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La calotte glaciaire géante a atteint les Pays-Bas 1,3 million d’années plus tôt que prévu.

La calotte glaciaire géante a atteint les Pays-Bas 1,3 million d’années plus tôt que prévu.

Des nouvelles découvertes indiquent que la **plaque de glace eurasienne** aurait pu atteindre le territoire actuel des **Pays-Bas** environ 1.3 million d’années plus tôt que ce que les scientifiques avaient prévu.

Cette découverte pourrait modifier la perception des chercheurs sur le début des grandes glaciations de l’Hémisphère nord en Europe.

Que s’est-il passé ?

Le plus ancien dépôt glaciaire connu dans le **nord-est des Pays-Bas** était auparavant daté d’environ **1.1 million d’années**. Cependant, une récente étude, relayée par Earth.com, a permis de dater directement ce matériau à environ **2.4 millions d’années**.

Cette recherche a été dirigée par **Kaleb Wagner**, un géoscientifique de l’Institut de géophysique de l’Académie des sciences de République tchèque, dont l’équipe a examiné le **complexe de Hattem**, un dépôt enfoui de gravier grossier et de blocs situé sous les terres agricoles néerlandaises.

Au lieu de s’appuyer sur des estimations d’âge indirectes, les chercheurs ont utilisé une méthode de **datation cosmogénique**. Cela leur a permis de mesurer l’aluminium-26 et le béryllium-10 dans le quartz, afin d’évaluer combien de temps le sédiment était enseveli.

Les trois couches échantillonnées ont révélé des âges quasiment identiques.

L’équipe a également analysé des **cristaux de zircon** issus du sédiment pour déterminer l’origine du gravier. Les signatures isotopiques obtenues ont été associées à des roches anciennes du sud de la **Norvège** et du **bouclier fennoscandien**, suggérant qu’une immense plaque de glace eurasienne avait traversé la mer Baltique plus tôt que les estimations antérieures ne l’indiquaient.

Pourquoi est-ce important ?

L’histoire glaciaire de l’Europe comportait une lacune significative, et cette nouvelle datation permet de la réduire. Si la plaque de glace a effectivement atteint les Pays-Bas il y a **2.4 millions d’années**, cela signifie que l’Europe de l’Ouest a peut-être connu près d’un million d’années supplémentaires de cycles glaciaires que les chronologies antérieures ne prenaient pas en compte.

De plus, cette chronologie coïncide avec les preuves montrant que la **plaque de glace laurentienne** en Amérique du Nord a connu une expansion importante autour de **2.42 millions d’années**. Si ces immenses calottes glaciaires se formaient presque simultanément en Europe et en Amérique du Nord, cela aurait pu entraîner une plus grande quantité d’eau conservée sur terre, provoquant une chute marquée du niveau des mers.

Les chercheurs ont également souligné que les couches de gravier néerlandaises pourraient conserver des indices de **crues importantes d’eau de fonte**. Ces afflux d’eau douce froide dans l’Atlantique Nord auraient pu affecter la circulation océanique, contribuant ainsi à des changements climatiques abrupts.

Que disent les chercheurs ?

Il a été noté que le dépôt de Hattem offre désormais une **datation directe** essentielle pour l’histoire des grandes glaces continentales en Europe, remplaçant les estimations plus anciennes basées principalement sur des archives polliniques et des corrélations sédimentaires.

L’équipe a également observé un changement environnemental majeur au-dessus de cette couche. Vers **1.7 millions d’années**, la **formation d’Appelscha** montre que le matériel fluvial central européen a remplacé le sédiment fennoscandien, signalant l’effondrement du **système fluvial ancien de la Baltique** suite à l’avancée de la glace.

Dans l’ensemble, cette étude suggère que l’histoire des glaciations en Europe a débuté de manière plus soudaine, en synchronisation probable avec les événements similaires en Amérique du Nord.

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FAQ

Quelle méthode a été utilisée pour dater le dépôt de Hattem ?

Les chercheurs ont utilisé la datation cosmogénique, mesurant les isotopes d’aluminium-26 et de béryllium-10 dans le quartz.

Quels impacts cette découverte pourrait-elle avoir sur notre compréhension des glaciations ?

Elle pourrait entraîner une révision des modèles concernant les cycles glaciaires en Europe et leur synchronisation avec ceux d’Amérique du Nord.

Pourquoi les sédiments de gravier sont-ils significatifs ?

Ils pourraient contenir des indices sur des événements environnementaux passés, comme des crues de fonte, et leurs effets sur le climat.

Quelles autres régions ont été analysées ?

Les isotopes trouvés ont correspondu à des roches anciennes en Norvège et dans le bouclier fennoscandien, suggérant des connexions géologiques importantes.

Quel a été l’impact climatologique potentiel de ces glaciations simultanées ?

Elles auraient pu entraîner une hausse des niveaux d’eau douce sur les continents, affectant ainsi le niveau de la mer mondial et les courants océaniques.

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