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Des propriétaires de chiens formés pour détecter les œufs de la mouche tigrée, selon une étude.

Des propriétaires de chiens formés pour détecter les œufs de la mouche tigrée, selon une étude.

Les chiens au service de la lutte contre les insectes envahissants

Pour de nombreux propriétaires de chiens, le fait que leur animal cherche des jouets ou des friandises cachées n’est qu’un simple jeu. Cependant, une étude récente révèle que cette habitude pourrait également être utile pour détecter un insecte invasif qui menace l’agriculture, les vignobles et les forêts.

Une coopération étonnante

Une recherche menée par Virginia Tech a montré que des bénévoles, accompagnés de leurs chiens de compagnie, ont réussi à repérer des masses d’œufs de la lanterne tachetée. Cette étude, première en son genre, a démontré que ces équipes de citoyens pouvaient obtenir des résultats comparables à ceux obtenus par des chiens professionnels spécialisés dans la conservation.

Le lanterne tachetée, originaire d’Asie, a été découvert pour la première fois en Pennsylvanie en 2014 et s’est depuis répandu dans 18 États. Ses œufs, capables de se fixer à divers supports tels que les arbres ou des véhicules, facilitent la propagation de cet insecte nuisible.

Le projet a suscité un vif intérêt avec plus de 1 000 propriétaires de chiens, et 182 équipes ont été choisies pour participer à la formation. Après plusieurs mois d’entraînement, les chiens ont identifié des masses d’œufs avec un taux de réussite de 82 % lors de tests en intérieur contrôlés, et de 61 % lors d’essais en extérieur. Parmi les chiens qui ont réussi les deux tests, 92 % ont par la suite trouvé des masses d’œufs vivantes avec un entraînement supplémentaire minimal.

Sally Dickinson, l’auteure principale de l’étude, a commenté que ces équipes de citoyens et leurs chiens peuvent jouer un rôle crucial dans la protection de l’environnement et de l’agriculture face aux espèces envahissantes.

Pourquoi est-ce significatif ?

Les lanternes tachetées ne représentent pas qu’une simple gêne ; elles peuvent causer des dommages considérables aux vignes, arbres fruitiers et autres plantes, exerçant ainsi une pression sur les agriculteurs et les écosystèmes locaux. Un des principaux défis réside dans le fait que leurs masses d’œufs se camouflent facilement dans leur environnement. Elles ressemblent souvent à des traces de boue ou à des lichens, se cachant dans les fissures de l’écorce ou dans des endroits discrets. Comme l’a souligné Mizuho Nita, co-auteur de l’étude, les trouver revient à chercher une aiguille dans une botte de foin.

Cette difficulté rend la détection précoce difficile à mettre en œuvre à une plus grande échelle. Bien que les chiens professionnels puissent aider, leur coût élevé limite leur disponibilité. En formant davantage de chiens de compagnie, les communautés pourraient disposer d’une solution moins coûteuse pour détecter les infestations avant qu’elles ne s’étendent.

Quelle est la démarche entreprise ?

Les chercheurs ont formé des équipes de bénévoles en utilisant des masses d’œufs dévitalisées, c’est-à-dire qui ne peuvent pas éclore. Les participants ont effectué leurs entraînements chez eux ou en petits groupes, prouvant que ce type de travail de détection peut être réalisé en dehors des laboratoires ou des installations spécialisées. De plus, des recherches antérieures menées par certains des mêmes scientifiques ont montré que des chiens de compagnie entraînés étaient capables d’identifier la mildiou pulvérulent, une maladie fongique affectant les vignes, avec une précision supérieure à 90 %.

Erica Feuerbacher, co-autrice de l’étude, a précisé que ces résultats mettent en lumière un vaste réseau de propriétaires de chiens qui pourraient contribuer à la lutte contre ces nuisibles. Beaucoup de gens s’investissent déjà dans des activités de détection olfactive avec leurs animaux, juste pour le plaisir. L’étude de Sally démontre que cela peut aller au-delà d’un simple passe-temps : ces scientifiques citoyens et leurs chiens peuvent représenter une ressource précieuse pour combattre la propagation des nuisibles.

Katie Thomas, participante au projet, a ajouté que travailler pour le bien commun, notamment dans le domaine de la science citoyenne, donne une dimension supplémentaire à leurs efforts. Dickinson conclut en affirmant que, avec un bon entraînement, les propriétaires peuvent transformer leurs animaux de compagnie en partenaires puissants pour la conservation.

FAQ

Quels sont les risques liés à la lanterne tachetée ?

Les lanternes tachetées peuvent provoquer de graves dommages aux cultures, en particulier aux vignobles, fruits et autres plantations, menant ainsi à des pertes économiques pour les agriculteurs.

Comment les chiens détectent-ils les œufs de lanterne tachetée ?

Les chiens sont formés à reconnaître l’odeur des œufs de lanterne tachetée, leur permettant de localiser ces masses difficiles à distinguer visuellement dans leur environnement.

Quelles sont les étapes pour former un chien à cette tâche ?

Les étapes incluent l’introduction progressive à des masses d’œufs dévitalisées, l’entraînement dans des environnements contrôlés, et des exercices réguliers pour renforcer leurs compétences de détection.

Les résultats de l’étude peuvent-ils être appliqués à d’autres espèces envahissantes ?

Oui, les méthodes de détection utilisant des chiens pourraient potentiellement être adaptées à d’autres espèces nuisibles, offrant ainsi une méthode de surveillance efficace pour différents contextes.

Comment puis-je aider à cette cause ?

Si vous êtes un propriétaire de chien et que cela vous intéresse, envisagez de vous informer sur les programmes de formation dans votre région ou de participer à des initiatives de science citoyenne liées à la détection des nuisibles.

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