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Le Royaume-Uni investit 22 millions de livres dans des organes miniatures pour tester des médicaments, avec l’objectif de remplacer les tests sur animaux.

Le Royaume-Uni investit 22 millions de livres dans des organes miniatures pour tester des médicaments, avec l'objectif de remplacer les tests sur animaux.

Une nouvelle approche pour l’évaluation des médicaments au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni adopte une méthode innovante pour évaluer les médicaments, qui repose sur l’utilisation d’organes miniatures cultivés en laboratoire. Grâce à cette avancée, les chercheurs ne dépendent plus autant des animaux pour mener leurs tests.

Récemment, le gouvernement a annoncé un financement de 22 millions de livres (30 millions de dollars) destiné à accélérer le développement de nouveaux médicaments et à réduire une partie des tests sur les animaux encore nécessaires dans ce processus, selon un rapport de Medical Daily.

Informations essentielles

Neuf projets soutenus par Innovate UK se partageront 2 millions de livres (2,7 millions de dollars) issus de ce financement. La majorité de ces projets concerne des études de sécurité qui utilisent encore des chiens et des primates non humains. La part la plus importante, soit 20 millions de livres (27,3 millions de dollars), sera consacrée à la création d’un nouveau Centre des modèles translationnels précliniques sur le site du Cambridge Biomedical Campus.

Depuis des années, les chercheurs cultivent des organoïdes, de petits agrégats de cellules humaines pouvant reproduire des caractéristiques essentielles d’organes comme l’intestin ou le cerveau, ainsi que des tumeurs. L’objectif actuel est de rendre ces modèles fiables, cohérents et largement accessibles.

Ce centre aura pour mission de créer des modèles de tissus à partir de cellules fournies par des patients du NHS et de les distribuer à des scientifiques d’universités et à des entreprises pharmaceutiques.

La gestion de ce centre sera partagée entre l’Institut Wellcome Sanger et le Laboratoire de biologie moléculaire du MRC. Il s’appuiera sur un réseau de recherche à Cambridge comptant environ 60 chercheurs principaux, avec la proximité de grands laboratoires pharmaceutiques tels qu’AstraZeneca et GSK.

Contexte de l’initiative

Cette initiative vise à résoudre un problème ancien en utilisant la technologie plutôt qu’en se fondant uniquement sur des politiques ou des considérations éthiques. Les tests sur les animaux ont été critiqués pendant des années, mais les développeurs de médicaments y recourent toujours, car ils ont besoin de moyens fiables pour évaluer l’efficacité et la sécurité des traitements.

Un des défis principaux dans le développement de médicaments réside dans le choix des candidats qui méritent de bénéficier de plus de temps et de fonds. Étant donné que les organoïdes sont fabriqués à partir de cellules de patients, ils pourraient représenter plus fidèlement les tissus humains par rapport aux modèles animaux. Cela pourrait aider les chercheurs à identifier plus rapidement les médicaments prometteurs tout en éliminant les moins efficaces plus tôt.

L’utilisation de tissus qui correspondent davantage à ceux des patients réels pourrait également permettre d’accélérer le processus de test des idées, favorisant ainsi la recherche de traitements pour des maladies comme le cancer ou la maladie inflammatoire intestinale. De plus, cette approche pourrait réduire le gaspillage dans la chaîne de développement des médicaments. Les échecs de médicaments coûtent cher, consomment du temps et constituent une des raisons pour lesquelles de nouvelles thérapies mettent tant de temps à atteindre le grand public.

Actions entreprise

Le plan se concentre sur l’amélioration des infrastructures de recherche, en mettant à disposition des modèles de tissus partagés et en établissant un cadre que d’autres laboratoires pourront utiliser dans leurs travaux. La confiance dans ces modèles augmentera si différentes équipes de recherche peuvent utiliser les mêmes organoïdes et reproduire des résultats cohérents lors d’études précliniques et de sécurité.

Cambridge bénéficie déjà d’un écosystème unique qui regroupe des laboratoires académiques, des instituts biomédicaux et de grandes entreprises pharmaceutiques. Ce cadre pourrait faciliter le passage des découvertes de la recherche précoce au développement de médicaments de manière plus efficace.

Au fil du temps, ce projet pourrait offrir un chemin plus clair pour réduire le nombre d’expérimentations animales tout en améliorant les chances que les tests de médicaments reflètent mieux la biologie humaine.

FAQ

Quels sont les avantages des organoïdes par rapport aux tests sur animaux ?

Les organoïdes, fabriqués à partir de cellules humaines, peuvent simuler plus précisément la réponse biologique, offrant ainsi des informations plus pertinentes sur l’efficacité et la sécurité des traitements.

Combien de temps ce projet devrait-il prendre avant de voir des résultats concrets ?

Bien que chaque projet ait ses propres timelines, la création du centre et l’adoption des nouvelles méthodes devraient se faire progressivement, avec des résultats visibles dans les prochaines années.

Les tests sur animaux seront-ils complètement éliminés ?

Il est peu probable que les tests sur animaux disparaissent totalement dans l’immédiat, mais cette initiative vise à réduire leur utilisation tout en développant des alternatives fiables.

Qui financera les recherches et les projets à Cambridge ?

Le gouvernement britannique a alloué une partie du financement, tandis que d’autres soutiens viennent de partenariats entre universités et entreprises pharmaceutiques.

Quels types de maladies pourront bénéficier de cette innovation ?

Des maladies complexes comme le cancer et les troubles inflammatoires de l’intestin sont parmi les principales cibles, mais cette recherche pourrait s’appliquer à une variété de pathologies à l’avenir.

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