Technologie

Étude de suivi GPS révèle la présence envahissante des hiboux barrés dans les forêts californiennes, là où nichent les hiboux tachetés.

Étude de suivi GPS révèle la présence envahissante des hiboux barrés dans les forêts californiennes, là où nichent les hiboux tachetés.

État actuel des hiboux tachetés du nord

De récentes recherches menées en Californie révèlent que les hiboux tachetés du nord continuent de perdre leur territoire en raison de l’invasion des hiboux rayés, qui pénètrent dans les mêmes forêts anciennes. Cette situation soulève des questions importantes sur la protection des forêts et sur l’impact que cela a sur la faune qui en dépend.

La concurrence entre espèces

Les scientifiques ont équipé des hiboux rayés de traceurs GPS et ont observé que ces oiseaux envahissants s’installent fréquemment dans les forêts matures et vastes, qui sont essentielles pour les hiboux tachetés lors de leur nidification et leur repos. Selon un rapport du Integral Ecology Research Center du 12 août, ces hiboux rayés semblent privilégier les zones forestières les plus hautes et les plus anciennes en Californie du nord.

La recherche a suivi 56 hiboux rayés sur une superficie de 1 571 miles carrés (soit environ 4 070 kilomètres carrés) de forêt, selon les informations du Lost Coast Outpost. En moyenne, 64 % des territoires des hiboux rayés chevauchent des habitats déjà identifiés pour les hiboux tachetés, et 38 % de cette superficie se situe dans les meilleures zones de nidification.

Les chercheurs ont constaté que chaque hibou rayé occupe une zone de 2,6 miles carrés (6,7 kilomètres carrés), une dimension près de 28 fois plus grande que celle observée en Louisiane, là où cette espèce est originaire.

Impact sur l’écosystème

Les hiboux rayés et tachetés sont en concurrence pour se nourrir d’animaux tels que les écureuils volants et les voles arboricoles. En plus, les hiboux rayés ont un régime alimentaire plus varié, incluant également des salamandres, des reptiles et de petits carnivores comme le putois rayé. Cela signifie que même si sur une carte, l’habitat semble intact, il n’est plus fonctionnel pour les espèces indigènes qui en dépendent.

Dr. Vitek Jirinec, chercheur à l’IERC, résume ainsi la situation : « Chaque parcelle de cette forêt apparaît sur nos cartes comme un habitat pour les hiboux tachetés. Cependant, cela ne se limite pas seulement aux arbres, mais aussi à un environnement où un hibou tacheté peut réellement vivre. Les hiboux rayés ont malheureusement rendu cela impossible dans une grande partie de ce paysage. »

Mesures en cours pour la protection

Les chercheurs estiment qu’en raison de la structure intacte des forêts, enlever les hiboux rayés d’une zone pourrait rapidement rendre cet habitat de nouveau accessible pour les hiboux tachetés. En s’appuyant sur des données provenant de 1 171 hiboux rayés retirés grâce à un programme de recherche et de gestion autorisé, l’étude estime que plus de 695 miles carrés (1 800 kilomètres carrés) d’habitats de hiboux tachetés sont de nouveau disponibles pour la recolonisation. Parmi ceux-ci, près de 444 miles carrés (1 150 kilomètres carrés) concernent des forêts adaptées à leur nidification.

Ce projet bénéficie de la collaboration de partenaires tels que l’Université du Wisconsin-Madison, le Département américain de l’agriculture, la tribu Hoopa Valley, le Service forestier des États-Unis, le Département californien de la faune et de la flore, ainsi que d’autres acteurs régionaux. Le financement est principalement issu du programme de subventions pour la restauration du cannabis du CDFW.

« Les hiboux tachetés sont la raison d’être de cette étude, mais ils font partie d’un réseau alimentaire beaucoup plus vaste lié aux forêts anciennes, où chaque espèce joue un rôle dans le maintien de l’écosystème », souligne Dr. Greta Wengert, co-directrice de l’IERC et investigatrice principale de l’étude. « Cela signifie que la protection de cette communauté biologique d’anciennes forêts nécessite un engagement sur le long terme pour gérer cette espèce invasive. »

FAQ

Quelles sont les principales menaces pour les hiboux tachetés du nord ?

Les principales menaces incluent la concurrence alimentaire avec les hiboux rayés, la perte d’habitat due au développement urbain et aux pratiques forestières, ainsi que les changements climatiques qui perturbent leur environnement.

Que peut-on faire pour aider les hiboux tachetés ?

La protection de leur habitat est essentielle. Des campagnes locales de sensibilisation et des initiatives de reforestation peuvent également contribuer à la survie de cette espèce menacée.

Quels autres animaux partagent le même habitat que les hiboux tachetés ?

Outre les hiboux rayés, ils partagent leur habitat avec des espèces comme des écureuils, des rongeurs et divers oiseaux, qui tous contribuent à l’écosystème des forêts anciennes.

Comment la recherche sur les hiboux influencera-t-elle les efforts de conservation ?

Les résultats de la recherche aideront à formuler des stratégies de gestion et de conservation plus efficaces, qui prendront en compte l’interaction entre les différentes espèces et leur habitat.

Quels sont les impacts écologiques de la présence des hiboux rayés dans les forêts ?

Les hiboux rayés pourraient déséquilibrer l’écosystème local en surpâturant certaines populations de proies, ce qui peut entraîner des effets en cascade sur d’autres espèces et l’habitat global.

Quitter la version mobile