Mobilité

La NHTSA ouvre une nouvelle enquête sur le Full Self-Driving de Tesla : 2,9 millions de véhicules dans le viseur

La NHTSA ouvre une nouvelle enquête sur le Full Self-Driving de Tesla : 2,9 millions de véhicules dans le viseur

Une nouvelle enquête de la NHTSA sur le Full Self‑Driving (Supervised)

L’Administration nationale de la sécurité routière américaine (NHTSA) a ouvert une nouvelle enquête visant la fonction Full Self‑Driving (Supervised) de Tesla. Identifiée sous le numéro PE25012, cette procédure survient après des signalements faisant état de conducteurs enfreignant le code de la route alors que l’assistant était activé, ainsi que de comportements erronés du système (par exemple, des manœuvres pouvant diriger le véhicule vers la circulation opposée). Il s’agit de la troisième enquête de l’année visant Tesla.

L’enjeu est majeur: près de 2,9 millions de véhicules seraient concernés par cette technologie. Les conclusions de l’enquête pourraient se traduire par des mises à jour logicielles, des rappels ou d’autres mesures correctives, susceptibles d’affecter une large base d’utilisateurs.

Tesla, moteur d’innovation… et objet de controverses

Depuis ses premiers modèles, Tesla a propulsé l’électromobilité sur le devant de la scène, transformant l’image du véhicule électrique en symbole de technologie et de haut de gamme. Longtemps leader mondial des ventes d’électriques, la marque a récemment été dépassée par BYD en volumes, tout en conservant une influence technologique considérable.

L’entreprise ne s’est pas limitée aux voitures particulières. Elle développe des batteries avancées, des solutions solaires et des systèmes de stockage d’énergie. Dans la conduite assistée, Tesla poursuit une vision ambitieuse de l’autonomie, qui suscite à la fois admiration et vigilance réglementaire.

Deux offres d’aide à la conduite chez Tesla

Tesla commercialise aujourd’hui deux ensembles de fonctions d’assistance:

  • Autopilot
  • Full Self‑Driving (Supervised)

Ces deux offres restent des systèmes semi‑autonomes: le conducteur doit surveiller en permanence la route, garder le contrôle et être prêt à intervenir immédiatement. Le Full Self‑Driving (Supervised) propose des capacités d’assistance plus étendues que l’Autopilot, mais il ne transforme pas le véhicule en voiture totalement autonome.

Ce que vise concrètement l’enquête PE25012

L’investigation de la NHTSA examine deux volets complémentaires:

  • Des infractions commises par des conducteurs alors que le système était actif (excès de vitesse, non-respect de priorités, etc.).
  • Des erreurs de pilotage imputées au logiciel, dont des trajectoires inadaptées ou dangereuses.

Au-delà des faits rapportés, l’agence devrait s’intéresser à:

  • La conception du système et ses limites connues.
  • Les garde‑fous destinés à maintenir l’attention du conducteur.
  • La prévention des usages incorrects et des contournements.
  • La robustesse des mises à jour à distance et des procédures de validation.

Selon les résultats, la NHTSA peut demander des correctifs, exiger des rappels ou imposer des évaluations supplémentaires pour s’assurer que le niveau de sécurité est conforme.

Cap sur l’autonomie complète: la piste Robotaxi

Malgré ces remous, Tesla continue de pousser l’autonomie. La marque teste une flotte de “Robotaxis” à Austin (Texas), avec l’objectif d’atteindre une conduite sans conducteur dans le véhicule. D’autres acteurs comme Waymo mènent des expérimentations comparables. Ces pilotes illustrent une tendance lourde: la prochaine frontière pourrait être la voiture sans chauffeur en service commercial.

Les défis éthiques et juridiques à clarifier

Le passage à des services réellement autonomes pose des questions de responsabilité: en cas d’accident grave, qui est responsable — le propriétaire, le constructeur, l’éditeur du logiciel, l’opérateur du service? D’autres enjeux émergent: transparence des données, critères de sécurité acceptables, protocoles de recueil d’incidents et de validation avant déploiement à grande échelle. Les frictions actuelles avec la NHTSA sur les systèmes semi‑autonomes pourraient retarder l’acceptation publique et réglementaire de technologies plus avancées.

Ce que cela change pour les conducteurs

Pour les utilisateurs de Full Self‑Driving (Supervised), plusieurs points pratiques:

  • Rester attentif en permanence et respecter le code de la route, même si l’assistant est activé.
  • S’attendre à d’éventuelles mises à jour logicielles susceptibles de modifier le comportement du système.
  • Suivre les communications officielles de Tesla et de la NHTSA concernant d’éventuels rappels ou recommandations.
  • Comprendre que les conclusions de l’enquête pourront affecter des millions de véhicules.

Avertissement

Notre objectif est informatif et descriptif. Il ne s’agit pas d’exprimer une opinion, d’orienter une tendance ni de formuler un conseil en investissement ou une recommandation.

FAQ

Qu’est-ce que la NHTSA et quel est son rôle?

La NHTSA est l’autorité fédérale américaine chargée de la sécurité routière. Elle enquête sur les défaillances et peut exiger des rappels et des correctifs lorsque des risques sont identifiés. Elle publie aussi des bases de données d’incidents et supervise la conformité aux normes de sécurité.

En quoi un système “semi‑autonome” diffère‑t‑il d’un robotaxi?

Un système semi‑autonome (souvent classé SAE niveau 2) assiste la conduite mais exige une surveillance constante du conducteur. Un robotaxi vise l’autonomie élevée (niveaux 4/5), où le véhicule peut circuler sans conducteur humain, dans un périmètre d’usage défini.

Comment vérifier si mon véhicule est concerné par une enquête ou un rappel?

Vous pouvez consulter le site de la NHTSA avec votre VIN, vérifier les notifications dans l’application Tesla et les messages sur l’écran du véhicule. Tesla communique aussi par e‑mail en cas de rappel.

Les mises à jour à distance suffisent‑elles à corriger les problèmes?

Les mises à jour OTA peuvent déployer rapidement des correctifs et améliorer la sécurité. Elles doivent toutefois être testées et validées, puis surveillées via des retours terrain pour vérifier leur efficacité réelle.

Que doit faire un conducteur pendant l’enquête?

  • Utiliser le système conformément aux consignes.
  • Garder les mains prêtes et le regard sur la route.
  • Signaler tout comportement anormal via les canaux prévus.
  • Appliquer sans tarder les mises à jour proposées par le constructeur.
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