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Au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, un robot découvre un geyser chaud près d’une source de gaz tempérée.

Au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, un robot découvre un geyser chaud près d'une source de gaz tempérée.

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    <p>Crédit photo : Centre de recherche océanographique GEOMAR Helmholtz de Kiel</p>
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Découverte d’un champ hydrothermal unique

Un robot sous-marin a plongé à plus de 1 200 mètres de profondeur au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et a fait une découverte surprenante : un venant hydrothermal chaud situé à quelques centimètres d’une fuite de méthane, un phénomène jusqu’alors jamais observé ensemble par les scientifiques. Cette découverte pourrait transformer la connaissance que les chercheurs ont des systèmes volcaniques sous-marins et des écosystèmes qu’ils soutiennent, comme le rapporte Discover Wildlife.

Détails de la découverte

Ce champ atypique a été identifié en 2025 près de l’île de Lihir, lors d’une descente du ROV Kiel 6000, qui a atteint une profondeur d’environ 1 300 mètres. Bien que des expéditions précédentes aient suggéré une activité hydrothermale potentielle dans la région, aucune n’avait confirmé l’existence de ce site. « Cela a été une véritable surprise, surtout pour ceux d’entre nous qui avons travaillé dans cette zone à plusieurs reprises », a déclaré le Dr. Philipp Brandl, géologue marin au GEOMAR et scientifique principal de l’expédition.

Il est rare que des fumeurs blancs (ou venants hydrothermaux) et des fuites de méthane se rencontrent si près l’un de l’autre sur le fond marin, ce qui rend cette découverte particulièrement significative. L’équipe propose que le seamount volcanique soit à l’origine de cette coexistence de deux systèmes distincts. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans Scientific Reports.

Contexte de la recherche

Les chercheurs, en collaboration avec l’observateur local Stanis Konabe de l’Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée, ont nommé ce site Karambusel, un terme du Tok Pisin signifiant « moule ». Ce choix de nom reflète la multitude de moules présentes dans la zone. Par ailleurs, le site était riche en biodiversité marine, avec une variété d’organismes tels que des moules, des vers tubicoles, des crevettes et des concombres de mer.

Le Dr. Brandl a noté que certains des animaux présents pourraient même représenter des espèces nouvelle à la science.

Prochaines étapes

La priorité actuelle des chercheurs est de documenter cette découverte. Ils envisagent également de revenir à Karambusel pour mener des études biologiques plus approfondies. Brandl a exprimé le besoin d’étudier de près les espèces afin de mieux comprendre leur rareté et la vulnérabilité de cet écosystème.

Cette recherche est d’autant plus urgente en raison de l’industrie de la région. L’île de Lihir abrite la mine d’or de Ladolam, et les scientifiques ont mis en garde contre les dangers que représentent les déchets miniers et le potentiel futur d’exploitation minière du fond marin sur cette zone nouvellement identifiée.

« Nous avons découvert un trésor insoupçonné de biodiversité dans le champ de Karambusel, qu’il est crucial de protéger avant que des intérêts économiques ne l’endommagent », a conclu Brandl.

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FAQ

Qu’est-ce qu’un venants hydrothermal ?

Les venants hydrothermaux sont des fissures dans le sol marin où l’eau chaude, riches en minéraux, s’échappe, créant un habitat unique pour de nombreuses formes de vie.

Comment cette découverte affecte-t-elle la recherche océanographique ?

Cette découverte ouvre de nouvelles avenues pour comprendre les interrelations entre différentes sources hydrothermales et les écosystèmes voisins.

Pourquoi le site de Karambusel est-il dénoncé comme vulnérable ?

L’activité minière à proximité, notamment l’exploitation de la mine d’or de Lihir, pourrait endommager cet écosystème fragile en altérant son habitat naturel.

Les nouvelles espèces découvertes sont-elles menacées ?

Bien qu’il soit trop tôt pour le dire avec certitude, les chercheurs s’inquiètent de la vulnérabilité des espèces découvertes face aux changements environnementaux et à l’activité humaine.

Existe-t-il d’autres sites similaires dans le monde ?

D’autres sites de ce type sont documentés, mais la proximité d’un venants hydrothermal chaud et d’une fuite de méthane est une observation relativement rare.

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