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L’ONU appelle la Russie à libérer une militante autochtone de Sibérie, menacée de 15 ans de prison.

L'ONU appelle la Russie à libérer une militante autochtone de Sibérie, menacée de 15 ans de prison.

Crédit Photo : Daria-Egereva.org

La Russie subit des pressions de la part d’agents des Nations Unies pour libérer Daria Egereva, une militante autochtone pour le climat, ainsi que sa collègue Natalia Leongardt. Ces deux femmes sont en détention depuis six mois, accusées de terrorisme en raison de leurs activités de sensibilisation.

Egereva, figure emblématique du mouvement autochtone et participante active aux négociations internationales sur le climat, a permis de transformer cette affaire en un enjeu international. D’après une publication de Grist, elle est une dirigeante autochtone Selkup et l’une des co-présidentes du Forum international des peuples autochtones sur le changement climatique. Toutes deux ont été arrêtées le 17 décembre, peu après leur retour de la conférence du COP30.

Les autorités russes ont accusé ces femmes d’appartenir à un groupe terroriste en lien avec leur précédent travail au sein de l’Aborigen Forum, un réseau d’avocats autochtones que la Russie a interdit deux ans auparavant.

Une Procédure Contestée

Alors qu’une audience importante se profile à Moscou, des experts des Nations Unies estiment que cette affaire ressemble davantage à une forme de représailles pour des travaux pacifiques en matière de droits de l’homme, plutôt qu’à une véritable poursuite criminelle. Dans une lettre adressée au gouvernement russe, les représentants de l’ONU ont appelé à la libération immédiate des deux militantes, déclarant : “Nous demandons à votre gouvernement de libérer sans conditions Mme Egereva et Mme Leongardt, de retirer toutes les accusations portées contre elles liées à leurs activités pacifiques en faveur des droits de l’homme, et de garantir leur capacité à poursuivre leur engagement pour ces causes sans crainte de représailles.”

Plus d’une centaine d’organisations ont également exprimé leur soutien, demandant la libération des femmes et l’abandon des poursuites qui pourraient les exposer à des peines de 20 ans de prison.

Importance de la Voix Autochtone

Les dirigeants autochtones apportent souvent une connaissance unique des terres, des ressources en eau et des effets du changement climatique aux négociations internationales. L’absence de ces voix pourrait dépouiller les discussions climat de perspectives essentielles pour des décisions éclairées et efficaces.

Les responsables ont aussi averti que ces poursuites pourraient décourager d’autres défenseurs des droits de l’homme et militants autochtones de collaborer avec les institutions internationales.

Conclusion et Appel à l’Action

Les préoccupations concernant l’effet dissuasif sur l’engagement international, ainsi que les retombées possibles sur les droits de l’homme, soulignent le danger que représente cette situation pour la coopération mondiale. La lutte pour la justice et les droits fondamentaux pourrait en souffrir, tout comme les efforts pour une action climatique significative.

FAQ

Quelles sont les charges exactes contre Daria Egereva et Natalia Leongardt ?

Elles sont accusées de terrorisme, basées sur leur participation à des activités jugées comme appartenant à un groupe terroriste.

Quel rôle joue Daria Egereva dans le mouvement autochtone ?

Egereva est une figure de proue, co-présidente d’un forum sur le changement climatique, renforçant la voix des peuples autochtones dans les débats globaux.

Comment a réagi la communauté internationale à cette affaire ?

Plus de 100 organisations ont demandé leur libération et dénoncent les accusations comme des atteintes aux droits de l’homme.

Quelles pourraient être les conséquences si ces accusations perdurent ?

Cela pourrait non seulement entraîner de lourdes peines de prison pour les deux femmes, mais aussi dissuader d’autres militants autochtones de s’engager dans des actions similaires à l’avenir.

Quelle est la position des Nations Unies sur cette situation ?

Les Nations Unies ont exprimé leur préoccupation et demandent la libération des militantes, considérant que les accusations ne sont pas fondées sur des actes criminels légitimes mais plutôt sur des activités pacifiques.

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