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Un des employés de Tesla affecté à l’Autopilot a compris à ses dépens que cette technologie d’assistance à la conduite exige un lourd sacrifice humain. Un entretien avec un magazine a révélé qu’au sein de l’établissement de Buffalo, dans l’État de New York, la surveillance peut devenir écrasante.
Conditions de travail difficiles
Dans cet entretien accordé à Business Insider, l’employé, qui a demandé à rester anonyme pour protéger son emploi, a souligné que les travailleurs doivent passer cinq à six heures par jour à analyser des vidéos provenant des neuf caméras des véhicules Tesla. Ils sont rémunérés seulement 20 dollars de l’heure pour cette tâche difficile, qui consiste à examiner des images, parfois explicites, de l’intérieur des voitures et des conséquences d’accidents. En plus de cela, les employés se retrouvent perpétuellement sous contrôle.
Gestion de la productivité
Les employés bénéficient d’une courte pause de 15 minutes et d’une pause déjeuner de 30 minutes. Tesla utilise un système interne, appelé Flide Time, pour surveiller la productivité, enregistrant les clics de souris et les frappes au clavier dans leur logiciel vidéo. Si un employé ne semble pas travailler suffisamment, une alerte est automatiquement envoyée à leurs superviseurs.
Une peur omniprésente
“Pour étiqueter correctement certaines vidéos, vous devez consulter des ressources externes,” a noté l’employé. “Cependant, dès que vous sortez du programme, le suivi vous considère comme inactif, ce qui déclenche une alarme auprès de vos supérieurs.” Cela met en avant la peur de sanctions pour des infractions mineures, comme passer trop de temps sur une tâche non liée à l’étiquetage.
Flide ou Sous pression constante
Il a été rapporté précédemment que le non-respect des exigences de Flide Time, même d’une poignée de minutes, peut conduire à des réunions disciplinaires, avec la possibilité de recevoir des points négatifs dans leur dossier. En accumulant trois points en l’espace de six mois, un employé risque le licenciement. L’individu interrogé a même été convoqué pour ne pas avoir cliqué dans le système pendant seulement 15 minutes.
Déshumanisation et désillusion
Les travailleurs décrivent un sentiment de déshumanisation, se sentant comme de « simples fourmis ouvrières ». En plus de la fatigue mentale causée par l’analyse de longues heures d’images, cet employé a exprimé un fort sentiment de désillusion à l’égard de Tesla. “Je pensais que c’était une opportunité intéressante pour ma carrière, mais c’est devenu une entreprise dystopique à mes yeux.”
Informations supplémentaires sur Tesla
Un aperçu des projets de Tesla : Le Cybertruck pourrait bientôt intégrer un mode d’assistance pour les situations difficiles, selon les ingénieurs.
FAQ
Quelles sont les principales tâches des employés travaillant sur l’Autopilot chez Tesla ?
Les employés doivent analyser des heures de vidéo pour aider à l’entraînement de la technologie de conduite assistée.
Quelles sont les conséquences d’un non-respect des temps de pause ?
Des retards dans le respect des temps de travail peuvent engendrer des points discipline dans leur dossier, et potentiellement un licenciement.
Y a-t-il des moyens de signaler des problèmes de travail chez Tesla ?
Les employés peuvent communiquer leurs préoccupations via les canaux internes, mais la surveillance constante pourrait dissuader de telles démarches.
Quel est l’impact de la surveillance sur la santé mentale des employés ?
Le stress engendré par la surveillance permanente peut provoquer une fatigue mentale et un sentiment de déshumanisation.
Quelles mesures Tesla prend-elle pour améliorer les conditions de travail ?
Tesla a été critiquée pour ses pratiques, mais les détails spécifiques des changements prévus ne sont pas toujours rendus publics.
