Les obstacles à l’évolution
À New York, des groupes représentant les chauffeurs se mobilisent pour limiter le progrès technologique. L’Upstate Transportation Association (UTA) et la Guild des Conducteurs Indépendants (IDG) demandent une interdiction des voitures autonomes dans l’État. L’UTA va même jusqu’à réclamer un moratoire de 50 ans sur ces véhicules. Leur principale préoccupation est la perte potentielle de milliers d’emplois, qu’ils jugent inacceptable face à la mise en œuvre de cette technologie.
Conflits avec l’industrie des taxis
Les entreprises de taxi, ainsi que leurs défenseurs, ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit d’entraver les avancées. En dehors de New York, un vrai combat fait rage pour permettre à des services de covoiturage comme Uber ou Lyft de fonctionner. Le bureau du Gouverneur Andrew Cuomo indique que plusieurs de ces entreprises opèrent déjà en tant que services de transport dans la ville, mais pas ailleurs dans l’État.
Le gouverneur prend une position différente de celle de l’UTA, affirmant que le covoiturage modernise le transport au 21ème siècle et qu’il s’engage à en faire une réalité dans tout l’État. Cette lutte persistante contre l’entrée de nouveaux conducteurs sur le marché pourrait freiner la perspective des véhicules autonomes. John Tomassi, président de l’UTA, souligne que l’absence de voitures autonomes ne profitera pas à l’économie locale.
Un regard en arrière peu flatteur
L’opposition au progrès a souvent un goût amer dans le rétroviseur. Il est dit qu’en 1977, Ken Olsen, le fondateur de Digital Equipment Corporation, affirmait : « Il n’y a aucune raison d’avoir un ordinateur chez soi ». Quant à la déclaration de Wendell Wallach, qui prédit que des groupes de travailleurs vont réaliser que leurs emplois sont menacés, cela pourrait en faire un nouvel Olsen de l’avenir.
Il ne fait guère de doute que les véhicules autonomes remplacent peu à peu les chauffeurs. Selon un rapport du Département des Transports des États-Unis, 94 % des accidents sont dus à une erreur humaine. Bien que cela ne garantisse pas une sécurité accrue pour les véhicules sans conducteur, il est raisonnable de penser qu’éliminer le facteur humain, souvent imprévisible et irresponsable, serait un bon point de départ.
Il est possible que les associations de chauffeurs soient moins réticentes à l’idée des voitures autonomes si un revenu de base universel était mis en place pour compenser les pertes d’emplois engendrées par l’automatisation.
FAQ
Quels sont les avantages des voitures autonomes ?
Les véhicules autonomes promettent de réduire les accidents dus à une erreur humaine et d’améliorer l’efficacité du transport.
Quelles mesures peuvent compenser les pertes d’emplois ?
L’introduction d’un revenu de base universel pourrait aider à atténuer les impacts économiques de l’automatisation sur les travailleurs.
Comment évolue la législation sur le covoiturage à New York ?
Des discussions continuent d’avoir lieu, les autorités cherchant à trouver un équilibre entre innovation et protection des emplois locaux.
Quelles sont les préoccupations des conducteurs face à l’automatisation ?
Les chauffeurs craignent principalement la perte d’emploi et les conséquences économiques pour la communauté.
Quelles technologies sont considérées comme « à la pointe » ?
Les innovations en IA et robotique, qui permettent des avancées dans l’automatisation, sont au cœur de ces discussions.
