Origine du syndrome de La Havane
Des rapports récents suggèrent qu’une origine possible pour le mystérieux « syndrome de La Havane » a été identifiée, touchant des agents américains et canadiens. Cependant, des doutes persistent concernant l’adhésion du gouvernement américain à ces conclusions.
Une enquête approfondie
Une enquête de cinq ans, réalisée en collaboration avec le quotidien allemand Der Spiegel et le groupe indépendant d’exilés russes The Insider, a été menée. Selon un rapport de l’émission 60 Minutes de CBS, les symptômes neurologiques étranges liés à ce syndrome semblent être associés à une unité secrète d’assassinat russe.
Le nom de ce syndrome provient des premières déclarations en 2016, lorsque des incidents ont été signalés près de l’ambassade des États-Unis à La Havane, Cuba. Les forces armées américaines désignent ces cas comme des « incidents de santé anormaux ». On a rapporté que ces symptômes étranges ne se limitaient pas à Cuba, mais toucheraient également des agents en Chine, Allemagne, Autriche et Vietnam.
Des symptômes mystérieux
Des espions et diplomates américains ainsi que canadiens ont décrit un large éventail de symptômes étranges, allant de acouphènes et de perte d’audition à la vertige et des troubles cognitifs. Ce qui est troublant, c’est qu’à première vue, ces individus n’ont en commun que leurs métiers hautement confidentiels.
Depuis ces premières observations, diverses théories ont émergé pour expliquer ces troubles. La théorie la plus courante évoque une forme d’attaque au micro-ondes ou acoustique. Toutefois, ces hypothèses ont été compliquées par les dénégations répétées du gouvernement américain affirmant que ces incidents n’étaient pas le résultat d’attaques étrangères.
De nouvelles révélations
Les nouvelles révélations font état d’éventuels attaques antérieures aux premières observations signalées. En 2014, au moins quatre Américains en Allemagne et trois agents stationnés en Ukraine ont également connu des symptômes similaires. Cependant, ces événements ont été rapportés uniquement après leur départ de l’Ukraine.
Par ailleurs, Mark Lenzi, un Américain, a rapporté que lui et sa famille avaient subi des attaques semblables, qu’il décrit comme des « faisceaux d’énergie ». Tous ses membres ont échoué à des tests de détection de lésions cérébrales et ont reçu une indemnisation de plus d’un million de dollars pour leurs blessures cérébrales diagnostiquées.
Le silence du gouvernement
En juillet 2023, un responsable du département de la Défense aurait également subi une attaque d’énergie lors d’un sommet de l’OTAN en Lituanie, auquel assistait le président Joe Biden. Bien que The Insider affirme avoir cerné des responsables liés à une unité d’assassinat de la GRU russe, les preuves avancées reposent principalement sur des registre d’appels, des locations de véhicules et des ouï-dire. De ce fait, le Kremlin a affirmé ne rien avoir à voir avec le syndrome en question.
Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré à la presse que le sujet du syndrome de La Havane avait été trop médiatisé et qu’il était lié dès le départ à des accusations contre la Russie.
Réactions diverses
Bien qu’un ancien fonctionnaire du Pentagone ait exprimé sa conviction que la Russie est impliquée dans ces incidents, le gouvernement américain n’a pas encore réagi à ces nouveaux rapports. Nos demandes auprès du DoD restent sans réponse, ce qui complexifie encore la situation déjà délicate entourant le syndrome de La Havane.
FAQ
Qu’est-ce que le syndrome de La Havane ?
Le syndrome de La Havane est un ensemble de symptômes mystérieux, notamment des douleurs à la tête, des acouphènes et des troubles cognitifs, observés chez des agents américains et canadiens à partir de 2016.
Qui est affecté par ce syndrome ?
Les personnes touchées se composent majoritairement d’agents gouvernementaux, de diplomates et de leurs familles, suggérant un lien possible avec des activités sensibles.
Quels traitements sont envisagés pour les victimes ?
Actuellement, il n’existe pas de traitement universel, et la prise en charge se concentre souvent sur le soulagement des symptômes cognitifs et physiques.
Pourquoi le gouvernement reste-t-il silencieux ?
Le silence officiel peut être dû à la complexité de la situation et à des préoccupations liées à la sécurité nationale et à la confidentialité des affaires d’État.
Pourquoi certaines théories sont-elles considérées avec scepticisme ?
Les théories se basant sur des technologies d’attaque spécifiques manquent souvent de preuves solides, renforçant le scepticisme autour de la véracité de ces allégations.
