Technologie

En Argentine, la mort de plus de 300 baleineaux de droite australe : un mystérieux agent bactérien en cause

En Argentine, la mort de plus de 300 baleineaux de droite australe : un mystérieux agent bactérien en cause

La Situation Actuelle

Depuis le mois de juin 2026, plus de 300 veaux de baleines franches australes ont trouvé la mort sur la Péninsule Valdés en Argentine, un des principaux sites de reproduction de cette espèce. Ce chiffre alarmant dépasse largement le précédent record de 113 décès et soulève des préoccupations concernant un bactérie potentiellement nuisible pour les baleines, mais aussi pour l’écosystème et les communautés environnantes.

Ce Que Vous Devez Savoir

D’après les informations rapportées par Live Science, ces décès surviennent durant la saison de reproduction des baleines franches australes, qui se prolonge jusqu’en décembre 2026, principalement dans la province de Chubut. Une enquête réalisée en septembre 2026 par le Centre d’Études des Systèmes Marins (CESIMAR) a recensé 1 375 baleines franches dans la région, dont 409 étaient des veaux. Ce chiffre souligne l’ampleur des pertes parmi les nouveaux-nés de la saison.

Des responsables de la province ont indiqué que des tests sur des spécimens de veaux avaient révélé la présence de Erysipelothrix rhusiopathiae, la bactérie responsable de l’érysipèle. Víctor Fratto, directeur d’un programme de sauvetage de la faune native et membre du programme de suivi des baleines, a affirmé : “Les analyses montrent que ces veaux sont décédés à cause de l’érysipèle.”

En temps normal, les pertes de veaux représentent environ 20% à 30% d’une portée, avec des infections parmi les causes possibles. La saison de reproduction 2026 a déjà dépassé ces chiffres, battant le record de 2012, qui était alors le plus élevé jamais enregistré pour les baleines franches, tant dans la région qu’à l’échelle mondiale.

Des chercheurs ont détecté pour la première fois E. rhusiopathiae chez les veaux de baleines franches en 2013. Cependant, la question reste de savoir ce qui a provoqué une telle épidémie en 2026.

Contexte Supplémentaire

Carla Fiorito, chercheuse au CESIMAR, a décrit E. rhusiopathiae comme “une bactérie omniprésente et opportuniste”. Ce type d’infection peut commencer au niveau de la peau et, dans des cas sévères, se propager dans le sang, affectant ainsi les organes vitaux.

Fratto a également expliqué que les veaux pourraient être particulièrement vulnérables : leur système immunitaire est encore en développement, et ils se trouvent souvent en surface, là où ils pourraient être exposés à des blessures causées par les mouettes, ce qui pourrait offrir un point d’entrée pour les bactéries.

Observations des Chercheurs

Les attaques de mouettes sur les veaux sont un comportement déjà observé depuis des décennies. Ricardo Bastida, biologiste marin et professeur émérite à l’Université Nationale de Mar del Plata, précise que cette observation a été documentée pour la première fois dans les années 1970 sur la Péninsule Valdés. Ces comportements se sont intensifiés avec les activités de pêche et la création de sources de nourriture supplémentaires pour les oiseaux.

Fiorito a également mentionné que les humains peuvent contracter l’érysipèle, généralement par des coupures cutanées. La proximité des carcasses de baleines et de l’eau de mer, souvent utilisée par les baigneurs, pourrait accroître le risque d’exposition.

Actions en Cours

Face à cette mortalité inhabituelle, les enquêtes se déroulent plus rapidement. Fratto a noté que des échantillons ont été envoyés pour analyse plus tôt que d’habitude, sans attendre la fin de l’année 2026.

Les scientifiques se penchent aussi directement sur l’hypothèse des mouettes. Des échantillons seront prélevés sur les mouettes pour détecter la présence de E. rhusiopathiae et évaluer si ces résultats peuvent soutenir une stratégie de gestion pour la protection de l’espèce.

Diego Rodríguez, biologiste marin à l’Université Nationale de Mar del Plata, souligne l’importance d’examiner d’autres animaux de l’écosystème afin de déterminer la présence de la bactérie et la manière dont elle peut se propager dans l’environnement. Il a ajouté qu’il est plus probable que la flambée de mortalité soit liée à une infection croisée.

Un autre axe de recherche concerne la possibilité d’une mutation de la bactérie elle-même, qu’il s’agisse d’une souche plus virulente ou d’un autre sérotype. Le Programme de Suivi de la Santé de la Baleine Franche prévoit de publier le bilan final des décès en décembre 2026. Fiorito résume la situation en déclarant : “La lutte entre les organismes vivants et les pathogènes est permanente. Mais pour qu’un tel événement se produise maintenant, il doit y avoir eu un déséquilibre dans la relation entre l’agent pathogène, l’hôte et l’environnement.”

En Savoir Plus

Il existe d’autres enjeux auxquels font face les baleines à travers le monde :

  • En Australie, la récupération des baleines franches australes a suffisamment ralenti pour susciter l’inquiétude des scientifiques.
  • Sur la côte est des États-Unis, la reproduction des baleines noires de l’Atlantique est en déclin en raison des enchevêtrements persistants.
  • Au large de la Californie, les décès de baleines grises attirent l’attention des experts en faune marine.

Inscrivez-vous à nos newsletters gratuites pour bénéficier de conseils pratiques, d’astuces utiles, et une chance de gagner 5 000 $ pour des améliorations de votre domicile. Pour découvrir plus d’articles comme celui-ci, ajustez vos préférences Google ici.

FAQ

Pourquoi les veaux de baleines franches australes sont-ils particulièrement vulnérables aux infections ?

Les veaux sont encore en phase de développement de leur système immunitaire et passent plus de temps à la surface, ce qui les expose à des blessures et des infections.

Quel rôle les mouettes jouent-elles dans la propagation des infections ?

Les attaques de mouettes peuvent créer des blessures sur les veaux, offrant ainsi une porte d’entrée pour les bactéries.

Comment les humains peuvent-ils être affectés par l’érysipèle ?

L’érysipèle peut être contracté par des coupures sur la peau, et la proximité des carcasses de baleines et de l’eau de mer peut augmenter le risque d’exposition.

Quelle est la réponse des chercheurs face à cette situation ?

Les chercheurs accélèrent leurs investigations, partagent leurs échantillons pour analyses et étudient les mouettes pour détecter la bactérie.

Quelles conclusions peuvent être tirées de cette situation ?

La situation indique un déséquilibre entre les agents pathogènes, les hôtes et l’environnement, ce qui pourrait avoir des conséquences graves sur la population de baleines.

Quitter la version mobile