Crédit photo : Image © 2026 par ROV SuBastian / Schmidt Ocean Institute, sous licence CC BY-NC-SA
Découverte fascinante au large du Brésil
Lors d’une exploration dans une région sombre et difficile d’accès de l’océan Atlantique Sud, des scientifiques ont eu une opportunité exceptionnelle d’observer un type de vie extrêmement rare. Une récente expédition a permis d’identifier 31 espèces nouvelles et a marqué un tournant dans l’étude marine en offrant une image en 3D de la structure cellulaire d’un microbe vivant.
Quelles découvertes ont été réalisées ?
Avec l’aide du Schmidt Ocean Institute et de son navire de recherche, le Falkor (too), une équipe internationale a exploré l’écosystème du midwater tropical, utilisant des techniques de séquençage du génome ainsi que des outils d’imagerie avancés. Le midwater, bien qu’il se situe entre la surface éclairée par le soleil et les profondeurs de l’océan, est reconnu comme le plus grand habitat terrestre, mais il reste mal compris.
Parmi les nouvelles créatures découvertes, on a trouvé des méduse à peigne, des vers fantômes, des rhizariens géants visibles à l’œil nu, et des larvacés, qui fabriquent des « maisons » en mucus ressemblant à des ballons pour piéger leur nourriture.
Karen Osborn, zoologiste de recherche au Smithsonian National Museum of Natural History et responsable scientifique de l’expédition, a déclaré : « Ce grand habitat est rempli d’animaux fascinants dont nous commençons tout juste à percer les mystères. »
En mer, l’équipe a aussi réussi à capturer une image en 3D d’un protiste vivant, révélant ainsi son architecture interne et son squelette vitreux.
Pourquoi cette recherche est-elle importante ?
L’océan joue un rôle clé dans la régulation du climat, tout en soutenant les systèmes alimentaires et les communautés côtières. Comprendre comment les créatures du midwater vivent et interagissent permettra aux scientifiques d’approfondir leurs connaissances sur cet écosystème parmi les plus vastes de notre planète.
De nombreuses formes de vie restent à découvrir, et certaines de ces créatures sont si fragiles que les méthodes de prélèvement traditionnelles peuvent les déformer ou les endommager avant que les chercheurs aient la chance de les analyser. Pendant des années, certains organismes ont pu être mal évalués ou complètement ignorés.
Karen Osborn a ajouté : « La variété incroyable de solutions qu’elles ont développées pour survivre dans cet environnement difficile ne cesse de m’émerveiller, et cela m’incite à poser toujours plus de questions sur notre océan. »
Une meilleure compréhension de cet écosystème peut orienter les efforts de conservation et améliorer les méthodes de surveillance des écosystèmes qui influent sur le climat, la pêche et la santé planétaire.
Quelles sont les méthodes utilisées ?
Pour cette étude, l’équipe a opté pour un équipement non invasif monté sur le véhicule sous-marin télécommandé SuBastian, plutôt que de se fier à des collectes physiques. Parmi les outils utilisés, on trouve deux systèmes laser développés par le Monterey Bay Aquarium Research Institute pour créer des images en 3D des animaux. Un système de caméra spéciale a aussi été utilisé pour capturer des silhouettes nettes et des détails précis.
Les chercheurs ont également employé un microscope du Stanford University pour examiner les structures cellulaires vivantes à bord. Une application de réalité virtuelle de l’Université d’Australie Occidentale et un « tapis roulant » hydrodynamique de Stanford leur ont permis d’observer le comportement des animaux sans perturber leurs mouvements naturels.
En combinant ces technologies, il sera possible d’accélérer l’identification des espèces non décrites et d’approfondir l’étude de la vie marine fragile sans leur infliger de dommages.
Kakani Katija, bio-ingénieure au MBARI, a déclaré : « C’est un honneur incroyable d’observer et d’expérimenter cette vie marine rare, mais aussi de travailler à sa description et à sa diffusion grâce à ces technologies novatrices non invasives. »
Jyotika Virmani, directrice exécutive du Schmidt Ocean Institute, a exprimé son enthousiasme en précisant : « Nous espérons un avenir où les scientifiques étudient la vie marine avec autant d’élégance que l’a fait notre équipe, et même en réalité virtuelle. »
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FAQ
Quelles espèces ont été découvertes lors de l’expédition ?
Les chercheurs ont documenté 31 nouvelles espèces, dont des méduses à peigne, des vers fantômes et des larvacés.
Quelle est la méthode de recherche privilégiée par l’équipe ?
L’équipe a utilisé des équipements non invasifs et des technologies de pointe pour éviter de prélever des organismes vivants.
Pourquoi est-il difficile de comprendre le midwater ?
Le midwater est situé entre la surface et les profondeurs, ce qui rend son exploration compliquée. Il reste l’un des habitats les moins connus de la planète.
Comment cela aide-t-il la conservation ?
Une meilleure compréhension des écosystèmes marins guidera les efforts de protection en fournissant des données essentielles sur la santé des océans.
Quelles sont les implications de ces découvertes ?
Ces découvertes enrichissent notre connaissance de la biodiversité océanique et pourraient informer les politiques de gestion des ressources marines.
