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Un gigantesque réservoir de semences souterrain dépasse le ‘Doomsday Vault’ de Norvège, selon les scientifiques

Un gigantesque réservoir de semences souterrain dépasse le 'Doomsday Vault' de Norvège, selon les scientifiques

La richesse cachée des graines sous terre

La banque mondiale de semences de Svalbard en Norvège est souvent citée comme un refuge pour les cultures futures. Cependant, des chercheurs affirment que la planète abrite un trésor de semences bien plus vaste, enfoui dans les sols du monde entier. Ce réservoir souterrain pourrait être essentiel pour la récupération des écosystèmes après des perturbations et pour protéger les cultures, les paysages et les systèmes alimentaires dont l’humanité dépend quotidiennement.

Ce qu’il faut retenir

D’après une étude de ScienceAlert, les chercheurs ont analysé une base de données mondiale des semences de sol, comprenant 3 096 échantillons provenant de 94 pays sur les sept continents. Près de 1 400 études ont été compilées, décrivant des millions de semences et de jeunes plants.

Les résultats, publiés dans Nature Communications, estiment que les habitats terrestres, aquatiques et humides contiennent en moyenne plus de 5 000 semences enfouies par chaque 10,8 pieds carrés (1 mètre carré). Ce travail a été dirigé par les écologues Alistair Auffret de l’Université suédoise des sciences agricoles et Emma Ladouceur de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

En termes de volume, ce banque de semences en sol surpasse toutes celles conçues par l’homme. Toutefois, les chercheurs ont révélé un équilibre crucial : les zones riches en espèces végétales ne contiennent pas toujours un grand nombre de semences, tandis que celles avec des réserves de semences denses affichent souvent une moindre diversité.

Cette situation se vérifie au travers des différents écosystèmes : les environnements tropicaux, bien que riches en espèces, montrent une densité de semences plus faible, alors que les terres agricoles présentent souvent l’inverse.

Contexte supplémentaire

Les banques de semences dans le sol sont des éléments essentiels pour la remontée des écosystèmes. Après des inondations, des conditions climatiques extrêmes ou d’autres catastrophes ayant détruit la vie végétale en surface, les semences déjà présentes dans le sol permettent un retour rapide de la flore sans nécessiter d’efforts humains.

Des communautés de plantes saines soutiennent la production alimentaire, limitent l’érosion, protègent les systèmes d’eau et créent des paysages plus stables pour les populations humaines et la faune. Les semences enfouies jouent un rôle crucial dans la résilience des fermes, forêts, zones humides, et autres environnements dont les communautés dépendent.

Contrairement à celle de Svalbard, cette réserve de semences se constitue naturellement : au fil du temps, les graines tombent au sol, sont transportées par le vent ou l’eau des crues, ou s’accumulent dans les débris de feuilles. Il a été observé que la richesse en semences est plus élevée dans les habitats non perturbés que dans les milieux dégradés, suggérant que les activités humaines pourraient affaiblir ce réservoir naturel au moment où les écosystèmes en auraient le plus besoin.

Quelles actions sont entreprises ?

Les scientifiques ont désormais un référentiel global pour évaluer la taille de la banque de semences dans le sol. Cela aide les planificateurs de restauration, les agriculteurs et les groupes de conservation à mieux comprendre où la récupération naturelle pourrait être efficace et où des interventions plus actives pourraient être nécessaires sur les terres dégradées.

Les découvertes soulignent également l’importance de protéger les habitats intacts avant que la biodiversité ne disparaisse. En effet, si les paysages dégradés contiennent moins de types de semences, les communautés pourraient ne pas pouvoir compter uniquement sur la récupération passive après des tempêtes, des sécheresses ou d’autres perturbations.

Les banques de semences bâties par l’homme restent indispensables. Des installations comme celle de Svalbard constituent une assurance cruciale pour la diversité des cultures, tandis que cette nouvelle recherche souligne aussi la nécessité de protéger les réserves de semences vivantes déjà présentes dans les écosystèmes.

L’étude met en lumière à la fois l’immense échelle et la vulnérabilité de cette ressource souterraine. Comme les chercheurs l’ont exprimé, “Dans un sens large, si vous placez votre doigt sur la terre, il est probable que vous soyez en train de pointer vers une semence.”

Où en apprendre davantage ?

Les réserves de semences cachées dans le sol jouent un rôle clé dans la lutte pour maintenir la résilience des systèmes alimentaires, surtout face aux pressions climatiques et aux changements d’usage des terres. Les efforts humains sont également significatifs. Voici quelques exemples de la manière dont les communautés, les scientifiques et les agriculteurs œuvrent pour préserver la diversité des cultures :

  • Dans le Potato Park au Pérou, les communautés autochtones adoptent des méthodes ancestrales pour préserver la diversité des semences.
  • Des fermes intérieures utilisent la modélisation de culture guidée par capteurs pour stabiliser les récoltes.
  • Des scientifiques ont mis au point une technique d’agriculture du blé économisant l’azote, qui pourrait accroître les rendements tout en utilisant moins d’engrais.

La protection des plantes se réalise à plusieurs niveaux, des semences stockées dans le sol aux cultures gérées dans des champs et des parcelles de recherche. Dans tous ces cas, il est crucial de sauvegarder la diversité des semences avant toute disruption future.

FAQ

Qu’est-ce qu’une banque de semences et à quoi sert-elle ?

Une banque de semences est un endroit où les semences sont conservées pour protéger la biodiversité végétale et garantir la disponibilité de cultures pour l’avenir.

Comment les semences naturelles peuvent-elles aider à la récupération des écosystèmes ?

Les semences naturelles présentes dans le sol permettent la regrowth des plantes sans avoir besoin de réensemencer, facilitant ainsi la restauration des écosystèmes après des perturbations.

Quels risques menacent la diversité des semences ?

Les activités humaines comme l’agriculture intensive, la déforestation et l’urbanisation peuvent réduire la biodiversité en altérant les habitats naturels et en affectant les réserves de semences.

Pourquoi est-il important de protéger les habitats naturels ?

La préservation des habitats intactes est essentielle pour maintenir la biodiversité, favoriser la résilience des écosystèmes et garantir des récoltes durables.

Quels sont les efforts en cours pour préserver la diversité des cultures ?

Il existe plusieurs initiatives, comme l’agriculture durable, les techniques de préservation des semences traditionnelles, et la recherche scientifique visant à améliorer la production agricole tout en protégeant l’environnement.

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