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Augmentation de la pollution au mercure pour la première fois depuis des années, alors que l’administration Trump s’emploie à maintenir les centrales au charbon en activité.

Augmentation de la pollution au mercure pour la première fois depuis des années, alors que l'administration Trump s'emploie à maintenir les centrales au charbon en activité.

Une hausse inattendue de la pollution au mercure

La pollution au mercure provenant des centrales à charbon aux États-Unis, après des années de diminution, connaît une nouvelle montée alarmante. Selon un rapport de l’Environmental Defense Fund (EDF), cette situation se détériore en raison des politiques récentes.

Ce qui se passe ?

Les données de l’EPA révèlent que les émissions de mercure des centrales à charbon ont augmenté de 9 % par rapport aux niveaux de 2024 l’année dernière, ce qui représente environ 2 200 kg libérés dans l’environnement. Cette inflexion est préoccupante, surtout après des avancées dans la réduction de la pollution atmosphérique.

L’EDF souligne que cette hausse intervient alors que l’administration Trump cherche à maintenir ouvertes des centrales à charbon vieillissantes tout en assouplissant les protections fédérales conçues pour limiter les émissions nocives. Ted Kelly, l’avocat principal de l’EDF, a décrit cela comme une « tempête parfaite », signalant que pendant que l’utilisation du charbon augmente, les limites de pollution sont affaiblies.

Le mercure, un neurotoxique puissant, peut avoir des effets dévastateurs sur le cerveau et le système nerveux, en particulier chez les nourrissons et les jeunes enfants. L’augmentation de la pollution semble résulter d’un changement de politique en faveur de l’industrie charbonnière.

L’administration soutient cette industrie par le biais de subventions et de contrats avec le Département de la Défense pour de l’électricité produite à partir du charbon, ainsi que par des mesures d’urgence qui ont prolongé l’exploitation de cinq centrales au-delà de leur date prévue de fermeture.

Les coûts de l’inaction

Ces prolongations s’avèrent coûteuses, selon l’EDF. Par exemple, la centrale J.H. Campbell dans le Michigan aurait coûté plus de 600 000 $ par jour pour rester opérationnelle, totalisant plus de 180 millions de $. De même, la station de Centralia dans l’État de Washington est en attente sous des ordres fédéraux, malgré une absence de nécessité pour l’approvisionnement énergétique, avec un coût estimé à 20 millions de $ jusqu’à présent.

Parallèlement, l’administration a assoupli les Normes pour le mercure et les toxiques de l’air (MATS), qui régulaient les limites d’émissions de mercure et d’autres polluants dangereux tout en exigeant un meilleur suivi dans les centrales électriques.

Pourquoi est-ce important ?

Le charbon est déjà l’une des sources d’électricité les plus polluantes aux États-Unis. Augmenter son utilisation signifie davantage de pollution toxique pour les communautés environnantes et les zones en aval.

Les polluants émis par les centrales, y compris le mercure, l’arsenic et le nickel, sont associés à divers problèmes de santé, notamment le cancer, les maladies cardiaques et pulmonaires, ainsi que des effets néfastes sur le développement comme l’autisme. Bien que certains liens entre ces polluants et les maladies ne soient pas totalement établis, il n’en reste pas moins que les risques demeurent préoccupants.

De plus, l’industrie des combustibles fossiles nuit aussi à la santé publique de différentes manières. Elle est un facteur clé de la pollution climatique, contribuant à des catastrophes météorologiques extrêmes qui détruisent des maisons, des emplois et des économies locales.

Quelles actions sont entreprises ?

Un collectif d’organisations environnementales, d’avocats spécialisés en santé publique, d’organisations communautaires et de procureurs généraux d’État conteste les ordres d’urgence relatifs aux centrales à charbon en justice.

L’une des premières affaires, portant sur la centrale Campbell, est actuellement examinée par la Cour d’appel du Circuit de D.C., ce qui pourrait déterminer l’autorité de l’administration à interférer dans la planification régionale du réseau électrique.

Les groupes de défense de l’environnement et de la santé s’opposent également à l’assouplissement des MATS, arguant que le retour aux règles plus anciennes de 2012, au lieu des normes plus strictes de 2024, expose les communautés à des risques accrus.

Surbhi Sarang, avocate senior à l’EDF, a déclaré : « Les familles américaines seront celles qui paieront le prix avec leur santé et leur porte-monnaie. C’est inacceptable et illégal, et nous continuerons à nous battre à chaque tournant. »

FAQ

Quel est l’impact du mercure sur la santé?

Le mercure est un toxique qui peut engendrer des troubles neurologiques, en particulier chez les enfants, pouvant entraîner des problèmes de développement et des difficultés cognitives.

Comment le charbon affecte-t-il l’environnement?

La combustion du charbon libère de nombreux polluants, contribuant à la dégradation de la qualité de l’air et de l’eau, ce qui entraîne des répercussions sur la santé des populations et des écosystèmes.

Quelles mesures peuvent être prises pour réduire les émissions de mercure?

Des réglementations plus strictes sur les émissions de mercure, une transition vers des sources d’énergie renouvelable et des investissements dans des technologies plus propres peuvent toutes contribuer à la réduction des émissions.

Quelles alternatives au charbon existent pour la production d’électricité?

Les énergies renouvelables comme l’éolien, le solaire et l’hydraulique sont des alternatives viables au charbon, permettant de produire de l’électricité avec moins d’impact environnemental.

Que peut faire le public pour lutter contre la pollution?

Le public peut s’engager en soutenant des politiques environnementales, en participant à des initiatives locales de nettoyage et en sensibilisant sur les effets néfastes de la pollution, incitant ainsi à des actions concrètes pour un avenir plus vert.

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