Technologie

Des enseignants de New York conçoivent un robot inspiré des escargots pour piéger les microplastiques dans l’eau.

Des enseignants de New York conçoivent un robot inspiré des escargots pour piéger les microplastiques dans l'eau.

Une initiative innovante des enseignants de New York

Un collectif d’enseignants de New York se mobilise pour s’attaquer à un des problèmes de pollution les plus difficiles à gérer dans le monde : les microplastiques. Ils s’inspirent d’une source peu conventionnelle : l’escargot aquatique.

Dans le cadre d’un atelier organisé à l’Université Cornell, ces éducateurs ont conçu et testé de petits robots capables de filtrer l’eau de surface afin de capturer ces particules nuisibles. Ces dispositifs, adaptés d’un projet de recherche sur la manière dont les escargots se déplacent et se nourrissent, s’avèrent être des outils promise pour les classeurs.

Que s’est-il passé pendant l’atelier ?

Selon le Cornell Chronicle, lors des sessions de l’atelier, Sunny Jung, professeur en ingénierie biologique et environnementale, a demandé aux participants de prêter attention au mouvement ondulant des escargots aquatiques. Ce mouvement leur permet d’aspirer des particules d’eau flottantes à une distance pouvant atteindre dix fois la longueur de leur corps.

Le robot développé par Jung, nommé Mollusca, fonctionne sur ce principe, aspirant l’eau de surface pour en filtrer les microplastiques.

Au cours de l’atelier, des chercheurs et des membres du personnel issus de Cornell, du New York Sea Grant, de l’Université de Princeton et de l’Université du Michigan ont proposé des sessions de formation, fourni des plans de cours et distribué des kits pratiques, permettant ainsi aux enseignants d’intégrer ces robots dans leurs classes.

Cette initiative a commencé avec un premier atelier de deux jours en juillet 2025, regroupant 25 enseignants, et s’est étendue cette année à 43 autres éducateurs à Cornell ainsi qu’à New York.

Les enseignants ont eu l’occasion de construire les robots et de les tester dans une pataugeoire remplie de nurdles, ces petites billes de plastique.

Pour Emily Colletta, responsable du programme pour élèves doués à l’école intermédiaire North Tonawanda, ce qui l’a marqué, c’est la pragmatisme de la formation reçue.

Elle déclare : « Les formations Sea Grant sont les meilleures que j’aie jamais suivies. Elles sont très interactives et toujours ancrées dans le local, ce qui facilite leur intégration en classe et permet aux élèves d’en tirer profit. »

Pourquoi cette problématique est-elle importante ?

Les microplastiques sont devenus omniprésents, se retrouvant dans les rivières, dans le corps humain et ailleurs. Le Cornell Chronicle rapporte que d’ici 2040, les microplastiques dans l’environnement pourraient avoir doublé, et ces particules ont déjà été identifiées dans au moins 1 300 espèces et dans le corps humain.

Des initiatives comme celle-ci offrent aux enseignants l’opportunité de relier les disciplines de la science, de l’ingénierie et de la santé environnementale à des problèmes impactant les communautés locales à travers le monde.

Colletta précise que ses élèves n’ont pas besoin de chercher loin pour comprendre cet enjeu. « Il leur suffit d’aller dans le parc près de chez nous pour trouver des nurdles, souvent en provenance d’une usine de plastique. C’est donc très pertinent pour eux », a-t-elle indiqué.

Bien que ces robots ne puissent, à eux seuls, résoudre la pollution plastique dans les océans, ils pourraient néanmoins permettre aux scientifiques de mieux comprendre où les microplastiques s’accumulent et quelles sont les méthodes les plus efficaces pour les collecter.

Quelles actions sont en cours ?

D’après le Chronicle, le financement du National Oceanic and Atmospheric Administration’s Marine Debris Program a apporté un soutien au concept de Mollusca en 2024, menant à la création de plusieurs prototypes de 30 cm de côté. Ces robots ont passé 80 heures à nager dans une pataugeoire de laboratoire, tandis que des équipes de l’Université de Princeton et de l’Université du Michigan étudient la performance des vagues et des versions plus grandes pour les Grands Lacs.

En parallèle, le New York Sea Grant s’efforce de transformer cette recherche en leçons adaptées à différents niveaux scolaires.

Le Cornell Chronicle a montré que Colletta a mis en place une unité sur les Grands Lacs s’étalant sur trois mois autour de ce projet. Taryn Matteson, enseignant au Tapestry Charter High School à Buffalo, a déclaré avoir obtenu un « soutien total » de la part de ses élèves de biologie avancée.

FAQ

Quels sont les microplastiques et pourquoi sont-ils un problème ?

Les microplastiques sont de petites particules de plastique, souvent inférieures à 5 millimètres, qui proviennent de débris plastiques plus gros, de produits de consommation et de la pollution. Ils représentent un sérieux risque pour la vie marine et peuvent avoir des effets néfastes sur la santé humaine.

Comment les enseignants peuvent-ils intégrer cet apprentissage dans leurs cours ?

Les enseignants peuvent utiliser les modèles de robots, des plans de leçons et des kits d’exercices pratiques fournis lors des ateliers pour enseigner des concepts liés à la science des matériaux, à l’écologie et à la technologie.

Quelle est l’importance de l’éducation sur les microplastiques pour les jeunes ?

Éduquer les jeunes sur les microplastiques les aide à comprendre l’impact de leurs choix quotidiens sur l’environnement. Cela les incite également à être des citoyens responsables et à participer activement à la protection de leur communauté.

Y a-t-il des initiatives similaires à l’échelle mondiale ?

Oui, plusieurs pays et organisations à travers le monde lancent des programmes éducatifs et de recherche sur les microplastiques. Des partenariats similaires entre institutions d’enseignement et de recherche existent dans des zones importantes comme l’Europe ou l’Asie.

Comment le grand public peut-il contribuer à cette lutte contre les microplastiques ?

Le public peut réduire sa consommation de plastiques à usage unique, participer à des nettoyages communautaires et soutenir des initiatives politiques visant à limiter la pollution plastique.

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