Une découverte archéologique fascinante en Espagne
Un chariot en bronze datant d’environ 2 400 ans a été retrouvé dans la province de Badajoz, en Espagne. Cette découverte permet aux archéologues d’explorer les pratiques rituelles dans l’Iberie ancienne et d’éventuelles relations commerciales entre la Péninsule ibérique et le monde étrusque en Italie, comme l’a rapporté Live Science.
Contexte de la découverte
Les fouilles menées à Casas del Turuñuelo ont révélé des fragments de ce chariot, qu’une équipe de chercheurs pense avoir eu un rôle dans des cérémonies religieuses pour honorer les dieux. Mesurant environ 60 centimètres de long, il présente une surface supérieure plane qui pourrait avoir servi à brûler des offrandes d’encens.
La particularité de cette découverte réside dans le fait qu’elle n’a pas d’équivalent connu en Iberie, selon Guiomar Pulido González, archéologue au Institut d’archéologie de Mérida. Bien que seuls quelques éléments, comme deux roues et deux supports, aient été préservés, ceux-ci montrent une maîtrise artistique exceptionnelle.
Les décorations restantes comprennent des figures humaines soutenant la plateforme ainsi que des griffons sur les côtés. Ce chariot arbore également un visage qui combine une gorgone, figure protectrice liée à Méduse, et Achelous, un dieu fleuve de la mythologie grecque. Pulido note que ces éléments figuratifs semblent suggérer des divinités protectrices, bien que leur exact rôle demeure incertain.
Importance de cette découverte
Bien que des chariots similaires aient été retrouvés dans des contextes étrusques, celui-ci pourrait être le premier exemple identifié en Iberie avec ce mélange unique d’ornements. Cela renforce l’idée que des communautés privilégiées de la région étaient intégrées dans des réseaux commerciaux plus vastes en Méditerranée.
Des objets importés, comme de la céramique grecque et d’autres artefacts en bronze étrusque, laissent supposer que ces élites participaient activement à des échanges à longue distance, témoignant de leur richesse et de leur pouvoir d’achat.
Les archéologues ont identifié un modèle similaire à 14 sites, où des bâtiments brûlés ont été comblés avec des débris et de la terre. Cette répétition des séquences suggère un rituel de clôture plutôt qu’une destruction causée par une attaque, laissant les chercheurs réfléchir à la disparition des communautés dans les archives archéologiques.
Actions en cours
Actuellement, les chercheurs et restaurateurs examinent la construction, l’iconographie et les dommages du chariot pour déterminer son lieu de fabrication ainsi que son trajet vers le sud-ouest de l’Espagne. Une particularité notable à considérer est l’habillement des figures de soutien, qui semblent porter des jupes — une caractéristique peu commune dans les œuvres en bronze étrusques, où les figures sont généralement représentées nues.
Les travaux de restauration pourraient révéler si le chariot a été fabriqué en Italie et ensuite échangé, ou s’il a été produit localement par des artisans inspirés par des modèles étrangers. Chacune de ces possibilités pourrait enrichir la compréhension historique des échanges culturels dans la Méditerranée ancienne.
Pulido a proposé que ces rituels de commémoration pourraient constituer un au revoir symbolique à des bâtiments qui ont été délibérément abandonnés. Après ces événements, la culture en question semble avoir “disparu des archives archéologiques”.
FAQ
Quelle était la fonction des chariots en bronze dans l’Iberie ancienne ?
Ces chariots étaient souvent utilisés pour des cérémonies religieuses, symbolisant un lien entre les communautés et leurs dieux.
Quels types d’objets ont été importés dans l’Iberie ancienne ?
Des objets tels que la céramique grecque et divers bronzes étrusques, indiquant des échanges économiques et culturels.
Pourquoi la découverte de ce chariot est-elle significative ?
Elle souligne l’existence de rituels religieux et des connexions commerciales dans les sociétés anciennes, enrichissant notre compréhension des pratiques de ces communautés.
Comment les archéologues déterminent-ils l’origine des artefacts ?
L’analyse des iconographies, des matériaux et des styles permet de retracer les influences culturelles et commerciales.
Quels autres sites ont montré des séquences similaires de destruction ?
Quatorze sites archéologiques dans la même région ont montré des bâtiments brûlés suivis d’un comblement, suggérant un rituel plutôt qu’une destruction violente.
