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Épidémie galopante: les autorités mettent en garde les touristes se rendant dans certains pays (plus de 100 000 cas)

Épidémie galopante: les autorités mettent en garde les touristes se rendant dans certains pays (plus de 100 000 cas)

Alerte des autorités sanitaires

Les autorités de santé publique ont émis des avertissements aux voyageurs face à une progression rapide du mpox (anciennement variole du singe) sur plusieurs continents. Selon le CDC, la circulation du clade I connaît une forte poussée en Afrique centrale et orientale, tandis que l’épidémie mondiale du clade IIb se poursuit avec plus de 100 000 cas recensés dans 122 pays, dont 115 où la maladie n’avait jamais été signalée auparavant. Des cas liés aux voyages sont désormais détectés en Afrique, en Asie, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et du Sud, ainsi qu’en Australie.

Où en est la circulation du virus

  • En Afrique, plus de 46 000 cas de mpox liés au clade I ont été rapportés. Des infections « importées » apparaissent ensuite chez des voyageurs dans de nombreuses régions du monde.
  • Aux États-Unis, la Californie du Sud a identifié en novembre trois cas de clade I chez des personnes n’ayant pas voyagé récemment. Toutes ont guéri. Les analyses génomiques les rapprochent d’un cas détecté aux États‑Unis en août, laissant penser à une transmission locale.
  • Par ailleurs, six autres cas de clade I ont été détectés chez des voyageurs américains revenant de zones touchées en Afrique centrale et orientale.
  • Le clade II continue de circuler à un niveau plus faible, avec des reprises locales dans certains États américains, liées à des flambées observées en Afrique de l’Ouest.

Pourquoi cette situation inquiète

Le mpox se transmet surtout par contacts étroits avec une personne infectée (peau à peau, relations sexuelles, gouttelettes respiratoires à courte distance, objets et surfaces contaminés). L’apparition de nouvelles souches qui circulent via les interactions du quotidien et les réseaux sexuels élargit l’exposition des familles et des soignants. Dans certains cas, l’infection peut être grave et nécessiter une hospitalisation, d’après l’OMS.

Le rôle des déplacements et de l’environnement

  • Les voyages internationaux accélèrent la diffusion: des personnes peuvent traverser des frontières avant l’apparition des symptômes.
  • Les changements environnementaux et la pression sur les écosystèmes peuvent modifier les contacts entre humains et réservoirs animaux, créant des opportunités supplémentaires pour la transmission, même si, aujourd’hui, l’essentiel de la propagation se fait de personne à personne.

Ce que font les autorités

  • Le CDC collabore avec des partenaires de santé publique dans plusieurs pays pour renforcer la surveillance et la capacité de réponse. En République démocratique du Congo, 80 épidémiologistes de terrain ont été formés pour détecter les cas, assurer le traçage des contacts et sensibiliser les communautés.
  • Les voyageurs vers la Sierra Leone et le Libéria sont invités à consulter les avis sanitaires du CDC, y compris les informations sur la vaccination pour les personnes éligibles.

Conseils pratiques pour les voyageurs et les proches

  • Avant le départ:
    • Vérifiez les avis aux voyageurs et la situation locale.
    • Discutez de la vaccination si vous êtes éligible et à risque.
  • Pendant le séjour:
    • Évitez les contacts rapprochés avec des personnes présentant des éruptions cutanées ou des symptômes.
    • Pratiquez des relations sexuelles protégées et limitez les partenaires.
    • Lavez-vous fréquemment les mains; nettoyez les surfaces partagées.
  • Au retour:
    • Surveillez l’apparition de symptômes (fièvre, fatigue, maux de tête, ganglions, éruption).
    • En cas de signes évocateurs, isolez-vous et contactez rapidement un service de santé.

L’essentiel à retenir

  • L’épidémie de clade IIb reste mondiale et massive (>100 000 cas).
  • Le clade I s’intensifie en Afrique centrale et orientale, avec des cas « exportés » et des signaux de transmission communautaire dans certains pays.
  • La prévention repose sur la réduction des contacts étroits, la vaccination des personnes à risque et une surveillance renforcée.

FAQ

Le mpox est-il la même chose que la variole du singe ?

Oui. Le terme mpox est le nom désormais privilégié pour remplacer « variole du singe ». Il s’agit de la même maladie, causée par un orthopoxvirus.

Quelle est la différence entre les clades I, II et IIb ?

Les clades sont des lignées virales. Le clade I est associé à une sévérité généralement plus élevée et circule surtout en Afrique centrale et orientale. Le clade II (dont le IIb) a porté l’épidémie mondiale depuis 2022, avec une transmission marquée dans certains réseaux sociaux et sexuels.

Quels sont les symptômes et le délai d’incubation ?

Après une incubation de 5 à 21 jours, on observe souvent fièvre, maux de tête, courbatures, ganglions enflés, puis une éruption qui évolue en lésions. Certaines personnes ont peu ou pas de fièvre; l’éruption peut être localisée (génitale, anale, orale) ou plus diffuse.

Existe-t-il un vaccin et qui peut y accéder ?

Des vaccins comme JYNNEOS sont utilisés pour les personnes à risque ou en post‑exposition. Selon les pays, l’éligibilité inclut les contacts proches d’un cas et certains groupes ayant un risque accru d’exposition. Parlez-en à votre professionnel de santé avant un voyage en zone touchée.

Faut-il annuler son voyage ?

Pas nécessairement. Il est conseillé de consulter les avis officiels, d’appliquer les mesures de précaution (éviter les contacts étroits et les rassemblements à risque, hygiène renforcée), et de prévoir un plan en cas de symptômes pendant ou après le séjour.

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