standardisé pourrait aider les installateurs, les pompiers et les régulateurs à révéler des schémas et ainsi améliorer les conceptions. Il évoque d’autres solutions, comme les auvents solaires qui permettent une meilleure ventilation tout en ombrageant les véhicules, ainsi que des inspections thermiques par drone pour détecter les zones chaudes avant qu’elles ne deviennent problématiques.
Shaw conclut en soulignant que l’industrie devrait faire une pause pour examiner la physique impliquée et envisager qu’il pourrait exister de meilleures alternatives aux systèmes de panneaux solaires sans espace d’air. Il mentionne que les auvents solaires pourraient non seulement fournir de l’ombre aux voitures, mais aussi de l’électricité à la maison.
FAQ
Quels sont les principaux risques associés aux panneaux solaires installés sur les toits ?
Les risques majeurs comprennent l’accumulation de chaleur, qui peut accroître le potentiel d’incendies, ainsi que des préoccupations liées à leur installation mal conçue qui pourraient entraîner des défaillances.
Que peut-on faire pour améliorer la sécurité des installations solaires ?
Il est essentiel d’assurer une bonne ventilation autour des panneaux, d’augmenter la distance entre les panneaux et le toit, et de suivre de près les incidents liés aux incendies pour en tirer des leçons.
Les panneaux solaires sont-ils dangereux par nature ?
Non, la technologie solaire en elle-même n’est pas intrinsèquement dangereuse; cependant, des installations défaillantes ou mal conçues peuvent présenter des risques.
Comment les propriétaires peuvent-ils s’assurer que leurs installations sont sûres ?
Les propriétaires devraient travailler avec des installateurs qualifiés qui suivent les réglementations en vigueur et participent à des formations sur la sécurité des systèmes photovoltaïques.
Quelles alternatives existent aux panneaux solaires traditionnels ?
Les auvents solaires, qui fournissent une couverture en panneaux solaires tout en permettant une meilleure ventilation, et les inspections thermiques par des drones sont des solutions prometteuses.
